Scène VII
ZOPPINO, MAITRE ANDREA.
zoppino. — Je suis parti, parce que les folies de ton Siennois sont si sottes qu'elles me plaisent peu.
xndreà. — Par Dieu ! tu dis vrai; elles me sont devenues ennuyeuses, à moi aussi.
zoppino. — Sais-tu ce qui en adviendra I
ANDREA. Quoi ?
zoppino. — En nous y frottant, nous voilà imbéciles comme lui... si bien que... Echangeons nos capes et nos bonnets ; puis, avec des paroles hardies, assaillons la maison de la dame et faisons sauter notre homme par les fenêtres : elles sont si basses qu'il ne peut se faire aucun mal.
andréa. — Bien dit. Prends ma cape, donne-moi la tienne.
zoppino. — Donne-moi ton bonnet, voici le mien.
andrea. — Lors même que nous ne serions point déguisés, il ne nous reconnaîtrait point, tant il est bête !
zoppino. — Enfonce la porte, crie, tempête, menace. {Zoppino et maître Andréa se répondent en mauvais espagnol.)
andrba. — Ah ! vaurien 1 fils de pute! traître L
zoppino. — Bourgeois ! je veux te couper la tête 1
andrea. — Qu'on le pende F... qu'on le pende 1...