‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 147 sur 192 · SERVICE DE SANTÉ EX CAMPAGNE · texte numérisé non relu

SERVICE DE SANTÉ EX CAMPAGNE

réunis en des points de rassemblement, ils y sont hospitalisés ou sont évacués sur l'arrière .

h) Au combat. — Le personnel médical des corps de troupe organise avec les voitures ou les cantines médicales un ou plusieurs />05rtfs de secours (de 600 à 1000 mètres en arrière de la ligne de feu) ; les brancardiers auxiliaires et une partie du personnel médical suivent, avec les brancards et les sacs à pansement, les troupes au combat. Les hommes légèrement blessés se rendent seuls aux postes de secours ; ils emportent leurs armes et ne conservent que quelques cartouches.

Les ambulances sont installées, en tout ou partie, sur Tordre du commandant des troupes et suivant l'indication des médecins de la division. Chaque section constitue 6 patrouilles de 3 brancards (à 4 brancardiers chacun) ; une dernière patrouille est en réserve dans l'ambulance avec 4 brancards ; ces patrouilles sont réparties et dirigées sur le terrain du combat par l'officier du train, commandant de l'ambulance.

L'ambulance rassemble, autant que possible, les blessés des postes de secours régimentaires, de façon à rendre disponible le personnel des corps; elle ne donne elle-même que les premiers soins nécessaires pour diriger les blessés soit sur les hôpitaux de campagne, soit sur les gîtes d'étapes.

Les hôpitaux de campagne qui marchent avec le premier échelon des colonnes de munitions et des trains, sont poussés en avant et s'installent dans, ou à proximité des localités situées en arrière de la zone même de combat; les autres hôpitaux restent au deuxième échelon des trains pour être employés suivant les ordres du commandement.

Les hôpitaux de campagne confient les blessés non transportables au personnel des étapes (qui organisent alors des hôpitaux de guerre permanents) et assurent l'évacuation des malades transportables, soit par les trains-hôpitaux (constitués dès le temps de paix, pourvus de wagons-cuisines et capables de transporter dans 30 wagons 300 blessés grièvement), soit par les trains-hôpitaux auxiliaires (constitués à

Taide de wagons de voyageurs ou à marchandises, comprenant jusqu'à 80 essieux, aménagés pour le transport de 240 à 300 blessés couchés), soit par les trains de malades (pour blessés légèrement, assis ou couchés; chaque i^agon reçoit 24 maiades).

Les blessés venant des hôpitaux de campagne ou des hôpitaux de guerre sont reçus dans les hôpitaux de réserve, créés sur le territoire national, ou dans les hôpitaux des sociétés de secours aux blessés ou dans des maisons privées.

Le tableau ci-dessous, également emprunté à Taide-iiiémoire du major Balck, résume le fonctionnement du Service de santé en campagne :

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