‹ L'argent: comédie en quatre actesChapitre 20 sur 106 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

On est alU chercher Arnaud.

REYNARD

Ah! mes enfants, mes pauvres enfants, j*ai bien cru que je ne vous reverrais plus.

MATHILDE

Papal

Mais non... voyons... G'est une syncope.

MADAME REYNARD

II ne faut pas te irapper.

REYNARD

S'il allait m'arriver un raalheur! Si je ne pou- "vais plus marcher... ou me servir de meg bras, (ii pieure.) Je suis encore jeune, cependant... et Arnaud m'a dit que je n'ai rien k craindre.

Gertainement, tu n'as rien k craindre.

MADAME REYNARD

Tu as trop tdt quitte la chambre.

MATHILDE

La sortie de ce matin t'a fatigue.

REYNARD, d^sol^.

Jene voudraispas vous abandonner dSj^.. Vous avez encore besoin de moi.

ROUX

A quoi diable allez-vous songer?

I REYNARD

s seulement besoin d'un peu de repos.

II ne faut plus vous occuper de la fabrique. 11 serait . absnrde de provoquer une catastrophe par voire obatination a travaillei'. Vous n'avez qu'A nous donner dea^str actions... on lessuivra de point en point. PronSs des meaurea. .; comme ai elles devaie dflivre de lout som

Sans doute... Cela do I'engage i fieri... On ne s'en porte paaplus mal apres... et Ton sail... qus Ton peutt tranquillemijnt... s'en aller... faire un voyage .. no plus s'oocuper de ses affaires. Si j'a- Vaia des enfants, dSs leur naissance, j'Scrirais un petit papier.,, pour parer i tout... Cela vous met I'esprit eu repos. On envisage I'avenir avec plus de s^renitii. On sait que rien ne souffrira de votro absence.

HEYNARD, apris uo Bileooe.

Out... Vous avez raison, Je rSglerai tout, Je ver- ' rai mon notaire. Puis, je me reposerai, pendant quelques mois.

MADAME REYNAKD.

Si tu ne veux pas tu iloranger, on V cher, ton notaire.

juslement ;V desoendre en villo....

nilYNARD.

non. C'est inutile. J'irai le voir d^s que

lAME UEyNAHD.

muiiitenant, viens.

MATHILDE

Et sur le mien.

Reynard se l^ve^ soatehu par sa femme, Laarent et Mathilde.

MADAME HETKARD.

Doucement... la... 1^.

REYKARD, atteudri.

Merci, mes enfants, merci.

ROUX

Ehl... Eh!... beau-p^re... au milieu de votre petite famille, vous avez Tair d'un patriarche.

lU sort eat par la gaache-. ^

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