‹ L'argot musicalChapitre 3 sur 34 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

Cet argot, utilisé par Eugène Sue de la façon vivante que Ton sait, l'auteur des Mystères de Paris l'avait, détail peu connu, emprunté au Vocabulaire des langues bigornes, recueilli par F. V. Raspail dans les prisons et publié dans son Réformateur, en i835.

En se raffinant, l'argot est devenu assez inintelligible. Celui de nos jours ne sert qu'aux aimables drôles qui vont de temps en temps faire figure sur les bancs du Palais de justice; il n'a rien à voir avec celui de ce petit livre, que son auteur, M. Emile Gouget, a bien voulu me prier de présenter au public.

En vérité, il n'avait que faire de cette présentation, se présentant lui-même assez clairement, pourvu qu'on l'ouvre au hasard et qu'on en lise deux ou trois pages. On voit tout de suite ce qu'il est: non point un vocabulaire d'argot pur, mais une curieuse et amusante collection de mots appliqués arbitrairement, de tournures conventionnelles, de termes techniques plaisamment détournés de leur objet et surtout un chapelet d'anecdotes et de réflexions drôles, telles qu'il s'en échange, à l'orchestre, entre musiciens en belle humeur.

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