‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 145 sur 192 · CASERNES · texte numérisé non relu

CASERNES

hommes et des sous-officiers, la cantine, les salles de bain et la buanderie;

3® Un casino pour les officiers, comprenant : une salle à manger, deux ou trois pièces et une salle de bibliothèque, un vestiaire, etc.; une cuisine avec office, cave, grenier, etc.: une pièce pour le sousofHcier chargé de la tenue des comptes, une pièce pour les plantons, le logement du gérant du casino et son personnel. L'ameublement est livré et entretenu par Tadministration de garnison ; les officiers fournissent le service. La plupart des casinos d'officiers possèdent un jardin ;

4« Un bâtiment pour les logements des familles des employés et des sous-officiers;

o® Un bâtiment pour le corps de garde avec une cellule et un local spécial (où sont déposées les caisses des payeurs des corps), les bureaux et les ateliers des ouvriers hors rang ;

6" Un hangar aux manœuvres;

7* Des écuries attenant autant que possible aux manèges.

Les écuries servent aux chevaux de troupe, aux chevaux d'ofOcier et aux chevaux de corvée. Les officiers n'ont droit qu'au nombre de places égal au nombre de chevaux pour lesquels ils perçoivent des rations : ils sont obligés de loger à leurs frais les autres chevaux qu'ils possèdent; la plupart du temps leurs chevaux sont logés en dehors de la caserne.

Les chevaux d'un même escadron, etc., sont, autant que possible, logés dans un bâtiment spécial ou dans des portions de bâtiment bien séparées les unes des autres : les écuries sont partagées en fractions de 50 chevaux ; les chevaux de remonte sont séparés de ceux du reste de l'escadron.

L'entretien du matériel des écuries et leur éclairage incombent à l'administration de garnison, à moins que le corps ne se réserve la vente des fumiers ;

8° Manèges. Les manèges sont alloués à raison de trois pour 5 ou 6 escadrons, deux pour 3 ou 4 escadrons, un pour 1 ou 2 escadrons, ou i groupe d'artillerie, ou ï bataillon du train ;

9« Des écuries pour les chevaux malades ;

10* Une forge;

Et enfin des magasins à munitions, des magasins, des hangars pour le matériel.

Matériel. — Tout le matériel, la literie et le linge de literie, sont fournis et entretenus par l'administration de garnison, à Faide des sommes mises à sa disposition par Tintendance.

Le remplacement du linge de couchage, des couvertures et des serviettes se fait, lorsque les effets ont atteint le terme de leur durée, par les soins de Tintendance qui adresse ses demandes aux ateliers et magasins d'habillement, et les remet ensuite à l'administration de garnison. Celle-ci se procure la paille de couchage (30 kilos par paillasse, et iO kilos par traversin et par an) dans les magasins administratifs, contre remboursement du prix coûtant. Le blanchissage du linge des casernes (non compris celui de la troupe qui doit le blanchir elle-même) est fait dans les buanderies militaires.

Chauffage. — La fourniture du chauffage est donnée par adjudication à un seul entrepreneur pour toute la garnison.

Le tarif de la ration de chauffage est déterminé par la quantité de bois de sapin nécessaire pour chauffer une chambre de 18 à 36 mètres carrés sur 3°»,S0 de hauteur, pendant une journée de 24 heures, dans les conditions atmosphériques des mois d'avril et d'octobre.

Pendant les mois de mars et de novembre, on alloue le double, pendant les mois de décembre, janvier et février, le triple. Le mètre cube de bois est considéré comme fournissant 1000 bûches, la ration de chauffage est égale à 22 bûches de sapin ou 15 bûches de bois dur (orme ou chêne).

On calcule une ration pour 4 à 8 hommes, une ration et demie pour les chambres de 11 à 12 hommes.

Les rations de chauffage pour le charbon de terre sont fixées pour toute la garnison après avoir été déterminées par des essais.

Éclairage. — L'administration de garnison fournit également l'éclairage à tous les habitants de la caserne, sauf les officiers. Le pétrole est employé lorsque Ton n'a pu passer de marché avec une usine à gaz : dans les cas où l'éclairage est fait au gaz, le marché assurant sa fourniture est soumis à l'approbation de l'intendance.

PLACES d'exercices. 735

Eafin, tous les ustensiles servant au nettoyage des chambres, corridors, cuisines, etc., sont également livrés aux troupes par le service de l'administration de garnison. Les corps 5ont donc absolument déchargés de tout le service du casernement, leur rôle consiste uniquement à adresser leurs demandes et à signaler leurs besoins à l'inspecteur de caserne.

Locaux disciplinaires de garnison { Garnison- Arresianstalten), — Dans chaque garnison un bâtiment spécial contient les locaux disciplinaires, destinés aux hommes punis d'arrêts. L'homme puni est toujours isolé dans une cellule ; le nombre de cellules est proportionné à l'effectif de la garnison ; il existe, en plus, une ou deux cellules destinées, dans chaque district de recrutement, aux hommes des réserves punis d'arrêts.

Dans les garnisons sièges d'un conseil de guerre, des locaux sont également prévus pour les prévenus, hommes de troupe et ofûciers.

Les locaux réservés aux sous-officiers punis d'arrêts sont séparés de ceux affectés aux hommes.

