Canton de Marcigny, arrondissement de Charolles
remontant : Paray-le-Monial en partie *, le porche de Perrecy-les-Forges 2, Téglise de Gourdon^, et tant d'autres. La pierre étant abondante, on n'a pas cherché à l'économiser, et on a généralement donné une grande épaisseur aux murs; quand il s'agit de murs de nef ayant à supporter la poussée d'une voûte, la résistance des murs est indiquée, mais Tcpaisseur de la maçonnerie existe là même où les nefs ne sont pas voûtées.
Les toitures sont généralement posées directement sur les reins des voûtes ; elles sont faites à angle très ouvert, et par conséquent très plates, et exclusivement en laves dans la partie nord-est du diocèse. Les clochers eux-mêmes sont habituellement couverts d'une pyramide obtuse à quatre pans ; dans quelques-unes de nos églises, un peu en dehors de nos limites il est vrai, à Saint-Martin de Laivcs* et à Saint-Julien près Sennccey-le-Grand ^, l'emploi de la pierre a proscrit celui du bois à tel point que, même en haut des clochers, c'est sur une voûte en forme de coupole que vient reposer la pyramide courte en laves constituant la toiture : ce qui démontre bien l'erreur des architectes, lorsque, dans leurs restaurations, ils remplacent par des flèches les toitures plates des clochers romans de notre région. On a bien élevé au douzième siècle des pyramides en maçonnerie d'appareil d'un angle sensiblement plus aigu, mais les clochers ainsi amortis sont très rares.
Examinons maintenant le plan de nos édifices : le plus simple est celui-ci dont nous ne pouvons offrir qu'un exemple, à Saint-Martin-de-Lixy ^ : c'est une nef immédiatement suivie d'une abside en hémicycle. Ce plan s'explique
i. Cb.-l. de c. de Tarrond. de CharoUes.