I. Perrot et Chipiez, Histoire de Vart dans l'antiquité
Fie. S^. — tOLlêE lATINB ET CLOCHER DE SAlNT-rmONT.
(Fi^ade nord montrant a trâTées de U nef Utine.)
gnon, s'élève au-.dessus des ailes, en serait seule une preuve » (de Verneilh).
La façade, qui existe encore, cachée par des constructions modernes, est décorée d'un appareil réticulé,
donnant, par ses dispositions, l'aspect grossièrement imité d'une mosaïqueromaine, réminiscences antiques dont on trouve encore des traces dans les parements extérieurs de quelques églises d'Auvergne.
La nef principale de l'église latine était couverte par une charpente lambrissée ; il n'existe, du reste, aucune trace de la voûte de la nef sur le parement intérieur de la façade dont nous venons de parler.
Les bas côtés étaient voûtés ; chaque travée était couverte d'un berceau perpendiculaire à la nef, disposition curieuse à cette époque autant que rare mais qu*ôn retrouve plus tard (notamment à Saint- Savin).
Suivant certains auteurs, le clocher serait contemporain de la grande basilique et, selon d'autres, sa
WiO, $$. -» éOKItl lATINg DB flAINT-rmOlf T, A PlSmiOUBUX.
(PUn.)
construction serait antérieure au xi* siècle; mais ce qui paraît certain, c'est qu'il aurait été élevé par Tévêque Frotaire sur deux travées de l'église latine et au-dessus de la sépulture de Saint-Front.
Le porche antérieur, dont on voit les traces en avant de la* façade occidentale, est peut-être un des* plus anciens; une large arcade plein cintre en formait l'entrée. Il reste encore quelques fragments de sa décoration primitive qui attestent leur origine romaine.
Le dessin de la figure 54 est tiré du projet de restauration de l'église latine et montre deux de> cinq travées de la nef. Ce dessin fait partie des belles et savantes études faites sur Saint-Front par feu Bruyerre, architecte de grand talent, mort en février 1887, avant d'avoir achevé la restauration du clocher, qu'il a préparée par des recherches archéologiques des plus intéressantes pour Thistoire'de ce superbe monument.
WIO, $6. OASlLlt^Uil DE
• AINTe-AONèf-HORI-I.B8-MUR8, A ROME. (Plan.)
La basilique de Saînte-Agnès-hors-les-Murs, bâtie dans les premières années du vu" siècle, présente un caractère paniculier par les détails de sa construction
ARCH. RO>IAXB
et par la disposition des bas côtés, qui sont pourvus de galeries superposées ouvrant sur la nef principale par deux étages d'arcades; la galerie haute formant tribune règne au-dessus du porche de la façade
PIO. $7- — BAtltK^UB DB t AI N T B- AO N ftfl- H O RS- LBS-M V mt. (Vue perspective intérieure.)
et met en communication les deux côtés de la nef. La basilique se compose d'un porche sur toute la largeur de l'édifice et sur lequel s'ouvrent les pones du vaisseau central et des bas côtés. La nef est formée par deux rangées de colonnes reliées par des arcades
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à deux étages et
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cintre, la nef et
les bas côtés
étaient couverts
l par une char-
^ pente lambris-
i sée ; on remar-
* que au-dessus *^ des chapiteaux l un rudiment
B d'entablement
3 qui n'est pas
l d'un heureux
; effet. Une partie
) des colonnes de
; cette basilique
^ proviendrait,
* selon quelques
* auteurs, des
temples an- ^ tiques, dépouil- ! lés notamment par Constantin, qui aurait fait transporter à Byzance une grande quantité de statues, de colonnes et Uc marbres précie ix enlevés aux édi-