‹ L'Argentine au 20e siècleChapitre 92 sur 94 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

ciaire, cette loi créait un premier fonds de réserves pour la rendre prochainement effective, elle rendait la stabilité à l'instrument des échanges, supprimait Tagio si préjudiciable aux affaires, et donnait comme support à la prospérité du pays, la monnaie fixe et saine, qui lui avait jusqu'alors manqué pour se développer sans secousses. Nulle mesure n'a contribué plus que celle-ci au relèvement du crédit argentin et à la valorisation de ses fonds publics, d'où sortira bientôt l'œuvre de réorganisation financière.

Les résultats de cet heureux concours de faits politiques, économiques et financiers ne se sont point fait attendre, puisque, en moins de cinq années, l'Argentine a passé de l'état chronique de crise à la prospérité la plus complète qu'elle ait jamais connue depuis qu'elle existe en tant que nation. Mais, pour conserver tout le bénéfice des progrès accomplis, il reste encore à cette jeune République une dernière tâche à remplir : c'est de fortifier la paix intérieure, de perfectionner le régime politique et d'améliorer les principes d'administration, conditions indispensables pour assurer le développement normal du pays et sa future grandeur.

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