Champs de manœuvre (Exerzir-und-Reiiplàtze) . — Chaque garnison est dotée d'un champ de manœuvre, commun à toutes les troupes de la garnison. Les dimensions réglementaires sont les suivantes :

Pour un bataillon d'infanterie 37 hect. 5.

Pour un régiment de cavalerie .... 100 — Pour un régiment d'artillerie de campagne 180 —

Pour un bataillon d'artillerie à pied. .4 — Pour un bataillon du train 25 —

La superficie totale du champ de manœuvre d'une garnison comportant plusieurs armes est déterminée par celle de l'unité ayant droit à la superficie la plus grande.

Lorsque les cours des casernes ne sont pas assez vastes pour permettre Tinslruction individuelle dans de bonnes conditions et que le champ de manœuvre est trop éloigné, les

corps sont dotés de places d'exercices spéciales dont les dimensions sont fixées ainsi qu'il suit :

!• Places d'exercices.

Pour chaque bataillon, un terrain de 40,000 mèlres carrés.

Pour chaque régiment de cavalerie, un terrain de iO.OOO —

Pour chaque groupe d'artillerie de campagne, un terrain de 4,500 —

2® Carrières.

Pour chaque escadron, un terrain de 3,200 —

Pour une batterie à efieclif renforcé ou pour

une compagnie du Irain, un terrain de. . . 2,400 —

Pour chacune des autres batteries, un terrain de 1,600 —

Ces places d'exercices sont munies des appareils fixes de gymnase ; les carrières sont dotées de pistes pour sauts d'obstacles.

Camps (Tùistrticiion et champs de tir de rartiilerie à pied, — L'administration de garnison est chargée de l'entretien des camps, etc., et des baraquements qui y sont construits. Elle dispose, à cet effet, de crédits spéciaux alloués par le budget et de la moitié du produit des recettes provenant du droit de pacage, etc., l'autre moitié revenant à l'État.

Les officiers sont logés dans des baraques en maçonnerie, séparées par grades ; un casino est toujours installé pour eux; la troupe loge en général dans des baraques en tôle ondulée, les chevaux sont abrités dans des écuries en tôle ondulée ou des tentes écuries.

Le matériel de baraquement est sommaire, mais suffisant pour le séjour momentané des troupes; une attention particulière est toujours donnée à l'eau, et les travaux d'adduction sont exécutés avec le plus grand soin.

Règlement des comptes, — Les crédits nécessaires au service de l'administration de garnison sont répartis par le

ministère entre les divers corps d'armée ; l'intendance en a la gestion et fait les avances nécessaires, par mandats sur les caisses régionales, soit aux directeurs, soit aux commissions des corps, soit aux municipalités, si celles-ci en ont fait la demande. Les recettes provenant de baux, ventes, etc.^ sont perçues et portées en compte par les administrations de garnison.

Les comptes de gestion sont fournis trimestriellement par les directeurs, annuellement, en général, par les commissions et les municipalités; en fin d'année, les comptes deniers sont arrêtés avec les caisses régionales et soumis au contrôle de l'intendance.

Celle-ci vérifie également l'arrêté des entrées et sorties du matériel des bâtiments de l'administration de garnison et le compte des perceptions et distributions de toute nature faites aux corps de troupe ; le relevé général du matériel existant dans tous les bâtiments de la garnison ne s'effectue que tous les dix ans.

Après vérification et contrôle, le service de l'intendance les fait parvenir à la Cour des comptes.

YII. — Le Service de santé (1).

Le rôle du service de santé est de prescrire toutes les mesures d'hygiène nécessaires pour maintenir un bon état sanitaire dans l'armée, de veiller à leur application et de donner les soins médicaux aux militaires et à leurs familles.

Organisation générale du service.

L'ensemble du service est dirigé par le médecin inspecteur de l'armée, chef de la section médicale du ministère de la guerre. Cette section est chargée du personnel des méde-

(i) Friedens-SanUats-Ordnung. Règlement sur le service de santé en temps de paix, du 16 mai 1891.

Règlement pour les brancardiers, Krankentrager-OrdnunÇf du 21 décembre 1887.

cios militaires et de toutes les questions médicales ; les affaires concernant les relations de service des médecins avec les corps de troupe, les questions de discipline générale, de hiérarchie^ et enfin la mobilisation du train pour l'organisation des ambulances sont traitées par le Département général de la guerre. La section médicale est en outre tenue de s'entendre avec le Département de l'administration de Tarmée au sujet de toutes les mesures dont l'exécution imposerait des dépenses aux fonds et aux masses des corps.

Dans les corps (Tarmée^ le service relève à la fois de la direction du service de santé (Sanitàtsamt) et de Tintendance, S* bureau. Rappelons que ces deux organes forment la 4« section de Tétat-major du corps d'armée et qu'ils ont à assurer Texécntion des prescriptions ministérielles, d'après les ordres du général commandant.

Le directeur du service de santé est un médecin principal de !'• classe ; il a dans ses attributions tout le service médical des troupes et des hôpitaux, la surveillance des pharmaciens militaires, la constitution et l'entretien des approvisionnements médicaux; son avis est nécessaire pour tous les travaux de construction et de réparation des hôpitaux. Il dirige le corps des officiers du service de santé dont il est le chef, conjointement avec les autorités militaires ; il est le supérieur de tout le personnel des hôpitaux.

