‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 128 sur 377 · Fragments recueillis au Musée national de Munich · texte numérisé non relu

Fragments recueillis au Musée national de Munich

en Provence. Fr;

ont de cliaiicel.

210 CARACTERES PARTICULIERS DES EGLISES CAROLINGIENNES

qu'on faisait en France à la même époque. Il a qualifié ces œuvres d'italo-byzantines et s'est efforcé de prouver que ce sont des artistes grecs, chassés par les persécutions religieuses, qui ont apporté les premiers éléments de ce style dans le nord de la péninsule '.

Mais cette thèse soulève de nombreuses objections. La première, c'est qu'on constate dès le début du viii'^ siècle, au plus tard, l'existence de ce style en Italie. Ainsi le ciborium de Valpolicella en offre un spécimen bien caractérisé qui porte la date de 712 -. Or la querelle des Iconoclastes n'est arrivée à l'état aigu que plusieurs années après, et l'édit de Léon l'Isaurien quiifut le point de départ des persécutions dirigées contre les artistes n'est que de l'an 726.

Il est bien vrai que les artistes byzantins n'ont cessé depuis le vi" siècle d'affluer en Italie, et que les entrelacs qui forment l'élément le plus caractéristique de la décoration sculptée dans les monuments occidentaux du viii^ et du ix'= siècle, sont également communs dans les monuments byzantins. Mais l'entrelac pris en lui-même ne prouve rien, car c'est un genre d'ornement qui n'est particulier à aucun pays et à aucune civilisation ; on en trouve des exemples chez les peuples les plus divers, depuis les Grecs et les Romains jusqu'aux Arabes et aux Mexicains, et les variétés en sont infinies. En réalité, les entrelacs byzantins diffèrent de ceux qu'on trouve dans les monuments francs ou lombards, autant que

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