‹ L'armée allemande; étude d'organisationChapitre 28 sur 192 · CLASSÉS · texte numérisé non relu

CLASSÉS

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Nota. — Poar l'anoée 1887 et les années antérieures, les comptes rendas oCBciela da reerutement n'indiquent pas le nombre des engagés tolontaires avant 20 mu ; par analogie afec les années suitanles, on a admis qu'il était uniformément égal à 10,000.

98 CHAPITRE n. — LE RECRUTEMENT.

Les ressources du recrutement en hommes exercés ou non.

Le tableau de la page précédente va nous permettre de déterminer, en chiffres ronds, les ressources dont l'Allemagne dispose actuellement :

Eu hommes complètement instruits; Ou sommairement exercés; Ou non exercés.

Nous prendrons comme date de départ, pour nos calculs, le l*f avril 1901, au moment où les différents contingents viennent de passer dans la classe de recrutement suivante (Voir le tableau de la page 74).

A ce moment, l'autorité allemande dispose :

a) En liommes complètement instmits :

Année acliye Classes 4900, 4899, fraction de 1898 (1).

Réserve de l'armée active. Classes 4898 (fraction), 1897 à 1894 inclus.

Landwehr 1« ban Classes 1893 à 1889 inclns.

Landwehr 2« ban Classes 1888 à 1883 inclus.

b) En hommes sommairement exercés :

Une fraction des Ersalzreservistes des classes 1900 à 1889 inclus. Une fraction des Landwehriens l'^^ban (anciens Ersatzreservistes exercés) des classes 1888 à 1883 inclus.

c) En hommes non exercés :

Les Ersatzreservistes non exercés des classes 1900 à 1889.

Les hommes versés dans le Landsturm 1^' ban des classes 1900 à 1883 inclus, auxquels on peat ajeuter les jeunes gens tiyant moins, de 20 ans (2), les ajournés de Tannée 1900 encore en suspens.

Avant d'appliquer aux trois catégories d'individus qui viennent d'être énumérées, les chiffres du tableau de la page 97,

(1) Hommes dans la cavalerie ou Tartillerie à cheval.

(2) D'après la loi, ces jeunes gens font partie du Landsiarm 1« ban.

LBS SESaOUBCES DU REGRCTEMBNT. 99

CD doit faire subir à ces denûers ks réductkoa provenant des diminutions des contingoots pour causes de morts,^ accidents^ réformes, émigrations^ etc.

Od ne possède pas les éléments iiécessaires pour calculer exactement les coefficients de pearte appUeables aux contiagents aOeniaDds*

La seule donnée précise est que la majoratioii de recraes, incorporées pour parer aux pertes subies par le contingent, est de 9 p. 100 : ce pour cent représente les pertes subies par les classes sous les drapeaux pendant une année, ou enc<Hie seQâblemeat les pertes subies par une même classe penchant les divises a&nées d'iucorporatian, jusqu'à ce que tous les hommes de cette dasse aient quitté Famnée.

Touterois, en se basant d*inie part sur les rapports annuels du service de santé, publiés par le ministère de la guerre [Htissien, d'autre part sur les tables de mortalité aUemaodes pour les hommes qui ont quitté Tarmée,, ou peut admettre en chiffres romis, comme coefTicMmi de perte :

5 p. 100 du contingeotÎDOOFporéypeDdanilal'^aai'uée (dont S p. 100 pendant les sîz premiers mois).

2 p» iOÔ du coutingeut iucorporéi pendant les années suivantes (1).

[i) Les (fimBvtims 4'effwCif sofportées p^r les traapes pcofienaïkt, en très grande n^^lé, de refermes, d*tecideulii €m et morts : cUn. soat indiquées âsns les 5«7wMi Bcrnhte àt la Meéimal Abikiûmnf^ ^ni «iomieDt ^lenent k répartitioa des perles aa eoan des diflrfimMs périodes d'ineorperati^n.

En admettant pour les autres causes de disparition la même répartition que pour celles qui relèvent du service de santé, on trouve que le supplément de 9 p. iOO, incorporé en sus du contingent, doit faire face à des pertes s'élevant à :

5 p. 100 du contingent, pendant la première année d'incorporation

(dont 3 p. iOO pendant les six premiers mois); 2 p. 100 pendant la deuxième année d'incorporation ;

Les antres 2 p. iOO servent à couvrir les vides, survenant parmi les hommes restant au service au delà de la deuxième année.

Pour les années qui suivent la deuxième année d'incorporation, les

Le tableau de la page suivante a été établi en appliquant ces données aux contingents mentionnés plus haut, après avoir toutefois modifié les coefficients de perte pour les ramener à la date du !•' avril.

Les hommes affectés à TErsatzre serve et au Landslurm !«' ban étant laissés dans leurs foyers, il ne leur est affecté qu'un coefficient de 2 p. 100 par an.

relevés du service de santé ne donnent plus d'indications suffisantes, car aux causes de disparition d'ordre militaire, viennent s'ajouter les pertes subies par les hommes rentrés dans la vie civile : cette remarque s'applique déjà pour la deuxième année d'incorporation pour les hommes ne faisant qu'un an de service (train, engagés volontaires).

Mais les tables de mortalité allemandes, tirées du Bulletin statistique annuel (Statistisches Jahrbuefi) indiquent, pour les hommes de 20 à 40 ans,

une mortalité variant de 7^ à ^ soit, en moyenne, 1 p. i 00. En y ajoutant encore 1 p. 100 pour les autres causes de disparition (accidents, réformes, émigrations, etc.), on est conduit à admettre â p. 100 pour le coefficient de perte d'un contingent au cours des troisième, quatrième... etc. années qui ont suivi son incorporation.

En prenant le 1" avril comme date de comparaison, on pourra dire : Un contingent est réduit de 3 p. iOO au 1<"^ avril de la première année d'incorporation, puis le reliquat, de 3 p. 100 au 1*' avril de la deuxième année, puis les reliquats successifs, de 12 p. 100 au l**' avril des troisième, quatrième années d'incorporation.

En appliquant ces coefficients à un contingent de 1,000 hommes annuellement incorporés, on trouve que les contingents cumulés donnent au bout de 24 ans (1«' avril), 18,467 hommes. Ce chiffre correspond exactement à la réduction de 25 p. 100 pour 24 classes, admise par l'autorité allemande dans ses calculs de comparaison entre les ressources militaires de l'Allemagne et celles de la France et de la Russie, lors de la discussion de la loi de 1893. (Voir chapitre ^% page 22.)

LES RESSOURCES DU RECRUTEMENT

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