Chron. Johannis diaconi. — Cf. Cattaneo, p
g. Cattaneo, p. 59. Cf. le plan qu'il a donné de l'église (p. 262). Notons aussi quelques restes du baptistère primitif attenant à celui qui se voit en avant de la façade (Ihid., p. 60).
34 l'architecture chrétienne du v"= au viii= siècle
d'une abside dans laquelle est pratiquée l'entrée principale. C'est cette partie de l'édifice que Cattaneo fait remonter au début du viii'= siècle; il attribue l'autre au x^, à cause des absidioles, qui ne sont devenues d'un usage courant en Italie qu'à l'époque carolingienne '. Or cette conclusion m'étonne, car l'emploi des colonnes comme support indique ordinairement un âge plus reculé que l'emploi du pilier; de plus la présence d'une seconde abside du côté de l'entrée est une particularité fort répandue à l'époque carolingienne, mais dont je doute qu'il y ait des exemples plus anciens en Italie. Les absidioles, il est vrai, conviennent peu au début du VIII'' siècle, mais n'y a-t-il pas eu remaniement de cette partie de l'église ? Ce sont là des questions que l'on ne saurait trancher sans une minutieuse étude sur place ; quelque réponse qu'on y fasse, il est certain que l'église de Valpolicella contient de précieux restes de l'architecture lombarde.
On peut sans doute faire également remonter au viii" siècle l'église du Sauveur à Brescia. C'est une vieille basilique portée sur des colonnes de provenances diverses ^. Les unes rappellent le style byzantin du vi" siècle, dont Ravenne nous a conservé tant de beaux échantillons; les autres sont des œuvres barbares qui ressemblent aux sculptures de Valpolicella. Or un vieux rituel, dont il n'y a aucun motif de récuser le témoignage, fixe à l'an 753 la construction et la consécration de cette église '. Cattaneo a mis en lumière, avec sa sagacité habituelle, toutes les raisons qui peuvent nous donner à penser que c'est le même monument dont une partie notable est parvenue jusqu'à nous +.
Quand j'aurai mentionné un pan de mur de l'église Santa Maria délie Caccie à Pavie ', dont la fondation est attribuée à Epiphania, fille du roi Ratchis (744-749), et l'église Santa Teuteria à Vérone, consacrée en l'an 751 par l'évêque saint Annon ^, mais dont l'abside et les murs extérieurs seuls sont du viii^ siècle ', j'aurai à peu près épuisé la liste des monuments italiens que l'on peut croire antérieurs à la renaissance carolingienne .
On s'étonnera peut-être de ne pas voir figurer dans cette liste un édifice maintes fois donné comme le plus complet et le plus curieux spécimen de l'art de cette époque dans l'Italie septentrionale. Je veux parler de l'église Santa Maria in Valle à Cividale, en Frioul, que Lenoir a été le premier à faire connaître ^, et que nombre d'auteurs réputés, tels qu'Eitelberger ', Dartein '°, Selvatico ", Caval-
1. Cattaneoj p. 83, et fig. 60. 6. Biancolini, Le cbiese di Vcrona, t. I, p. 129.
2. Rivoira, t. I, p. 185, fig. 240. 7. L'intérieur du monument fut, au Xll<; siècle, 5. Cattaneo, p. i2oetsuiv. l'objet d'une restauration si complète que l'évêque
4. L'édifice s'élève au-dessus d'une grande Ognibene procéda à une nouvelle consécration crypte, que Cattaneo attribue également au en 11 60 (voir Biancolini, loc. cit., et les excelviiie siècle, mais elle a été remaniée et les lentes observations de Cattaneo, p. 105). colonnettes que l'on y voit sont du xil<:. Cattaneo 8. Dans le recueil de Csà\ha.hicaà, Monuments croit toutefois que les quatre piliers carrés qui anciens et modernes, t. IL
en soutiennent l'abside (Ibid., fig. 63 et 64) sont 9. Jarhiich der K. K. Central Commiss., t. II
du viii= siècle, or cela même est douteux. (1858), p. 233 et s.