Le service de l'intendance a la surveillance de l'administration des hôpitaux, du matériel et des bâtiments ; il ratifie les marchés passés par le directeur du service de santé. Toutes les affaires concernant les subsistances, le chauffage, l'éclairage, l'entretien, les frais de bureau, sont du domaine de l'intendance, ainsi que la surveillance des fonds de l'administration des hôpitaux. Enfin, les questions de personnel des employés sont de son ressort.

On voit que les deux services ont des points de contact nombreux ; ils ne peuvent s'exercer facilement que par suite d'une entente constante; elle se fait toujours par accord ■verbal et par la communication réciproque de tous les projets ou instructions émanant des deux autorités.

SERVICE Mi:Dia4L DES CORPS DE TROUPE. 73&

Au médecin principal, directeur, sont adjoints un médecin aide-major, un pharmacien de corps et un sous-ofûcier secrétaire. Ordinairement, il a paiement à sa disposition le médecîn«major chef de la station d'analyses bactériologiques du corps d'armée, et, suivant les besoins, un inspecteur des hôpitaux de la garnison.

Dans Tétat-major de chaque division se trouve un médecin principal de 2** classe, médecin de division, conseiller technique, qui, d'après les ordres du général de division, dirige le service médical des corps de troupe et établissements militaires de sa circonscription. Il est leur intermédiaire avec le corps d'armée.

Tels sont les organes supérieurs qui ont à diriger l'exécution du service médical dans les corps de troupe et dans les hôpitaux.

Nous ferons remarquer de suite qu'il n'y a pas, dans les effectifs budgétaires, de cadres spéciaux pour les hôpitaux ; le service y est assuré par des médecins détachés des corps de troupe.

Service médical des corps de troupe.

Médecins. — Chaque régiment compte dans son état-raajor, un médecin-major de 1'* classe, médecin de régiment : il est le chef de tout le personnel médical du corps ; d'après les ordres du commandant de régiment dont il est le conseiller technique, il dirige le service et est chargé de l'instruction des médecins, des médecins auxiliaires, des médecins volontaires d'un an, des infirmiers et brancardiers du régiment.

Les bataillons d'infanterie, de chasseurs, de pionniers, etc., et une partie des groupes d'artillerie de campagne sont dotés d'un médecin-major de 2^ classe, médecin de bataillon. Le médecin de régiment fait le service du bataillon auquel est rattaché l'état-major du régiment: il est secondé par un des aides-majors. Les médecins de bataillon sont les subordonnés du médecin de régiment; cependant ils agissent en complète indépendance pour l'établissement des certiQcats médicaux et les soins à donner aux malades.

Le nombre des médeciDS aides-majors est de 3 par régiment dMnfanterie; de 1 à 3 par régiment de cavalerie, de 1 pour les bataillons formant corps.

Ces effectifs sont rarement atteints, étant donné le déficit considérable (environ 60 p. 100) qui existe dans les cadres des médecins.

Le service, dans les corps, incombe principalement aux aides-majors ; il consiste à passer la visite journalière et la revue de santé, soigner les malades à TinOrmerie, opérer la vaccination des hommes arrivant au corps, surveiller les denrées de l'ordinaire, accompagner les troupes dans les exercices, instruire les infirmiers, brancardiers, gardes-malades, et donner des soins aux familles des soldats. De plus, les aides-majors ont à remplir les fonctions de médecin de garde et de médecin assistant dans les hôpitaux, .quelquefois même ils peuvent remplir les fonctions de médecin chef dans les petits hôpitaux.

En plus des médecins des corps, il existe environ une vingtaine de médecins dits de garnison, Garnisonàrzte^ qui sont chargés, dans certaines grandes places, du service médical des unités ne possédant pas de médecins.

Les médecins des corps et ceux de garnison doivent, eD plus du service de la troupe, assurer également celui des hôpitaux soit comme médecins traitants, soit comme médecins chefs.

Les médecins auxiliaires ne peuvent remplir les fonctions d'aide-major que lorsqu'ils ont obtenu l'autorisation spéciale du directeur du corps d'armée. Jusque là, ils aident à assurer le service dans les casernes, ou encore dans les hôpitaux comme médecin de garde et assistant.

Les médecins volontaires d'un an remplissent également ces dernières fonctions.

Infirmiers {SanUàtsmannschaftm). — Il n'existe pas, eo Allemagne, d'unités spéciales d'infirmiers, mais chaque compagnie, escadron ou batterie, est dotée d'un infirmier, sous-

officier ou gefreiter. Ces infirmiers sont, comme les médecins, indifféremment employés dans les corps de troupe ou dans les hôpitaux. Dans les corps, ils sont chargés des soins des hommes malades à Tinfirmerie ou à la chambre.

Les infirmiers se recrutent parmi les soldats ayant un an de service et, en principe, sur leur demande : en cas d'insuffisance on les désigne d'office. Us sont choisis par les médecins des corps parmi les hommes de bonne conduite, possédant une instruction et une intelligence suffisantes, et n'ayant pas de punitions d'arrêts.

lis sont détachés, comme élèves infirmiers, à l'hôpital du siège de la division pour y recevoir pendant six mois une instruction spéciale. S'ils passent avec succès l'examen obligatoire en fin de cours, ils sont détachés dans des hôpitaux pour y faire le service, et attendent qu'il se produise des vacances pour être nommés Sanitàtsgefreite et ultérieurement sergents.

