‹ L'argent d'autrui: comédie en cinq actesChapitre 90 sur 98 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

ABEL

El tu Q*aurdts point souffert ; et tu ne serais point dans ce milieu étranger» honteuse, pitoyable, n*osant plusr me regarder en face. (Un court silence.) Alil ça, ton intention n'est pas de rester ici, je pense?

QATHERINE.

Commande, j'obéirai. (Av^c un redoublement de larmes.) Mais pardonné, pardonne ! J'ai enduré le martyre I Sois généreux ; promets-moi d'oublier... Tu es jeune, mon fils, tune connais pas toutes choses. L'existence te ménage des surprises. 11 vaut mieux consoler, vois-lu, que de réduire au désespoir. Beaucoup de fautes sontdouloureuses. Ah ! mignon, je l'ai si bien aimé, g4té, quand tu marchais à peine, si bien défendu contre les maladies. Pardonné. Les enfants ne rendent pas à leurs mèrçs tendresse pour tendresse. C'est tard qu'ils ouvrent les yetïx. Et quelquefois, les pauvres abandonnées ont perdu patience.

ÂBÈL.

Maman*..

CATHERINE

Tu m'as appelée maman ! Tu as dit maman, de nouveau ! Laisse-moi... (Elle lui embrasse les mains.) Je suis contente que les Davannes, que tu saches enfin... Comme cela, il n'y aura plus de mensonge entre nous, plus un mensonge ! Quel bonheur !

ABEL

Ne pleure pas.

J'avais un tel besoin de pleurer !

XB£L.

• Partons.

CATHERINE

Tu vas être malheureux, Abel, car. je ne possède rien. On ne m'a pas rendu... \ . ■ ■

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