5. Voir le dessin qu'en a donné Cattaneo, 10. L'archit. lombarde, p. 30 et pi. 17, 18.
p. ijo. i\. Le arte del disegno in Italia, 2<= p., p. 151.
DÉCADENCE DH I.'aKT AUX \ll'' ET VIII'' SIÈCLES
lucci ', ont considéré comme un édifice fondé par la duchesse Peltrude, dans le troisième quart du \iii'-' siècle -. Je m'étonne c]ue tant de bonsesprits n'aient pas remarqué
Fig. 27. — Civiiilc. Église Santa Maria in Valle. Coniniunicatioii de M. Rivoira.
l'invraiseinblance d'une pareille date appliquée à un édifice entièrement voûté et dont l'élégante décoration de rinceaux et de statues en stuc est manifestement inspirée par la Renaissance byzantine du x'' siècle (fig. 27). Cattaneo ne s'y est pas
1. Manualc di storia délia ScuUura, p. 205. cienne chronique » sur laquelle Lenoir, et les
2. Strzygowski (Das orienlalische Italien) et autres après lui, se sont appuyés pour justifier Diehl à sa suite {Manuel, p. 563) admettraient l'attribution au viiie siècle, elle n'a été écrite volontiers une date plus ancienne. Quant à « l'an- qu'en 1553.
trompé, il y a reconnu une œuvre des environs de l'an iioo et il a apporté à l'appui de cette opinion des arguments irréfutables, en faisant connaître divers débris de l'église de Peltrude qui ont été employés comme matériaux dans les murs de l'édifice (fig. 28), lors de sa reconstruction, au début du xii"= siècle '. Ces débris sont des fragments d'ornements couverts d'entrelacs, de rinceaux et d'animaux barbares dont l'importance est grande, car en les rapprochant des morceaux de même nature épars dans les églises et les musées d'Italie et que Cattaneo a eu le mérite de réunir et de commenter avec un véritable esprit critique, on peut se faire de l'état de l'art chrétien au temps des Lombards une idée infiniment plus précise que la rareté des monuments encore debout ne le laisserait supposer.
Les édifices religieux élevés en Gaule du V au viii'' siècle ont-ils obéi aux mêmes lois que les monuments italiens dont je viens de parler, cela est très probable, et tout semble prouver que nos artistes, après avoir longtemps vécu sur le vieux fonds gallo-romain, imprégné d'influences byzantines et dénaturé par les progrès de la barbarie, ont commencé au viii^ siècle à pratiquer un nouveau style d'architecture. Celui-ci ressemble fort à celui que les Italiens appellent le style lombard, il parvint à son apogée au temps de Charlemagne et de Louis le Pieux, et s'étendit sur tous les pays occupés par les peuples d'origine germanique, ou dépendant de l'Empire franc ; ce fut le germe plein de sève et d'originalité d'où sortit plus tard notre art roman.
Malheureusement les monuments pouvant servir à contrôler cette théorie sont bien peu nombreux. Les édifices bâtis en Gaule antérieurement à Charlemagne ont laissé si peu de traces que personne ne les a encore étudiés d'une façon méthodique, et nos meilleurs archéologues, dans l'impossibilité où ils étaient de déterminer ce qui en pouvait subsister, ont pris le parti, comme Viollet-le-Duc, de n'en rien dire, ou ont nié, comme Quicherat, qu'il nous restât aucun monument antérieur au x'= siècle -.
Il y a là quelque exagération ; toutefois il faut reconnaître que la France n'a presque rien gardé des édifices religieux bâtis sur son sol antérieurement au ix^ siècle.
