De la Rochette, II, p
ô. Obituaire ms. du trcizièmo siècle communiqué à l'Académie do M&con par son président, M. le baron Lombard de BufOèrcs, p. 12 : « Secundo kalendas
» mail domnus Pontius episcopus seculo decessit; qui regalitatcm a rege adqui-
» sivit, et volturam (voûte) ecclesiœ juxta domum suam fecit fieri, et cameram sitam X intra pignaculum et turrlm et aliam cameram fecit sitam juxta ecclesiam et lo « parleor et domum lapideam apud Virisctum ( Vérizet) ». — Ce passage est reproduit dans le Gallia christiana, t. IV, col. 1076.
6. Obituaire, p. 49 : « Nono kalendas novembris obiit magister Columbus
» diaconus et hujus ecclesiœ canonicus qui construxit duas capcllas in porticu
» Sancti Vincentii, unam in honore béate Catharine, et aliam in honore beati « Thomas martyris »
P. 50 : « Quinto kalendas novembris obiit magister Guido fratcr maglstri » Columbi qui fecit voltam in porticu Sancti Yincentii inlcr duas capellas... v
Et Gallia christ., t. IV, col. 1077 : (1222) « Confirmavit anno sequenti
» dispositionem quam magister Columbus domlni Paps subdiaconus et Hatisconensis ecclesi» canonicus fecerat de capellis suis si lis in porticu S. Vincenti V MatisconcQsis. tf — Arch. départ., G. 202.
de Lugny les travaux continuèrent, et frère Romain de Saint-Clément refît Tare de pierre au-dessus de l'entrée du chœur*. En 1277, sous Pierre I de la Jaisse, Tarchidiacre Aymon de Pommier fit reconstruire la chapelle placée sous rinvocation des saints Denis et Biaise^. C'est en somme dans le courant du treizième siècle que la cathédrale de Mâcon fut construite, nefs et chœur, et que nous constatons l'existence d'une crypte ^ : une foule de mentions de dons faits à « l'œuvre » de Saint-Vincent à cette époque nous ont été conservées par l'obituaire cité plus haut. Nous y avons même relevé le nom d'un des architectes * : « Tertio
» idus septembris obiit Stephanus Tondus Lathomus,
» magister operis hujus ecclesise; extitit per viginti et )) unum annos ingeniosus et subtilis artifex et fidelis, qui » dédit dicto operi decem libras Matisconenses. » A la fin du treizième ou au commencement du quatorzième siècle, l'archidiacre Jean de Blanot fit élever dans la cathédrale la
1. Obituaire, p. 16 : a Decimo quarto kalendas junil anno Domini millesimo » dacentesimo quadragesimo (cor. : sexagesimo) secundo obiit venerabilis mémo-
» ri» Seguinis istius ecclesiso episcopus primua etiam vineas circa castrum
» de Rupe (la Roche de Solutré) plantavit et turrim iinam »
P. 34 in fine et p. 35 : « Secundo idus septembris millesimo ducentesimo
» quinquagesimo tertio obiit frater Romanus de Sancto Clémente qui dédit
» l>eato Vincentio quinquagenta libras item refecit arcum lapideum supra
» introltum chori. Item dédit »
2. Obituaire, p. 53 : « Secundo idus novembris anno Domini mcclxxvii obiit
> venerabilis Âymo de Pomerio, archidiaconus hujus ecclesiœ dédit ad
» opus fabricœ hujus ecclesiss quoddam operatorium capellam autem in hac
» ecclesia dedicatam in honore beatorum Dionisii et Blasii de novo construzit. »
P. 3 : Ânno Dni m*cc* octog* tertio, decimo quarto kalendas aprilis, obiit bonas
V memoriœ Petrus de Jaissia Matisc. episcopus item dédit operi hujus ecclesiœ
» centum libras Turonenses >
3. Obituaire, p. 5 : c Decimo kalendas aprilis Duranus canonicus obiit.. ..
> qui fecit tabulam argenteam ante altare et cryptas, et oratorium Sancti Michaelis,
> plura quoque opéra ecclesi» nostrœ. »
Cf. aussi de la Rochelle, t. I, p. 16.
4. Obituaire, p. 34. Cet obituaire n'esi pas continué au-delà des dernières années du treizième siècle. La mention de la mort de ce c maître de l'œuvre » étant la dernière pour fe 3 des ides de septembre doit être attribuée aux environs de Tannée 1280.
chapelle de Saint-Martin ^ Vers 1350, Tévêque Jean III de Salagny de Beaujeu fonda à Saint-Vincent la chapelle Saint- Yves 2- qui était, paraît-il, un prodige d'élégance et de légèreté 5. Le quinzième siècle vit encore la construction d'une chapelle ^, mais la ruine et le pillage firent leur apparition au seizième^. Les protestants saccagèrent la cathédrale, enlevèrent les cloches, brisèrent les vitraux et détruisirent tout ce qu'ils purent : pendant de longues années la désolation fut grande ^, et ce ne fut que dans les premières années du dix-septième siècle, sous l'impulsion donnée par l'évêque Gaspard Dinet, que les travaux de restauration avancèrent : on refit les sièges du chœur, on répara les clochers ''. Mais le gros œuvre, ébranlé par des démolitions et des constructions continuelles, inspirait des craintes sérieuses, si bien qu'il fallut procéder à un examen attentif des bâtiments pour en prévenir la ruine ^ : des réparations considérables furent entreprises et poursuivies pendant
1. Obituaire, p. 60 : « xvii* kalendas januarii (anno Dni ifcccxvin* obiit bonao
» et révérend issimsB mémorise dominas Joannes de Blanasco doctor excellentissimus
» utriosque juris, archidiaconus de Roceyo (du Rousset) item capellam Sancti
v Martini in ista ecclesia fecit de suo proprio fabricari). » Cette mention du quatorzième siècle est la seule que Ton trouve dans ce manuscrit ; elle est d'ailleurs d'une main différente.