Lactance, De mortib. persecut., c
4 l'architecture chrétienne des origines au v^ siècle
A cela se bornent les renseignements que nous possédons sur les églises chrétiennes antérieures au iv= siècle.
Il existe bien un petit nombre d'édifices que certains archéologues ont cru antérieurs à Constantin. Ainsi un auteur allemand souvent cité, Hùbsch, mentionne cinq églises qui remonteraient au m'' siècle. Ce sont : une basilique chrétienne trouvée à Orléansville en Algérie, les églises de Saint-Etienne sur la Voie latine et de Saint-André sur l'Esquillin à Rome, celle du Crucifix à Spolète, et une partie de la cathédrale de Trêves '. Mais M. de Rossi a magistralement démontré que Hûbsch s'était trompé sur l'âge de tous ces édifices. En réalité, la basilique d'Orléansville dont on n'a plus que le plan (fig. i), est datée par une inscription, elle est de l'an 325 de J.-C. et non de l'an 285 ""■, l'église Saint-Etienne sur la Voie, latine n'est sûrement pas antérieure au \" siècle ', tout comme celle du Crucifix à Spolète +. duant à la basilique de Saint-André, qui n'existe plus aujourd'hui, c'était une construction profane élevée au début du iv^ siècle par le consul Junius Bassus, et donnée au siècle suivant au pape Simplicius qui en fit une église > . Reste la cathédrale de Trêves, construction hybride sur le caractère, l'âge et les transformations de laquelle il était difficile de se prononcer avant les belles fouilles entreprises et poursuivies avec une louable persévérance par le chanoine Wilmowski. Grâce à elles, on peut affirmer aujourd'hui que la partie la plus ancienne de l'édifice est formée par un grand bâtiment ayant appartenu à quelque palais élevé au cours du iV siècle et adapté ultérieurement au culte chrétien ^. On ne connaît donc actuellement aucune église antérieure à Constantin. On en serait même réduit aux conjectures pour une période plus longue encore si l'on devait s'en tenir aux sources d'informations que nous fournit la Gaule.
Notre pa)'s cependant, s'il fallait en croire certains écrivains, aurait vu élever de bonne heure un grand nombre de temples chrétiens. De pieuses traditions, dont il est difficile de suivre les traces au delà de l'époque carolingienne, font remonter