Fig, 28. — Cividule. Église Santa Maria in Valle, d'après Catta
I. Cattaneo, p. 90 et s. — Rivoira (Orig. que la construction de l'édifice peut remonter au àeir archit. lomb., t. I, p. 108 et s.) attribue la vin=. décoration de stuc au xii^ siècle, mais suppose 2. Mélanges d'archéologie, p. 421.
l'architecture en gaule du V"-' au VIII'' SIECLE 37
Nous savons cependant par les documents écrits, par le témoignage de Grégoire de Tours notamment, qu'ils étaient nombreux et construits avec luxe. Les évêques, dont l'influence ne fut jamais plus grande que sous lesrois mérovingiens, rivalisaient de zèle dans la construction des églises, et saint Perpet à Tours, saint Agricola à Châlons, saint Félix à Nantes, saint Dalmace à Rodez, Namatius à Clermont, élevaient des basiliques où ils prodiguaient les marbres, les mosaïques et les riches tentures. La plupart des rois francs se distinguèrent égaleinent par leurs pieuses fondations, et beaucoup de nos édifices religieux les plus célèbres ont eu quelque prince mérovingien pour créateur ou pour premier bienfaiteur. Ainsi Sainte-Geneviève, à Paris, fut fondée par Clovis ; Saint-Germain-des-Prés, par Childebert; Saint-Médard de Soissons et Saint-Ouen de Rouen, par Clotaire I"; Sainte-Croix de Poitiers, par sa femme sainte Radegonde. L'aristocratie franque ne pouvait manquer de suivre un exemple parti de si haut, et c'est à ses libéralités qu'est dû, pour une bonne part, l'essor que prirent les établissements monastiques pendant la période mérovingienne. Lérins, Saint-Maurice d'Agaune, Marmoutier, Saint-Martin d'Autun, Saint-Remi de Reims, l'Ile-Barbe, Saint-Denis, Luxeuil, Jumièges, et cent autres abbaj'es nous ont conservé le souvenir de la religieuse émulation qui animait alors depuis les rois jusqu'aux plus humbles de leurs sujets.
A quoi tient qu'un tel nombre de constructions religieuses ait si complètement disparu ? On en accuse habituellement la maladresse de ceux qui les élevaient, leur ignorance de toutes les règles de l'art, la mauvaise qualité des matériaux qu'ils employaient, les ravages des Normands, les guerres, les incendies.
Ce ne sont pas, hélas ! les seules causes de destruction dont nos monuments aient eu à souffrir. Une des plus puissantes, et qu'il convient de signaler, car elle sévit encore de nos jours avec une acuité singulière, c'est ce goûtdu changement, cette recherche de la nouveauté, cette inconstance dans les idées et dans les modes, qui forment un des principaux traits de notre caractère national. Nous avons vu tout récemment détruire en plein Paris, sous prétexte de créer une perspective nouvelle, un palais élevé à grands frais depuis moins de cinquante ans, et le remplacer par des bâtisses tapageuses qu'on renversera quelque jour au nom du bon goût, comme on jetait bas, au xviii'= siècle, une foule d'oeuvres du moyen âge qui avaient cessé de plaire. Ce travers de notre esprit, cette maladie du vandalisme a sévi à toutes les époques; elle est une des principales causes de la disparition totale d'édifices religieux qui ne devaient pas être inférieurs à ceux dont l'Italie nous a conservé les restes.
Il y a tout lieu de croire, en effet, que par leur mode de construction, leur plan, leur décoration, les églises bâties en Gaule du temps des Mérovingiens ressemblaient beaucoup aux basiliques romaines. Aucune province de l'Empire n'avait subi davantage l'empreinte du génie romain. Les barbares en s'en rendant maîtres n'avaient point éteint tous les foyers de civilisation ; plusieurs jetaient encore au v= siècle un vif éclat. Les évêques, d'ailleurs, étaient en majorité des gallo-romains.