Le nombre des élèves infirmiers est variable, et se détermine dans chaque corps d'armée d'après les besoins à assurer. Quant à l'effectif des infirmiers il est fixé par le budget et s'élève aux chiffres suivants :

Sotts-olBelers. G«rreit«.

Prusse \ ,604 1 ,541

Saxe 155 149

Wurtemberg 84 82

Bavière 239 222

Totaux 2,082 1,994

On peut dire que la totalité de ces infirmiers sont employés dans les corps et les hôpitaux, car en Prusse, 58 seulement remplissent les fonctions de secrétaires, savoir : 5 au ministère de la guerre, M dans les directions de corps d'armée, et 36 dans les divisions.

Infirmeries. — Dans chaque caserne se trouve une infirmerie où sont traités les hommes atteints d'indispositions légères, ne nécessitant que quelques jours de traitement, sauf bien entendu les maladies contagieuses.

m CHAP. IX. — SERVICES : SERVICE DE SANTÉ.

On y admet également les hommes sortant de J'hôpital, dont la convalescence n*est pas terminée et les hommes en observation*

Brancat'diers ^t gurdes^malades. — Le personnel sanitaire des corps de troupe a dans ses attributions rinstruction des brancardiers^ pour tout ce qui concerne le transport des blessés et les premiers soins à leur donner. Le nombre des hommes recevant cette instruction spéciale est fixé a quatre par escadron ou compagnie dans la cavalerie^ l'artillerie a pied, les pionniers et les troupes de communications, à deux par batterie dans l'artillerie de campagne.

Le nombre des hommes à instruire dans rinfanterie et les chasseurs, n'est pas déterminé par le règlement {Kanheniràger-Ordnung)^ il est fixé par les commandants de corps d'armée^ de manière a ce qu'avec les ressources des réserves ou puisse assurer les besoins des ambulances en brancardiers lors de la mobilisation.

Les soins à donner aux malades sont assurés, dans les hôpitaux, par des gardes-malades ; civils et militaires. Ces derniers (Militàr Krankenwàrter) proviennent soit du recrutement (hommes du service non armé), soit, sur leur demande, de soldats des régiments d'infanterie ayant un an de service. Leur instruction est commencée par le personnel sanitaire des corps de troupe. Leur nombre est variable suivant les besoins ; on peut l'estimer à environ 40 par corps d'armée.

Service des hôpitaux.

Les hôpitaux comprennent quatre catégories : 1^ Les hôpitaux de garnison (Gnmisoniazarethe)^ qai doivent exister dans toutes les garnisons de 600 hommes et au-dessus. La capacité de ces hôpitaux est calculée à raison de 4 p. 100 de l'effectif réglementaire de la garnison : elle peut être abaissée à 3,8 p. 100 si, à proximité, se trouvent d'autres hôpitaux de garnison où les malades pourraient être transportés en cas de besoin.

DaQS les garnisons de moins de 600 hommes, il n'y a pas d'hôpital ; exception toutefois est faite pour certains cas spéciaux, par exemple pour les villes qui sont le siège de l'étatmajor d*un régiment de cavalerie.

Les malades sont soignés dans des hôpitaux ou établissements civils, ou transportés à l'hôpital militaire le plus rapproché, lorsque leur état le permet.

2® Les hôpitaux annexes (Hûlfslazarethé)^ qui peuvent être créés dans les cas suivants: lorsque la dotation en lits est insuffisante par suite de l'accroissement de l'effectif, et que l'hôpital de garnison oe peut être augmenté; lorsque celui-ci ne peut suffire aux besoins par suite d'un afflux considérable de malades, provenant soit d'une épidémie, soit du transfert des malades de garnisons voisines, soit encore de la présence de troupes exécutant des grandes manœuvres. Ils sont installés dans des bâtiments pris en location, dans des baraques démontables, ou sous des teptes.

3® Les hôpitaux locaux [Ortslazarethe]^ installations temporaires nécessitées par des grandes manœuvres ou des cantonnements prolongés, lorsqu'il n'est pas possible de confier sur place les malades à des hôpitaux civils,. ou de les transporter dans des hôpitaux à proximité. Les hôpitaux locaux sont étabUs d'après la base de 1 p. 100 de l'effectif, et installés comme les hôpitaux annexes.

4** Enfin les hôpitaux installés dans des baraquements (Barackenlazareihe), sur les champs de tir de Tartillerie et les camps d'instruction. Comme ils peuvent recevoir des malades jusque dans une saison avancée, leur organisation doit être assez complète pour qu'ils puissent remplir le rôle d'hôpital de garnison.

Organisation générais des hôpitaux de garnison.

Bâtiments. — Les hôpitaux doivent assurer à chaque malade un cube d'air de 37 mètres : la hauteur des salles prises dans œuvre, doit être de 4 mètres à 4",20. Les nouvelles constructions ne comportent, en principe, que deux étages, et l'on ne déroge à cette règle que si la superficie du terrain disponible l'exige absolument.

Les bâtiments (Krankenblocks), construits avec corridor latéral desservant des salles de 42 lits au maximum, doivent, autant que possible, avoir leur grand axe orienté de l'Est à rOuest, de manière que le corridor soit au Nord et les chambres de malades au Sud.

