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Scène IV

LES PRÉCÉDENTS, UN PAUVRE DIABLE qai vend des histoires.

le pauvre diable.— Aux belles histoires I Aux belles histoires!

maco. — Restecoi. Que crie celui-là?

le siennois. — Ce doit être un fou.

le pauvre diable. —Aux belles histoires, histoires, histoires! La Guerre du Turc en Hong rie (i), les Prédications du frère Martin^), le Concile(S). Histoires,

(i) Jean de Zapol, comte de Scépuse et vaïvode de Transyl/anie, élu au trône de Hongrie, vacant à la mort, en i5a6, du roi Loui* II, dernier des Ja-ellons, avait appelé les Turcs a son secours cooire Ferdinand d'Autriche qui, se fondant sur les droits de sa femme, sœur unique du roi défunt, voulait s'emparer de la couronne.

(a) Martin Luther.

(3) On en parlait et il l'ouvrit en i545. Ce fut celui de Trente.

histoires. Le Schisme d'Angleterre, la Pompe dupape et de l'empereur, la Circoncision du Voïvode (i) le Sac de Rome, te Siège de Florence (a), l'Abouchement de Marseille, avec la conclusion (3). Histoires, histoires I

maco. — Cours, vole, trotte, Siennois. Voilà un Jules, achète-moi la Légende des courtisans : je me ferai courtisan, avant que vienne le maître. Mais ne te fais point courtisan, toi, avant moi, sais-tu bien ?

le siennois. — Non ; diable I . .. Hem ! l'homme aux livres! Hem! l'homme aux papiers !... Holà! hem, toi ! hem, vous ! Que le diable te rompe le cou !... Il a tourné le coin de cette rue : je veux courir après lui.

maco. — Marche, dis-je, marche.

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