38 l'architecture chrétienne du v'' au viii° siècle
leurs relations avec l'église de Rome étaient constantes, comment donc s'étonner que les églises bâties par eux aient eu la plus grande similitude avec celles dont les papes ornaient la Ville Éternelle. Aussi les traditions romaines furent-elles lentes à s'efiacer en Gaule. Il v avait, au vii'^ siècle encore, des constructeurs soucieux de les obsei-ver, et des ouvriers capables de construire des églises en grand appareil '. C'était exceptionnel, il est vrai ; néanmoins la réputation de nos maçons était si bien établie qu'on venait des pays voisins faire appel à leur talent \ L'art architectural alla sans cesse en déclinant jusqu'à la Renaissance carolingienne. Il ne tomba jamais cependant plus bas chez nous qu'en Italie, et je doute qu'en ce dernier pays on eût conservé, pendant les tristes jours du vu'' et du viii'^ siècle, l'esprit d'originalité que manifestaient encore certains de nos constructeurs '.
L'admiration que les chroniqueurs mérovingiens témoignent pour certaines églises de leur temps, peut donc être plus légitime que les rares débris qui nous en sont parvenus ne le donneraient à penser.
On a cru, il y a quelques années, avoir retrouvé des restes importants de la plus célèbre des basiliques décrites par Grégoire de Tours +, celle que l'évêque saint Perpet avait élevée à Tours même en l'honneur du grand apôtre des Gaules, saint Martin. Elle avait été consacrée en 470, c'était un magnifique édifice orné de 120 colonnes et éclairé par 52 fenêtres v Malheureusement il fut détruit par les Normands en 853 et en 903 ; il est donc hors de doute que les restes découverts de iSéo à 1887 appartiennent au monument reconstruit après le départ de ces barbares, et si quelques débris de l'édifice consacré par saint Perpet ont pu s'y conserver, ce ne sont plus que des fragments informes perdus dans les maçonneries de l'abside ' .
Je ne puis davantage donner comme des restes authentiques d'églises mérovingiennes, les fragments de constructions en petit appareil que les abbés Bourassé et Chevalier ont signalés dans un assez grand nombre de localités de la Touraine '. Il ne faut pas perdre de vue, en eff"et, que cette région de la France a été plus que toute autre exposée aux incursions des Normands, et qu'il fallut au x'^ siècle rebâtir toutes les églises de la vallée de la Loire; or le petit appareil était alors d'un usage trop général, pour qu'on puisse d'après ce seul caractère déterminer la date d'une construction.
1. Didier, évéque de Cahors (637-660), con- fabricata est domus, cujus fabrice edificatio est struisit une église de la sorte: « Non nostro dissimilis omnibus basilicarum constructionibus» gallicano more, sed sicut antiquorum murorum {Vita S. Leodeg., c. 20).
ambitus magnis quadrisque saxis extrui solet » 4. Stan. Ratel, Les basiliques de Saint-Martin
(VitaS. Desiderii, c. 17, éd. Poupardin, p. 58). à Tours (1886, in-8) ; Mgr C. Chevalier, Les
2. C'est ce que fit, en 6j), Benoit, abbé de fouilles de Saint-Martin de Tours (1&88, in-S). Warmouth en Angleterre : « Gallias petiit, 5. Greg. Turon., Hist. Franc, 1. II, c. 14. cenientarios qui lapideam ecclesiam, juxta ritum 6. Je crois en avoir fourni d'abondantes Romanorum facerent, addiicturus » (Bède, dans preuves dans un mémoire intitulé : L'église Saint- Mabillon, Ann. Bened., I, 483). Martin de Tours, étude critique sur l'histoire et la
3. Comme cet abbé Audulfe qui fit construire forme de ce monument du K= au XI^' siècle (Mém. à Saint-Maixent pour recevoir le corps de saint deVAcad. desinscr., t. XXXIV, p. i et s.). Léger, une église fort différente de toutes celles 7. Rech. hist. et arch. sur les églises romanes en de l'époque : n Monasterii mire magnitudinis Touraine du Vl'^ au XI" s. (Tours, 1869, in-4).
