I. Rivoira, t. I, fig
CARACTERES PARTICULIERS DES EGLISES CAROLINGIENNES
Les églises et les musées d'Italie conservent encore de nombreux spécimens de cet art carolingien. Je mentionnerai parmi les plus curieux ou parmi ceux dont la date est le mieux établie : les fragments du viii'= et du [x= siècle encastrés dans la margelle de la piscine baptismale de Cividale (fig. 189) ' ; un ciborium du temps du pape
Léon III (795-816), conservé au
musée de Latran et provenant de
Porto, à l'embouchure du Tibre - ;
des panneaux de chancel datant de
827 découverts, en 1865, à Santa
Maria in Trastevere ', et d'autres très
analogues trouvés à Santa Maria in
Cosmedin (fig. 156) et qui remontent
^ f 'i ■* -v JT J'^»^i>«!#»"T^^ÏIH ^'^^^ doute au temps du pape Adrien
'^1 iJjî^i) J J T ** lil I" (774-795); des panneaux de chancel
^yyii-'* i '*'H •*! ■ c~-. Iffl retrouvés à Sainte-Sabine de Rome
f • ' \ f' \t Vl \ .^««H C^S" ^^9° ^ ^94). ^^ socle de colonne
■^^ if . Jt'. <* -^'HC* B ^ ^'^ chapelle Saint-Zénon, à Sainte-
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Fig. 183. — Narbonne.
Fig. I
Praxède (817-824) + ; un des panneaux qui ornent l'autel de la chapelle Saint- Satyr, à Saint-Ambroise de Milan (fig. 195); un morceau de chancel à Sainte- Marie-des-Anges à Assise (fig. 196); un magnifique tombeau encastré dans une niche creusée après coup dans un des murs du baptistère d'Albenga (fig. 197); les encadrements de porte de Saint-Clément à Rome (fig. 224), etc.
I . Cattaneo n'a pas suffisamment observé que ces fonts sont composés de fragments de provenances et de dates diverses. Il les attribue à l'an 737, parce que sur le ciborium qui les recouvre on lit le nom de l'évêque Calixte, qui vint en cette année s'établir à Cividale. Mais une partie de la margelle fut faite sous l'évêque Sigualdus (762-776), c'est celle que je reproduis ici (fig. 189) ; une autre contient des morceaux du ix" siècle.
Enfin les colonnes du ciborium ont des bases à griffes qui indiquent une restauration du xii^ siècle (voir Rivoira, t. I, fig. 173, 175, 176).