Certains grands hôpitaux comprennent outre le bâtiment principal, des pavillons^ organisés avec vestibule central ; ceux-ci doivent, de préférence, avoir leur grand axe du Nord au Sud, de manière que les chambres de malades s'ouvrent sur l'Est et l'Ouest. Dans chacun des deux étages se trouvent deux salles pour 18 lits : au ceotre sont installés les locaux accessoires, salle de garde, logements des gardes-mdades et des infirmiers, etc.

Indépendamment des grandes salles de malades, les bâtiments doivent encore contenir des chambres pour officiers, de petites salles de I à 3 lits pour les malades traités séparément, et des chambres spéciales à fenêtres munies de grilles pour les aliénés et les détenus en traitement. On désigne une salle inoccupée, chauffée en hiver, comme lieu de réunion [Tageraum) des convalescents : les nouvelles constructions en contiennent normalement plusieurs.

En règle générale, les bâtiments affectés aux malades sont séparés des bâtiments d'exploitation ; dans les petits hôpitaux seulement (de moins de 40 lits), tout le service peut être réuni sous un même toit.

Le bâtiment de l'administration, placé près de l'entrée principale, contient le logement des employés, ceux des inGrmiers et gardes-malades, du sous-officier de service, les bureaux, la pharmacie, le laboratoire de chimie et d'analyses.

Dans les hôpitaux de plus de 250 lits, tout le service de l'exploitation est réuni dans un bâtiment spécial, dont l'eaiplacement-type est au centre de toutes les constructions. H contient la cuisine et ses accessoires, la buanderie, la lingerie, la chambre à calandrer, la chambre à désinfection, un séchoir et les locaux pour les machines.

HÔPITAUX. 74o

En plus des locaux déjà cités, les hôpitaux doivent également posséder :

Des chambres pour les médecins de garde et leurs ordonnances ; une salle d'opérations dans les hôpitaux de plus de 71 lits; une tisanerie dans chaque bâtiment; un magasin pour conserver les effets personnels des malades ; des salles de bains ; des latrines à chaque étage ; un corps de garde (dans les grands hôpitaux) ; une glacière ; un bâtiment pour l'exercice du culte; une salle des morts ; une salle de dissection ; une cour et un jardin pour les convalescents. Le jardin doit avoir des allées ombragées ; il peut être planté d'arbres et d'arbustes, mais ne doit posséder ni grottes, ni tonnelles, ni parterres de fleurs. ,

Matériel des hôpitaux. — Pharmacies. — La nature et la quotité du matériel sont fixées pour chaque hôpital d'après son importance. Il comprend, outre le matériel d'exploitation : le linge et la literie qui sont renouvelés par les soins de l'intendance au moyen de ressources dont la création incombe aux magasins et ateliers d'habillement, les appareils et instruments de chirurgie, de chimie, etc., qui sont ou achetés par le service de santé, ou prélevés sur les approvisionnements de réserve, enfin les médicaments qui, dans les grands hôpitaux, servent à constituer les pharmacies, et dans les petits hôpitaux de moins de 71 lits le dépôt de médicaments et effets de pansement {Arznei-und Verbandmittelans tait).

Les approvisionnements sont assurés par un dépôt de matériel du service de santé {Sanitàisdepot), existant dans un hôpital du chef-lieu de corps d'armée et placé sous la direction du médecin-chef de cet hôpital. Il est géré par un médecin aide-major et un volontaire d'un an pharmacien. Son rôle consiste à fournir les médicaments, etc., nécessaires aux hôpitaux, à renouveler les approvisionnements de réserve et à assurer les besoins du service en cas de mobilisation ; ses achats, toujours opérés en gros, lui permettent d'obtenir des conditions de prix très favorables.

Un dépôt principal, installé à Berlin, remplit surtout le

rôle de répartiteur et de régulateur vis-à-vis des dépôts de corps d'armée ; il est chargé d'assurer certains besoins généraux.

Les pharmacies des hôpitaux alimentent les infirmeries des corps de troupe.

Le nombre des hôpitaux possédant un pharmacien militaire [Garnisonapotheker) est très réduit; dans la plupart des établissements, le service est assuré par un médecin-major, qui a sous ses ordres, pour la préparation des médicaments, des volontaires d'un an, pharmaciens, au nombre de 1 pour les hôpitaux de 17 à 120 lits, de 2 pour ceux de 121 à 240 et de 3 au-dessus. Dans les hôpitaux de moins de 71 lits, le service est uniquement assuré par le médecin-chef ou un médecin aide-major; dans ce cas, les médicaments importants sont achetés dans des pharmacies civiles.

Une station comprenant deux sections. Tune pour recherches microscopiques et bactériologiques, l'autre pour analyses et expertises chimiques, est installée auprès de la direction de santé de chaque corps d'armée. Le pharmacien de corps est directeur de la section chimique ; la section bactériologique est confiée à un médecin possédant les aptitudes nécessaires.

Enfin, il existe, en Prusse, S laboratoires, dits hygiénicochimiques [Hygienisch-chemische Laboratorien)^ chargés des analyses et expertises particulièrement délicates et exigeant un matériel spécial et très complet. Ces laboratoires sont installés à la direction de cinq corps d'armée et exécutent tous les travaux de recherches qui leur sont demandés par les autres corps, d'après une répartition fixée par le règlement.

