CHAPELLES RAYONNANTES
neries sur leurs supports a fait substituer parfois aux colonnes isolées du chevet des colonnes accouplées normalement à la courbe du rond-point. Je ne connais pas d'exemple analogue à l'époque romane proprement dite, mais il a dû en exister, car l'église de Bois-Sainte-Marie (Saône-et-Loire) a son chevet porté sur des groupes de quatre colonnes, combinaison évidemment inspirée de la même préoccupation (%. 305).
La carolle, dans les églises romanes, est presque toujours garnie d'absidioles en nombre variable, dont l'axe converge vers le centre du rond-point qui termine le chœur; elles rayonnent ainsi autour du sanctuaire, d'où le nom de chapelles rayonnantes qu'une foule d'archéologues, VioUetle-Duc entre autres, leur ont donné.
Les églises romanes avec carolle dépourvue de chapelles rayonnantes sont très rares. On peut citer Saint-Saturnin en Auvergne (fig. 304), Bois-Samte-Marie en Bourgogne (fig. 305), et Champagne dans l'Ardèche (fig. 306). Il a dû y en avoir aussi dans l'Ile-de-France, car on y éleva, au début de l'époque gothique, un assez grand nombre d'églises présentant cette singularité; or j'ai peine à croire que ce fût une innovation et non la continuation d'une pratique plus ancienne.
Les chapelles rayonnantes sont quelquefois de forme rectangulaire et voûtées en berceau, comme à Tournus (fig. 449). Mais c'est exceptionnel. L'habitude est de leur donner la forme d'absidioles voûtées en cul-de-four.
Le nombre des absidioles rayonnant autour de la carolle est variable. Il est exti'émement rare qu'il n'y en ait qu'une, comme à Preuilly ', ou deux, comme à Retournac - ou à Saint-Benoît-sur-Loire (fig. 307) >. Dans la très grande majorité des cas, il y en a trois comme au Dorât (fig. 308), quelquefois quatre comme à