‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 241 sur 377 · Viollet-le-Duc, Dîri., t. II, p. 345, fig · texte numérisé non relu

Viollet-le-Duc, Dîri., t. II, p. 345, fig

9. La cathédrale de Lyon a été rebâtie sous les règnes de Philippe-Auguste et de saint Louis, mais tout le soubassement du chevet est un reste de l'église romane commencée par l'évéque Josserand entre 1107 et 11 18 (voir Guigue et Bégule, Monogr. de la catli. de Lyon, p. 4 et s.).

l';COI,l-. liOUKGUIGNONNI' 433

exemple de ee plan niagniHque (hg. 449). On l\ipplie]u;i à h grande église de

Fig. 45;. — Avalloii. Église S.iiiit-La/.are.

Cluny lors de sa reconstruction à la fin du xi" siècle, et c'est probablement l'influence de cette illustre abbaye qui le fit adopter également à Paray-le-Monial

Lasteyrte. — Arehilectme romane. 2S

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(fig. 448) et à la Charité-sur-Loire (fig. 452). On le trouve même dans des prieurés de peu d'importance, comme à Bois-Sainte-Marie (fig. 305) ^ En revanche, il est très rare dans les églises séculières, et la cathédrale de Langres est, je crois, le seul édifice non monastique dont le chevet soit entouré d'un collatéral, encore n'avait-il pas de chapelles rayonnantes.

J'ai cité plus haut une preuve de l'influence exercée sur l'école bourguignonne par les monuments antiques, on pourrait donc s'attendre à ce que cette influence tût aussi sensible dans la sculpture bourguignonne qu'elle l'est dans la sculpture provençale. Il n'en est cependant pas ainsi. Certes on peut dans les détails relever des imitations plus ou moins fidèles des motifs de décoration en usage dans les édifices gallo-romains. Les rais de cœur, les grecques, les files de perles, que nous trouvons au magnifique portail de Charlieu, les oves de l'église d'Avallon, procèdent en ligne droite de l'art antique. Mais les exemples de ce genre sont bien moins communs qu'en Provence et bien moins caractérisés. Il en est de même pour la sculpture des figures. On peut çà et là signaler de ces bas-reliefs à figures trapues et peu expressives, qui dérivent de l'art vulgaire et abâtardi dont les stèles funéraires du III'' et du iv'' siècle nous ont conservé de fâcheux spécimens. Mais ces exemples se rencontrent surtout dans la partie méridionale de la province, et l'on peut se demander si les artistes auxquels on les doit n'étaient point sortis des ateliers de l'Auvergne et de la vallée du Rhône, car la sculpture bourguignonne proprement dite a un autre aspect; elle est aussi expressive que l'autre l'est peu, elle dénote dans les détails de pure ornementation une fécondité d'invention sans pareille et mêle aux motifs empruntés à l'art gallo-romain une variété infinie de rosaces, de rinceaux, de rubans plissés et de feuillages aux contours les plus fantaisistes.

Partout où la nature a mis à portée des constructeurs une pierre propre au travail du ciseau, nous voyons une riche décoration couvrir les voussures des portes, en garnir les montants et envahir jusqu'aux fûts et aux socles des colonnettes qui les flanquent.

Il nous reste encore de nombreux spécimens de la sculpture bourguignonne ; les plus fameux ie voient aux portes de Saint-Lazare d'Autun, de la Madeleine de Vézelay, de Saint-Lazare d'Avallon (fig. 453), de l'église de Charheu. Nombre de monuments moins connus ont conservé de remarquables tympans et surtout des séries de chapiteaux, d'autant plus intéressants que beaucoup sont historiés. Nous y reviendrons plus loin et nous aurons l'occasion de faire ressortir avec plus de détails les qualités qui assurent à l'école bourguignonne, dans le domaine de la sculpture, un rang au moins égal à celui qui lui revient dans le domaine de l'architecture.

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