I. Voir mon étude sur Aulnav {Gcii. iirchécL, 1886, pi
portes presque aussi ornées que celles de la façade principale. Il en est rarement ainsi à l'époque romane. Le plus souvent, il n'y a pas de portes aux bouts du transept ; s'il 3' en a, elles sont petites et très simples et l'on ne se préoccupe même pas toujours de les ouvrir dans l'axe des croisillons. Les magnifiques portes qu'on
l'ig. 3bS. — Siiiiit-Nectiiire (f uy-dc-Doiiie). Vue du chevet.
peut admirer au transept d'Aulnay en Saintonge (fig. 372) et de Vouvant en Poitou (fig. 481) sont donc des exceptions.
Il peut se faire que quelque circonstance particulière ait empêché de placer l'entrée principale de l'église à sa place normale sur la façade occidentale, mais on ne l'a pas pour cela transportée à une des extrémités du transept, on l'a mise tout
Fig. 569. — Par.iy-k--Moiiial. liglise :ibbatial.
aussi bien, plutôt même, sur un des côtés de la nef, comme à Beaulieu (Corrèze), à^Sainte-Mai'the de Tarascon (fig. 382), ou à Bredons (Cantal), etc.
Les fenêtres qui éclairent la nef et ses collatéraux sont rarement décorées avec autant de recherche que celles de l'abside. Il y a néanmoins de très belles archivoltes aux fenêtres latérales des églises de Lavardin, de Chadenac, d'Alet, etc. En
Normandie, en Auvergne, en Forez, on encadre assez souvent les fenêtres latérales dans une arcature plus ou moins riche, comme à Cintheaux et à Ouistreham (Calvados), à Chamalières (fig. 466) et à Chanteuges (Haute-Loire).
Nous avons vu plus haut que bien avant l'époque romane les fenêtres des églises de la Gaule étaient généralement vitrées. L'art de la peinture sur verre fit de grands progrès depuis le xi' siècle, et les vitraux devinrent un des éléments décoratifs les plus emplo3'és. Néanmoins le vieil usage de fermer les fenêtres avec des clôtures de pierre ajourées ne disparut pas complètement avant le xit= siècle, et on a retrouvé à Fenioux (Charente-Inférieure) ', à Vaux et à Saint-Remi-sur-Creuse