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(Coupe transversale.)
celles de Vignory et de Saint-Savin,avec cette différence que les absidioles sont percées de fenêtres et que, dans le mur circulaire extérieur de Pabside, entre les absidioles, on a ménagé également des fenêtres pour éclairer largement le pourtour du sanctuaire.
Les absidioles sont ornées à Tintérieur de contreforts sous forme de colonnes, que nous avons vus déjà
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HISTOIRE ET CARACTERES
à Saint-Savin et dont nous avons indiqué Torigine orientale ou syrienne.
flO. 139. — éOLIlE DB SAINT-PAUL, A IlSOiaB.
(Vue perspective de iVbside.)
Au-dessous du chœur^ une crypte, desservie par deux degrés, a été construite dans les soubassements de Péglise
sja L'ARCHITECTURE ROMANE.
i aute, dont le sol du chœur est relevé de quelques marches au-dessus de celui du transsept.
Au centre de ce transsept, à rextrémité de la nef et en avant du chœur, s'élève une tour octogone; sur les quatre piles de la croisée, quatre arcs-doubleaux portant dans les angles des trompillons, passant du' carré à Poctogone; au-dessus, une voûte en coupole, contrebutée latéralement par des demi-berceaux, est surmontée d'une tour octogone, dont l'étage supérieur est un clocher terminé par une pyramide en pierre.
La construction très soignée de l'église d'Issoîre a été faite en grès à gros grains pour les massifs et en grès calcaire pour les membres ornés de sculptures. Certaines parties sont ornées de mosaïques ou, plus exactement, d'une marqueterie polychrome, qui donne à l'édifice un caractère oriental très originalement élégant, dont nous avons signalé l'origine en étudiant l'église latine de Saint-Front*.
L'architecture romane de l'Auvergne eut un grand succès, qui s'explique par l'originalité de ses disposilions et de sa décoration orientale ou byzantine^ et dont les effets se manifestèrent rapidement dans les provinces du Nivernais, du Limousin, du Poitou et même du Languedoc.
Dès la fin du xi® siècle ou le commencement du xu*, on voit se généraliser la forme des absides circulaires agrandies par des chapelles rayonnantes.
Poitiers, Nevers en conservent encore des exemples, et nous verrons un des plus beaux de ce genre à Toulouse.
i- 1'* partie, fig. 54.
HISTOIRE ET CARACTERES
2ît
Le transsept de Téglise abbatiale de Saint-Hilaire à Poitiers est très vaste, car une nef centrale et 4 bas côtés y aboutissaient , le sanctuaire, en forme d'hémicycle, est enveloppé d'un vaste collatéral sur lequel s'ouvrent des chapelles, ou des absidioles, comme celles de Saint-Savin, de Notre-Dame-du-Port à Clermoni et de Saint- Paul à Issoire.
ne. I4O. — iCLIit DE •AlNT-MlLAïaS, ▲ POITIERS
(Vue perspective de Tabside.)
L'église de Notre- Dame-la-Grande est une des plus curieuses de Poitiers, si riche en monuments romans. A riniérieur, elle présente trois nefs voûtées en berceau de hauteur à peu près égale.
Ce système de construction montre encore les hésitations et les tentatives constantes des constructeurs romans à la fin du xi* siècle.
Une grande tour carrée, se terminant par un étage
sji L'ARCHITECTURE ROMANE.
circulaire couronné d'une pyramide, s'élève sur la croisée du transsepi; sa façade, couverte de sculptures, montre Tare plein cintre associé à Tare brisé, employé depuis longtemps déjà et que nous avons vu à la chapelle de Sainte^Croix à Montmajour, construite dans les premières années du xi* siècle ; deux tourelles, couronnées comme la partie haute de la tour centrale et supportées par des faisceaux de lourdes colonnes, ornent les angles de la façade occidentale (fig. 141).
Cette façade dans laquelle les réminiscences orientales abondent est surtout remarquable par la décoration sculpturale dont elle est entièrement couverte ; elle semble être le volet central d'un immense triptyque» chef-d'œuvre de l'imagerie romane, représentant la chute de l'homme et sa rédemption*.
Ces sculptures ont un intérêt iconographique considérable, comme idée et comme expression. L'une d'elles, placée au-dessus et à droite — pour le spectateur — de l'arcade latérale représente le Bain de /'JFnfant JésuSy sujet très rare et dont il n'existe, croyons-' nous, qu'un exemple appartenant à la châsse en orfèvrerie du xiii» siècle, dite des Grande!^ reliques conservée au trésor d'Aix-la-Chapelle.
L'église de Saint-Sernin, pour lui conserver sa dénomination vulgaire — ou plus exactement de Saint- Saturnin — à Toulouse, fut commencée en 1060 par Raymond, chanoine de la cathédrale de Toulouse, achevée en 1096 et consacrée par le pape Urbain II,