‹ L'argent d'autrui: comédie en cinq actesChapitre 14 sur 98 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Oui.

LAFONTAS.

Un léger speech alors : tâchons de rester unis, prudemment, solidement unis, comme vous Tavez é'é. commeilfaut l'être, et les dieux s'intéresseront h nous, et la fortune viendra, colossale, rapide, telle que nos rêves les plus extravagants ne l'ont même pas entrevue. Est-ce juré ?

TOUS, levant la main.

G*est juré.

EDOUARD

On se croirait à la Cour d'assises.

PIERRE

Ne parlons pas de ces endroits-là I

LAFONTAS.

Je bois donc à la raison Lafontas et Davannes, l'unique, messieurs, la grande ! A la vôtre !

Ils choquent leurs petits verres, boivent ; Pierre imite le roulement du tambour.

CATHERINE

Eh I Abel, trinque, mon bonhomme, trinque. Tous les gens qui sont dans une chambre doivent trinquer. Sans ça, rien ne réussit.

EDOUARD, trinquant avec Abel.

Je vous dénonce votre fils, madame. C'est à peine s'il a bu et mangé.

CATHERINE

Tu ne souffres pas, au moins?

ABEL

Non, maman.

PIERRE

Ça m'a l'air d'être son instruction qui le tourmente.

CATHERINE, souriant.

Peut-être. (Regardant la pendule.) Du reste, il est

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