Personnel des hôpitaux. — A la tête de chaque hôpital se trouve un médecin-chef; il est assisté, pour le traitement des malades, par des médecins détachés des corps de troupe, et dispose, pour l'administration, d'employés supérieurs inspecteurs de 1" classe, inspecteurs d'administration, inspecteurs; ou dans les petits hôpitaux, d'un sous-officier chargé des

écritures. Le service des malades est assuré par des infirmiers détachés des corps de troupe, des gardes-malades militaires ou civils, etc., et, dans certains établissements, par des infirmières (diaconesses ou sœurs de charité).

Le médecin-chef (CAc/arjsr) est nommé par le général commandant le corps d'armée, sur la proposition du directeur du service de santé. Il est choisi, soit parmi les médecins des corps de troupe ou de garnison, soit parmi les médecins de division qui, presque tous, sont chefs d'hôpitaux importants.

Les médecins-chefs conservent toutes leurs obligations visà-vis de leurs corps ou services spéciaux, toutefois, ceux des grands hôpitaux peuvent être dispensés d'une partie du service de troupe, etc., par le général commandant le corps d'armée.

Le médecin est responsable df? rexéculion du service et de l'administration; il est le supérieur de tout le personnel médical, infirmiers et gardes-malades de son établissement, il aie droit de punir dans les limites fixées pour un commandant de compagnie (non chef de détachement) et peut infliger aux employés et aux pharmaciens des avertissements, des bMlmes et des amendes jusqu'à concurrence de 11 fr. 23.

Le commandant d'armes a le droit de répression disciplinaire sur tout le personnel de l'hôpital, y compris le médecinchef; il est chargé du maintien de la discipline parmi les malades et les soldats détachés à l'hôpital et peut designer à cet effet, lorsque Thôpital renferme des malades appartenant à des corps différents, un officier qui a le droit de punir afférent à un commandant de compagnie. Un sous-officier (infirmier, ou à défaut, pris dans un corps de troupe) est détaché à l'hôpital pour y maintenir l'ordre et la discipline.

Si, dans une garnison, il ne se trouve momentanément pas de médecin militaire pour diriger un hôpital, on désigne, à cet effet, un médecin civil, après entente entre le service de santé et le service de rintendanoe. Mais ce médecin civil n'a pas les attributions du médecin-chef, qui sont confiées à une commissioia d'hôpital, comprenant le médecin et un officier désigné par le commandant d'armes (un lieutenant en premier

pour les hôpitaux de 30 lits, un capitaine pour ceux de 31 à 150, un officier supérieur au delà). Si Thôpital comporte un employé, ce dernier fait également partie de la commission comme membre administratif.

On prend la même mesure lorsque le service médical n'est assuré dans un hôpital que par des médecins du rang de sous-officiers.

En principe, ce sont les médecins-majors qui sont chargés des fonctions de médecins traitants (Ordinirende Sanitâtsoffiziere).

Dans les garnisons où il y a moins de trois médecins-majors, chacun d'eux est chargé de soigner les malades de son corps de troupe. Dans les autres garnisons on partage les malades en quatre catégories {Krankenstationen)^ savoir : a) pour maladies externes ; b) pour maladies internes ; c) pour maladies des yeux et des oreilles ; d) pour maladies vénériennes et affections cutanées.

Chaque catégorie est soignée par un médecin traitant: médecin-major et exceptionnellement médecin aide-major de 1'® classe; au médecin traitant est adjoint, autant que possible, un médecin assistant : aide-major, médecin auxiliaire oa volontaire d'un an. Les médecins traitants sont désignés pour un an par le directeur du service de santé et ne sont pas dispensés de leur service de troupe. En principe, le médecin chef ne remplit pas les fonctions de médecin traitant dans les hôpitaux de 100 lits et au-dessus.

Le médecin assistant {Assistirender Sarùtàlsoffizier) accompagne le médecin traitant dans chacune de ses visites, afm d'assurer l'exécution des prescriptions données pour chaque malade. Il doit, avant la visite principale, voir les malades et se rendre compte de leur état, afin de pouvoir donner des renseignements sur chaque cas au médecin traitant.

De plus, il est tenu d'aller voir les malades, à partir de 4 heures et, en cas de nécessité, dans la soirée. Il aide le médecin traitant dans les soins à donner ; dans les cas urgents, et en l'absence de ce dernier, il donne les prescriptions qu'il juge nécessaires. Le médecin assistant surveille la distribution

des médicaments et des aliments, ainsi que le service des infirmiers et des gardes-malades de sa catégorie.

Enfin le service est complété par des médecins de garde (Wachthabende Sanùàtsoffiziere)^ commandés à raison de 1 par hôpital au-dessous de 200 lits, de 2 et 3 pour les hôpitaux plus importants. Ces médecins sont désignés, diaprés un tour de service établi par le plus ancien médecin de la garnison, parmi les médecins aidesrmajors, médecins auxiliaires ou volontaires d'un an. Le médecin de garde reçoit les malades à leur arrivée, les dirige sur la catégorie où ils doivent être traités, donne les soins dans les cas graves si aucun autre médecin n'est présent à l'hôpital ; il est chargé de la surveillance de tous les infirmiers et gardes-malades de l'établissement.

Employés. — Pour assurer le service de IJadministration de Ihôpital, le médecin-chef est assisté du personnel administratif suivant :

Un inspecteur de Tadminis-

de 51 à 120 lits { trationdes hôpitaux ou un

inspecteur des hôpitaux.

^ , . ^ .. j j .ni-» t Uû sous-officier chargé de

Dans les hôpiUux de moins de 50 lits. | ,^ comptabilité.

