‹ L'architecture romaneChapitre 45 sur 102 · I. Victor Duruy, Histoire du moyen dge, etc · texte numérisé non relu

I. Victor Duruy, Histoire du moyen dge, etc

c En Sicile^où la domination musulmane, succédant à celle des empereurs d^Orient, a précédé de plus de deux siècles rétablissement des Normands, Part byzantin et Tart arabe se mêlent en même temps qu'y pénètrent des influences occidentales *. » Les formes de l'église grecque s'y combinent avec celles de la basilique latine et parfois apparaît la coupole sur pendentifs, comme à Sainte-Marie de l'Amiral à Palerme — plus tard nommée la Manorana par Alphonse d'Aragon (fig. 88 à 90).

« A l'autre extrémité de l'Italie, Venise est une ville grecque. Sa prospérité s'est accrue à mesure que déclinait celle de Ravenne*. » Venise sut maintenir son indépendance entre les Lombards et les Francs et la suzeraineté nominale des empereurs grecs qu'elle affecta de reconnaître fut la condition même de sa fortune. Aussi les monuments vénitiens, entre autres, Santa-Fosca à Torcello et Saint-Marc à Venise, rappellent-ils ceux de Constantinople.

Les églises bâties en Grèce, du ix* au x* siècle, portent, dans leurs dispositions générales, aussi bien que dans les détails de leur construction, les marques de l'architecture byzantine.

Les églises de Saint-Nicodème et celle du monastère de Çaphni, élevées à Athènes, ou près de cette ville, au X* siècle, ressemblent par leur plan et leur architecture à l'église de la Mère de Dieu — Agia Théotocos, — bâtie vers le ix« siècle à Constantinople et à celle des SS. Serge et Bacchus qui remonte au vi« siècle.

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