ACTE DEUXIÈME i
LAFONTAS.
KATE
My dear, puisque soi-disant vous êtes à Paris, que vous passez la nuit à travailler, que vos bureaux sont pleins d'ouvrage, il fallait pas vous rappeler Asnières.
Evidemment.
GUILLAUME
LAPONTAS.
Ah ! Et si Tamisey voulait faire le malin ? obtenir ce qu'il n'est pas encore utile de lui donner?... C'est qu'il vous aime violemment, Kate, aujourd'hui! Prenez garde.
KATE
Le bonne est là !
LAPONTAS.
Et s'il a acheté la bonne ?
KATE
On égratigne, on crie.
LAPONTAS.
Du scandale ?... Bah I nous avons Tamisey, conservons Tamisey. On n'en trouverait plus un deuxième. 11 vaudra infiniment mieux, si notre homme brûle trop, que je sois dans le pavillon, (il désigne le kiosque.) Je m'élancerais ; un coup de sonnette ; mon maril je suis perdue ! vous aideriez Tamisey ^ fuir, et...
Go^FOl^^
4R l'afgfnt d'autrui
KATE
Voire moyen est un moyen de pure comédie.
Mais, si ça vous amuse!
LAFONTAS.
Ça m'amuse.
KA.TE
Voyons, pourtant ! Monsieur Tamisey ne doit avoir aucune envie de se compromettre. Il a un nom, une famille...
LAFONTAS.
J'ai réfléchi, là ; je sais ce que je veux.
KATE
Bien, cher ami ; vous resterez. (Sjurianie, à Guillaume.) Mais comme le vent me paraît à Torage, changeons de conversation. (A Lafontas) Vous avez vu monsieur Tamisey, à la Bourse?
LAFONTAS .
Nous Tavons quittée ensemble.
KATE
Et la fameuse banque ?
Plus nous en bavardons, plus il est séduit. Néanmoins, il hésite, éprouve une sorte de fatigue avant de se mettre à la besogne. Car il s'agirait non seulement de capter Paris, les grandes villes de France, mais l'étranger, peu à peu, l'étranger catholique. Alors, quelles all'aires on brasserait! quels résultats! quelle fortune! Boutillac, l'agent de change, beau-frère de Tamisey, lui a déjà proposé des fonds