‹ L'argent d'autrui: comédie en cinq actesChapitre 87 sur 98 · ABEL, CATHERINE · texte numérisé non relu

ABEL, CATHERINE

ABEL, se redressant.

Maman !

CATHERINE

Quoi, mon Abel ?... Te voici tout drôle... Qu'estce que ce papier, dans ta main ?

ABEL

Une lettre des Davannes.

CATHERINE, inquiète.

Montre.

ABEL

Mais je ne les crois pas, tu sais I On ne croit pas les Davannes ! Ils en seront pour leur fiel !

CATHERINE

Donne, mon enfant, donne.

ABEL, repliant la lettre.

Bah ! une méchanceté.*, inutile.

CATHERINE

Une méchanceté ?

ABEL

Qu'ils désiraient faire à monsieur Lafontas... et à nous.

ACTB CINQUIÈHB 145

CATHERINE) de plus en plus inquiète.

A nous ?

ABEL

Oui, parce que nous ëommeâ de la maison, parce qu'ils seraient fiers de nous brouiller les uns avec les autres.

11 met la lettre dans sa poche.

CATHERINE

Je suis curieuse de voir ça. Montre.

ABÉL, bourru.

Non, maman. Ils prétendent... (Avec chaleur, malgréliM), que monsieur Lafontas est un drôle, un misé^ rable.

CATHERINE

Ahl

Un court silence. Elle va s'âs^eoir au coin du feu.

ABEL, tâchant de sa rattraper.

Monsieur Lafontas, un drôle I un misérable ! je te demande unpeiji.

CA'rHERÎNE% ' •

Viens t'asseoir, Abel.

' . Elle lui désigne utr siège, à côté d'elle.

ABEL. ''

Tout-Wbevre. ..i... ..

. il Ci^THÇRINE.

Comment I tu refuses de m'embrasser?

ABEL

Je n'avais pas compris.

Il s*approche d^elle.

C\»>rro^

f46 l'argcit d'autrui

GATHBRniB/ lui tendant kjoae.

Eh bien?

aBBL» il te penche, le reléfe anmtôl.

Tdut-à-4*heHre... Je suis mal à mon aise.

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