Chronicon Cluniacense, dans Bibl. C/uniac, col. 16 GO
4. Archives départementales, G. 354. — Voir aussi : Penjon, Cluny, la. Ville et l'Abbaye, 2* édit., p. 28-33. Cluny, 1884, in-8*.
blables. Sur chaque face, Tétage inférieur est orné d'une baie aveugle en plein cintre ; à droite et à gauche de cette baie, montent, le long des arêtes, deux bandes verticales qui traversent le second étage et Tétage supérieur pour venir se rejoindre, au-dessus des fenêtres de ce dernier étage, par une série de sept arcatures en plein cintre. L'étage inférieur qui repose sur un cordon de pierres formant corniche, est séparé de l'étage intermédiaire par une autre corniche analogue. Chaque face du deuxième étage est percée, entre les bandes lombardes qui l'encadrent, d'une grande baie en plein cintre dont l'archivolte repose à chaque extrémité sur une colonnette ; des fenêtres géminées viennent s'y ouvrir; la retombée commune de leurs archivoltes est soutenue par une colonnette ; de simples pieds-droits soutiennent les autres retombées. Entre l'étage intermédiaire et l'étage supérieur est encore une corniche saillante sur laquelle repose à chaque face une grande baie qui encadre une fenêtre géminée analogue k celles de l'étage intermédiaire. La seule différence à remarquer est dans la grande archivolte qui est moulurée au troisième étage, tandis qu'au deuxième les voussoirs correspondants présentent à Textérieur une face absolument nue. Au-dessus de ces grandes baies, on voit la série d'arcatures on plein cintre qui réunit les bandes lombardes ; puis vient la corniche du toit portée par des modillons à profil très simple ; puis une grande flèche octogonale en maçonnerie couronne le clocher, mais la construction de cette flèche ne remonte qu'au treizième siècle.
Nous avons là un excellent type de clocher octogonal, bien daté, qui peut servir pour la comparaison avec d'autres clochers octogonaux, tels que ceux d'Anzy-le-Duc, de Loche, de Clessé, de Saint-André de Bâgé, etc.
EGLISE DE CHANES.
Chânes*, situé sur une colline à 10 kilomètres au sud de Mâcon, dépendait du bailliage et du diocèse de Mâcon, et de Tarohiprêtré de Vaurenard^; son é^rlise, placée sous le vocable de saint Pierre et saint Paul, était à la collation du chapitre de Saint- Vincent de Mâcon 3. Vers 1100, la mention « ecclesia de Quercu * » ne se rapporte probablement pas encore à Téglise que nous nous proposons de décrire ; à la même époque, d'autres textes établissent que Chânes était le siège d*ùne paroisse. ^
Chânes est une église à une seule nef suivie d'un transept saillant au dehors, et terminée par une abside en hémicycle. La nef est plafonnée ; elle est éclairée de chaque côté par deux fenêtres qui ont été élargies. Ces fenêtres sont amorties en plein cintre. Dans le haut de la nef, vers le midi, est percée une porte communiquant avec l'extérieur; au côté nord, une porte donne accès à l'escalier qui conduit au clocher.
La nef communique avec le carré du transept par une grande arcade doublée, en plein cintre, dont les retombées intérieures portent sur des colonnes engagées dont les chapiteaux semblent appartenir parleur sculpture au douzième siècle.
La croisée, voûtée en coupole octogonale sur trompes, communique avec chaque croisillon par une arcade en plein
1. Canton de la Chapelle-de-Ouinchay, arrondissement de Môcon (Sa6ne-et- Loiro).