PIERRE - MORTE
Fig. 3. — La Guillemine. Sur la coupe verticale, passage de l'argile aux limons.
hauteurs de La Guillemine, de Courupt à Beaulieu. Ce décapage accidentel a révélé l'importance d'un dépôt qui, sans doute en raison du tapis végétal qui le protégeait entièrement, n'avait été jusqu'à présent ni reconnu, ni
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mentionné sur les feuilles géologiques au 1/80.000 de Verdun et de Bar-le-Duc. Fe Les parois de toutes ces fosses montrent, indifféremment, de la base au sommet :
— la pierre-morte en place; — un complexe d' origine gaizeuse, rognons, brèches, cailloutis et sables grossiers (0,10 à 0,40 m); — une argile compacte, ocre ou jaune, teintée de rouille et parfois sillonnée de veinules rougeûtres ferrugineuses (0,75 à 1,50 m); — une argile sableuse passant graduellement à des sables (0, 50 à 0,90 m); Ÿ
— un limon jaune pâle (0,10 à 0,30 m);
— le sol végétal forestier (0,80 à 0,80 m).
Il n'y a pas trace de stratification précise, le passage des argiles, toujours sous-jacentes cependant, au limon, s'effectue insensiblement. Le dépôt paraît azoïque. Il ne renfermerait, en outre, ni grès, ni quartz.
Le placage (6 km de long, 50 à 400 m de large) se poursuit sur les plateaux de Beaulieu jusqu'à la Maison Forestière, au voisinage de ce village. Deux lambeaux adventifs, venus, l'un du Signal de Rarécourt, l'autre des hauteurs parcourues par le chemin de Saint-Rouin à Beaulieu, le rejoignent à son extrémité méridionale. L'ensemble (1) couvre, non seulement les crêtes, mais encore, sans interruption notable, les revers gaizeux. La permanence de l'argile à la base est attestée par l'imperméabilité de la couche, par la présence, au-dessus de la pierre-morte excessivement poreuse en cet endroit, de zones marécageuses : les « fraîchies » bien connues des bücherons. :