L ARCHITECTURE EN GAULE DU V"^ AU VIII'' SIECLE
Aussi ne saurait-on admettre sans quelques réserves l'âge qu'on prête communément aux parties anciennes de Saint-Eusèbe de Gennes (Maine-et-Loire) ' ou à l'église de Savenières (fig. 29) dans le même département '. Les nombreuses inser-
Fig. 29. — Église de Savenières (Maine-el-Loire). Phot. des Monuments historiques.
tiens de briques mêlées au petit appareil qu'on remarque dans ces édifices rendent assez vraisemblable la date reculée qu'on leur attribue. Mais, encore une fois, ce n'est point assez pour dissiper toute incertitude, et l'hésitation restera
I. Caumont (Abécédaire, p. 18) y a vu un 2. Godard-Faultrier, l'Anjou et ses monum.,
édifice mérovingien. VioUet-le-Duc n'a eu garde t. I, pL 119. Elle a d'ailleurs été en grande parde se prononcer. tie refaite au xii": et au xv= siècle.
l'architecture chrétienne du y^ au VIH^ SIECLE
permise tant que des fouilles heureuses n'auront pas fait retrouver des fragments de sculpture, de pavement, ou de décoration, propres à nous tirer d'embarras.
C'est surtout sur l'emplacement des églises mentionnées par Grégoire de Tours que des fouilles bien conduites auraient chance de nous rendre des restes authentiques du v ou du vi' siècle. Malheureusement notre pays, qui a tant de fois consacré des sommes considérables à faire des recherches archéologiques à l'étranger, n'a jamais témoigné grand intérêt aux fouilles qui pourraient être faites dans^nos églises; et quand un hasard heureux a fourni l'occasion d'entreprendre
quelques recherches de ce genre, les archéologues et les historiens qui auraient eu la compétence voulue pour en tirer d'utiles leçons, ont trop souvent été tenus dans l'ignorance de ce que les travaux des architectes avaient pu mettre au jour.
Et cependant bien des renseignements précieux sont cachés sous le pavé de nos églises ou dans le sol de nos cimetières . Plusieurs exemples récents sont venus le rappeler. Ainsi la démolition de Saint-Similien à Nantes a permis, en 1894, ^^ retrouver dans le sol les substructions d'une basilique que de nombreuses tombes, des fragments de décoration en terre cuite et les traces manifestes d'une restauration remontant à- i'époque caroHngienne permettent d'attribuer avec assez de certitude au vi'= siècle environ '. De même le percement du boulevard Saint-Germain a fait retrouver à Paris sur le flanc méridional de Saint-Germain-des-Prés des fondations qui pourraient bien avoir appartenu à l'église construite du temps de Childebert -.
A Poitiers, le P. de la Croix a exhumé du sol d'un ancien cimetière une cliapelle funéraire du vii*^ siècle ' avec des inscriptions, des ornements, des peintures, des bas-reliefs, d'un art grossier mais d'un intérêt exceptionnel (fig. 30).
Les belles fouilles de M. Borel à Aime, en Tarentaise, nous ont révélé l'existence sous la vieille église de ce village, de deux édifices superposés et il ne paraît pas
Fig. 30. — Poitiers. Bas-relief découvert d;ins i hypogée du vii"^ siècle, d'après le P. de la Croix
1. Voir le rapport que j'ai consacré à ces Bibliothèque de la Ville de Paris.
fouilles dans le BtilJ. archéoJ. du Comité, 1896, 3. Le P. de la Croix, L'hypogée-martyrium
P- 502 et s. de Poitiers, pet. in-fol., 1885. — Cf. Le Blant,
2. Voir les notes de Charles Vacquer à la Nouveau rec. d'ivscr. chrét., p. 250 et s.