. -aâ jw oAi^ 1-. S Un inspecteur de U» classe del21à«)0 1.te..{ et un inspecteur.

{Un inspecteur de 1'* classe et deux ou plusieurs inspecteurs.

Les fonctions de ces employés sont les suivantes : L'inspecteur de 1'® classe ou l'inspecteur de l'administration est membre de la commission de la caisse, et s'occupe spécialement de la comptabilité des fonds; il est le chef du personnel administratif, dont il surveille le service de manière à ce qu'il soit exécuté conformément aux prescriptions du médecin-chef.

Le deuxième employé,- également membre de la com-

mission de la caisse, est chargé spécialement du couchage, de la nourriture des malades, de la tenue, du chauffage et de l'éclairage des salles; il surveille la cuisine et répartit le travail entre tout le personnel d'exécution. Dans les hôpitaux de plus de 200 lits, toutes ces dernières fonctions sont réparties entre plusieurs employés; dans ceux de moins de 120 lits, un seul employé est chargé de tout le service d'administration et d'exploitation.

Les infirmiers, gardes-malades et le personnel subalteroe sont répartis entre les hôpitaux d'après leur importance et les besoins du service.

Résumé du personnel du service de santé.

Le personnel employé dans le service de santé est le suivant :

Médecins : 1^(50 (effectif budgétaire diminué de 60 p. iOO dans les

médecios aides-majors) ; Pharmaciens : 47 ; Médecins auxiliaires, médecins et pfiarmaciens volontaires d'im an, en

nombre indéterminé ; Employés supérieurs : 292 (inspecteurs des divei-ses catégories); Employés suballemes : 37i (gardes-malades civils, garçons» etc.) ; Infirmiers militaires : 4,076 (sous-officiers et gefreile); Gardes-malades militaires : environ 900.

Règles générales de radmlnistration des hôpitaux.

Admissions gratuites à l'hôpital. — Sont soignés gratuitement dans les hôpitaux, les militaires de l'armée active â partir du grade de sergent-major et au-dessous, sauf les exceptions indiquées ci-après.

Admission à charge de remboursement. — Sont admis dans les hôpitaux militaires :

r Contre remboursement de 1 fr. 50 par jour :

Les engagés volontaires d'un an, les sous-ofRciers artificiers et des arsenaux, les employés subalternes de Tadministration de Tarmée, etc. ;

2® Contre remboursement de 1 fr. 875 par jour :

a) Les lieutenants et assimilés^ les employés militaires et civils de l'administration de l'armée, ayant une situation hiérarchique équivalente, etc.;

b) Les officiers à partir du grade de capitaine et audessus, les employés de l'administration de l'armée non compris dans la catégorie précédente, etc.;

Mais toutes les personnes comprises dans la catégorie b ci-dessus ne peuvent être admises qu'avec l'autorisation du général commandant le corps d'armée.

Administration des hôpitaux. — Inspections, — Le^mëdecin-chef est responsable de l'administration de l'hôpital, comme il est responsable du service médical : nous avons vu les aides qui lui étaient subordonnés pour l'exécution de l'ensemble du service.

La gestion des fonds est confiée à une commission de caisse, composée du médecin-chef, de l'inspecteur de \^ classe, et d'un inspecteur dans les établissements qui comportent deux employés et plus. Les membres de la commission sont solidairement responsables pour toutes les mesures prises en commun ; ils le sont personnellement pour toutes les parties de la gestion des fonds qui leur sont particulièrement réservées.

Les employés sont tenus de déférer aux ordres du médecinchef, qui en assume toute la responsabilité. Dans ces limites, les employés sont responsables de l'exécution du service d'exploitation qui leur est assigné par les règlements.

La comptabilité, tenue par les employés, comprend trois parties distinctes : les fonds, les approvisionnements, le matériel.

Les comptes de gestion des dépenses d'entretien sont adressés à l'intendance, ceux du matériel médical à la section médicale du ministère de la guerre, les fonds sont réglés avec la caisse régionale.

Les comptes annuels sont, après vérification, adressés à la Cour des comptes.

L'entretien des bâtiments se fait d'après les principes donnés pour l'administration de garnison. Dans sa tournée d'inspection, l'intendant s'assure de l'état d'entretien des bâtiments et du fonctionnement de l'administration. Il prévient de son arrivée le médecin-chef, afin qu'il puisse être présent à l'inspection.

Le médecin directeur du service du corps d'armée doit également inspecter les hôpitaux, une fois par an, au point de vue spécial du service médical.

Les commandants d'armes doivent aussi visiter les hôpitaux et rendre compte des défectuosités qu'ils auraient pu constater, et auxquelles ils ne pourraient porter immédiatement remède. Enfin les officiers généraux ont le droit d'inspecter les hôpitaux.

Les établissements de convalescence (Genesungsheime).— La création de sanatoria ou établissements de convalescents, est de date relativement récente.

On en trouve trace pour la première fois en 1895, à propos de rhôpital thermal de Landeck en Silésie, territoire du VI* corps d'armée.

L'exposé des motifs mis à l'appui d'une première demande de crédits, s'exprimait ainsi :

« L'hôpital militaire de Landeck, fondé en 1865, au moyen de dons, et reçu par l'administration militaire à titre de « Fondation de la princesse Charles », n'a pas été amélioré depuis cette époque. Sous bien des rapports, il est indispensable d'y apporter des perfectionnements, car il ne suffit plus au nombre toujours croissant des malades, et ne répond plus aux exigences de la thérapeutique moderne.

