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CHAPITRE XIV

fi&tH £p H, JLLC P VltOOlTLÈUI (jp H A H C E). iOLItB DE RIPBi

(oANCHAlIft). ÉULIÏE DE lOLICHAC (pRAIICe).

Lcâ églises bàiies à l'exemple de Saint- Front se moditient encore à la seconde généraiionj le plan revient à la forme de croix latiae par l'addition au transsept de deux bras voiitcs en berceau.

Les dispositions intérieures se perfectionnent et marquent davantage encore les progrès que nous avons

t- U* pftrucj chap* ivi et rviu

HISTOIRE ET CARACTERES

indiqués dans l^église de Cahors. On sent la préoccu« patîon constante des constructeurs romans, cherchant à diminuer les énormes masses des églises à coupoles primitives, par unerépartition plus pondérée et mieux entendue des poussées et des résistances, et en accusant ces points principaux par des contrefons qui commencent à saillir sur les faces extérieures de rédifice. On voit même Part des architectes s'exercer dans la décoration des points d'appui et l'allégement des Fio. 167.

arcs-doubleaux cATH4omAt« D'AMoooi-èMB. (PUa.)

à rintérieun Mais la forme extérieure perd à cette époque son caractère si particulièrement original parce que les coupoles ne s'accusent plus au dehors; elles sont alors couvertes par le comble banal à deux ram«

panis, et rien ne les distingue plus extérieurement des autres églises romanes à nef unique. Les églises de Brassuc (Dordogne}, de Sablonceaux (Charente-Inférieure) ont été élevées, ou reconstruites dans ces con-

PIO. 168. — CATHBDRAIB D' A NOO U L tM B.

(Coupe longitudinale, fragment.)

ditions, de même que celles d'Angouléme et de Fontevrault.

L'église d'Angouléme, bâtie au commencement du XII* siècle, sur les vestiges d'un éditicc plus ancien, se compose d'une nef unique voûtée par trois coupoles et couverte d'un comble à deux rampants; à Textrémitc

HISTOIRE ET CARACTÈRES

orientale de la nef s'élève une tour-lanterne octogone, — qu'on a recouverte vers 1860 d'une coupole qui n'avait très probablement pas existé avant celte époque ; — le sanctuaire primitif, sans bas côté, est en forme d'hémîcycle cantonné, comme à Cahors, d'absidioles rappelant le Saint-Sépulcre; cet hémicycle ou abside principale

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VIO. 169. — CATHEDRALE d'ANCOULÊMB.

(Vue perspective extéricu-e.}

est accompagné de deux absides plus petites, voûtées, comme le sanctuaire, en quart de sphère. Les deux bras du transsept, couverts dans sa largeur par une voûte en berceau, donnent à l'édifice la forme d'une croix latine, plus accusée encore par la construction de deux tours — vers le milieu du xii« siècle — dont une seule a été achevée un peu plus tard et Tauire élevée jusqu'à la hauteur des combles.

jiBo

L'école angoumoise, selon Anthyme Saint-Paul*, sert de trait d^union entre les écoles périgourdine et poitevine, empruntant à la première ses nefs uniques, ses coupoles et à la seconde ses riches façades, son luxe d'arcades et sa décoration sculpturale.

La façade de Téglise d'Angouléme, qui rappelle celle de Notre-Dame-la-Grande, à Poitiers, est tout en-

MU. 170. — - kwi.1*» Ok Kir^N, iOr^AMO (oAMBMAAK).

(Coapt trâMvenale 4a tnasaept.)

tière couvene d^arcatures et de sculptures consacrées à la représentation du Jugement dernier.

L'influence de Saint- Front s^est étendue bien au delà des rives de la Loire que des archéologues modernes — peut-être un peu trop jaloux de la gloire de leur clocher "-- considéraient comme la limite extrême de son rayonnement.

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