KATE, BERTIN, CATHERINE, ABEL
Tous ont l'air triste. Kate écoute à la première porte de gauche, et Catherine, Bertin, Abel sont assis près de la cheminée.
KATE
On chucholte... La confession tarde. (Elle descend jusqu'à Berlin.) Je suis d'une inquiétude!... Je n'aime pas, quand les malades s'occupent de leurs péchés... Puis, cette blessure, dont le docteur n'a point voulu répondre !
BERTIN
Il va revenir?
KATE
Oui, bientôt.
CATHERINE
Ohl ces Davannes, je les méprisais d'avance.
Quelle idée aussi, de se battre, lorsque d'habitude on ne fréquente pas les salles d*armesl
BERTIN
L'affront avait été public, madame; Lafontas ne pouvait se dispenser...
KATE
Où se sont-ils battus, monsieur Bertin? Raconteznous le duel, je vous prie.
BERTIN
* Mon Dieu, il s*est effectué comme tous les duels! Aucun moyen d'arranger les choses n'existant, les témoins de monsieur Davannes, Georges, moi, nous avons fait le nécessaire ; et ce matin, la rencontre a eu lieu au Bois de Boulogne. Les combattants ont mis redingote et gilet bas ; nous, témoins, avons tiré les épées au sort, puis : allez messieurs! Et Lafontas, monsieur Davannes sont tombés en garde- Ça n'a guère été long! Pas une reprise! Une, deux» et votre mari a reçu un coup d'épée, là. (il désigna les environs du foie.) L'honneur était sauf, Tinsulteur triomphant. 11 y avait un petit chien noir qui nous examinait, les oreilles droites, la queue en trompette; mais, dès que Georges, le médecin et moi nous nous précipitâmes vers Lafontas (Jéfalllant, il s'est sauvé à belles jambes. Ce n'itait pas un gaillard, comme nous. Voilà, Madame; vous connaissez la suite.
KATE
Pauvre Henri!