« De plus, on a reconnu que pour les convalescents relevant de maladies graves, les hôpitaux ne sont pas organisés pour mener à bonne fin le traitement qui leur est nécessaire. Le malade se rétablit souvent plus complètement et plus rapidement à la suite d'un séjour effectué, en dehors de l'hôpital, dans des conditions hygiéniques favorables.

« Ces conditions sont loin d'être remplies par le retour à la caserne, ou même par l'envoi du convalescent en congé dans

ses foyers, car rexpérience a prouvé que daus ce dernier cas les soins nécessaires faisaient souvent défaut. On a vu parfois Tétat des convalescents empirer par suite de leur négligence à suivre le régime qui leur avait été prescrit.

« Par contre, un séjour dans un pays favorable, avec un traitement judicieux, des soins d'hygiène méthodiques et un exercice bien réglé, permettent d'espérer que les convalescents recouvreront plus rapidement les forces nécessaires pour être en mesure de reprendre leur service sans craintes de rechutes.

« Souvent un traitement hydrothérapique suivi, pendant un séjour de convalescence fait dans les conditions indiquées ci-dessus, accélérera beaucoup la reconstitution des forces du malade, et le remettra rapidement à même de supporter les fatigues du service et de résister aux variations de température.

« Pareil traitement est en outre très efficace dans un grand nombre de maladies chroniques, et doit par conséquent être vivement recommandé pour le traitement des malades militaires.

« Jusqu*à présent l'armée manque d'installations spéciales pour le traitement hydrothérapique : on en construit actuellement une à l'hôpital Wilhelm de Wiesbaden, il en faut une autre pour les corps d'armée de l'Est.

(.( Landeck est éminemment propre à rétablissement d'un séjour de convalescents et d'une installation hydrothérapique grâce à ses avantages climatériques, à sa situation élevée qui, tout en étant abritée, le fait jouir d'une température fraîche et stimulante. )>

Le principe de la création des établissements de convalescence était posé : immédiatement, on étudia l'organisation de deux sanatoria, à Rothau, pour le XV® corps et à Letlenbach pour le XVI«.

La presse a donné les renseignements suivants sur Lettenbach : a Un médecin militaire dirige le service médical. Le caractère militaire de l'institution résulte de la présence d'un officier désigné par l'autorité militaire parmi ceux dont l'état

de santé exige du repos et qui y est détaché pour une durée de 6 à 8 semaines au maximum.

« Il fait des théories aux convalescents, leur fait exécuter des appréciations de distances, des exercices préparatoires de tir, du tir réduit et enfin des promenades militaires. Ces exercices, sagement gradués, distraient les hommes, entretiennent leurs connaissances militaires et contribuent au rétablissement rapide des convalescents, en les fortifiant progressivement; ils leur permettent de regagner toute leur vigueur avant de reprendre du service.

« La durée du séjour n'est pas limitée; pour accélérer le rétablissement des malades, on joint une nourriture très substantielle aux avantages qui résultent d'une installation et d'un exercice bien compris dans une région d'une salubrité parfaite. »

En 1899, des crédits furent accordés pour l'aménagement d'un établissement de convalescents à Biesenthal (petite ville située dans le Brandebourg, entre Beriin et Eberswald, ligne de Stettin, territoire du II1« corps).

En 4900, sur le territoire du XIII® corps (Wurtemberg), oc créa le sanatorium de Waldeck, près de Nagold, dans la Forêt-Noire.

Enfin, le IV« corps en possède un à Suderode, le VII* à Dribiirg et le X« dans l'île de Nordeney,

D'après la presse, l'Empereur a fait cadeau à l'armée, de sa villa Â^Arco en Tyrol. Ce sanatorium est installé de manière à recevoir K2 officiers ou médecins de l'armée active: plus tard il sera aménagé de manière à en recevoir 25.

En Saxe, il existe deux établissements de convc^lescence, pour le XII® et le XIX® corps, à Glasewalds-Ruhe et à Grûnbach dans le Vogtland.

Service de santé en campagne.

Le tableau suivant, emprunté à l'aide-mémoire du major Balck, professeur à l'Académie de guerre de Berlin, indique le personnel et le matériel affectés aux principales unités pour Texécution du Service de santé en campagne :

SBHVICE DE SANTB EN CAMPAGNE.

•roptit»

jnoë

gaDaO«O00

inoAnAaoo

*ta«V9HTM

iflCO

'il

't9\90\ffm

• îO

"-' lilli

lO'*-'*-^'*-

nuiSMfo

ss

"■ êm «*

'inafBMVvd 1

9iC0

fDYi

siËgi

•laitsipya

. , . Ill'ff

a s ft « •

tllOXIOA

— fl"*

: S ço-S -S

Is

.£ fl (0 tf,

Bindement .

me ci-dcss

brancardiei gardes-mal

gardes-mal

ja.2

B 1 çooo <■*

^ Is

'nSlWMlMUl

aO<^^ « «

'sioftin-fl^pit

•KmafR

— is

-■■OfTll

s s ft 91 91

-•Kiosa^H

ia

• ao

ja -a

ce

• tm

O ce en

CO

Page 1