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sentir que bien indircclcmcnt clans ces iieuvrcs byzantines d'oiigine orientale ; en tout cas l'ordre d*idées qui avait é^aré les constructeurs de riinipire romain en les conduisant à employer des
Fis^. 15. — Plan de Sainte-Sophie de Constantinople.
éléments décoratifs inutiles à la solidité, fut complètement abandonné par les Byzantins. Dans leurs édifices il y a, de nouveau, accord complet entre la façon de construire et les apparences. L'intérieur de Sainte-Sophie a été très altéré dans sa déco-
ration intérieure depuis que ce monument chrétien est devenu une mosquée musulmane, mais toutes ses dispositions constitutives ont été respectées, si ce n'est lors de certaines reprises nécessitées, peu après la construction, par des défauts d'exécution et par des tremblements de terre. Le plan (voir fig. 15) en est remarquable et explique comment la poussée de la grande
Fig. 16. — Chapiteau à Sainte-Sophie de Gonstantinople.
coupole centrale, de trente mètres de diamètre, est maintenue par les parties qui l'entourent, à travers lesquelles est assurée néanmoins la circulation. Deux^ppints sont à observer dans ce vaste intérieur : d'une part, le moyen adopté à la base de cette grande coupole pour assurer l'éclairage au centre de l'édifice indépendamment des jours latéraux; d'autre part, la façon dont les arcades portent sur les chapiteaux, en utilisant leur évasement, ce qui permet de réduire les points d'appui, au bénéfice de l'espace laissé entre eux.
Ce parti si rationnel nous intéresse d'autant plus que nous en
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retrouvons l'application constante dans les édifices romans et
gothiques. La sculpture de ces chapiteaux est d'une grande
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finesse (voir \]i\. i6) cl de ce lail, s'allie inliiiienieiil ;ï la déeonilion dans laquelle le marbre et les mosaïques sur lond d'or constituent une ornementation colorée d'une parfaite harmonie et dont le mode d'applique respecte absolument tout ce qui est dû à l'architectoniqtie.
A Textérieur, Taspect général, qui reproduit fidèlement toutes les dispositions intérieures, est des plus simples dans la nudité des parements qui semblent n'avoir jamais reçu d'éléments décoratifs (voir fig. 17). Quoi qu'il en soit, ce chef-d'cx^uvre nous offre, par sa conception logique, un exemple bien instructif de composition méthodique. Aussi mérite-t-il d'être étudié et approfondi. C'est dans le but de faciliter cette étude que nous présentons (fig. 18) la coupe qui, faite suivant les diagonales, renseigne tout particuHérement sur la disposition et le rôle des pendentifs.