‹ L'argent d'autrui: comédie en cinq actesChapitre 44 sur 98 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

EDOUARD

Chut! — C'est drôle! mais j'ai toujours eu confiance en vous, Lafontas, Sitôt votre boniment, vous vous rappelez, cette première fois, chez nous, un matin? je me suis dit : voilà celui qui nous enrichira!

GUILLAUME

En effet, il nous apportait Tidée, la sublime idée de la banque catholique.

LAFONTAS.

Mais une idée n'est qu'une idée, messieurs; il nous fallait une femme pour la mener à bien. Et Matagrin trouva Kate.

Tous saluent Matagrin.

EDOUARD

Kate se fit aimer de Tamisey, dont le surnom était l'homme-sacoche.

GUILLAUME

Et la banque catholique fut fondée par une majorité de protestants !

MATAGRIN.

Dieu du ciell Horreur! Sacrilège!

Qui veut de la banque catholique à 500?

TOUS, riant.

Moi ! moi ! moi !

EDOUARD

Le plus curieux trait de Lafontas est d'avoir enfin

rajeuni Thomme de paille. Ah ! messieurs de la législation, vous imposez aux sociétés des titres nominatifs; ah ! vous leur relûsez le droit d'ache ter leurs propres actions, eh bien! gare la bombe î ^t Lafontas de quérir Toncle Matagrin.

MATAORIN.

Derrière mille garanties.

EDOUARD

Et Lafontas d'attribuer au sieur Matagrin vingtcinq royaux louis mensuels, pour parafer toutes acceptations de transfert.

GUILLAUME

De sorte que nos titres signés Matagrin, — et ils sont nombreux 1 — appartiennent en réalité à la banque. Dindonnés les jurisconsultes!

Seulement, mes amis, n'oubliez pas une chose : c'est que sans mademoiselle Kate. .

GUILLAUME

Le fait est que son admirable correction...

LAFONTAS.

Mérite un cadeau.

EDOUARD

Dont vous seriez?

LAFONTAS.

Dont je serais.

GUILLAUME

A voi|:* Dites-4onc, î^afontas, est-il vpa* qu^

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