INSPECTION DES ÉCOLES MILITAIRES
des cadres subalternes d'infanterie (écoles préparatoires et écoles de sous-officiers) dépendent du ministère de la guerre par l'intermédiaire de arinspection des écoles d'infanterie». Avant d'aborder Tétude particulière de chaque école militaire, il est utile de définir le rôle attribué à ces deux autorités, ainsi qu'aux diverses commissions ou inspections qui en dépendent.
a) Inspection générale des établissements d'instruction et d'éducation.
Cette inspection est une des plus anciennes institutions militaires de la Prusse; elle existait déjà avant 1806, quoique sa dénomination actuelle lui ait été donnée seulement en (825. Ses attributions, mal délimitées, se confondirent longtemps avec celles du commandant du corps des cadets et de la commission supérieure d'examens militaires.
Ce ne fut qu'en 1854-1855 que le général-lieutenant von Peucker, mis à la tête de l'inspection, réussit à se placer nettement au-dessus de ces deux organes et à servir d'intermédiaire entre elles et le souverain. Il provoqua également la création de la « Commission supérieure des études militaires », coDstituée à l'aide des directeurs et des commissions d'études des établissements placés sous son autorité, et chargée d'assurer Tappropriation et la concordance des plans d'études de ces établissements, de déterminer l'esprit et les méthodes d'instruction à apporter dans chacun d'eux.
Ce programme ne paraît pas avoir été exécuté. « Ni « Peucker, ni ses successeurs n'ont utilisé les services de « cette commission ; les noms des membres qui en font partie K sont simplement indiqués sur l'Annuaire. C'est tout » (1).
La nomination du général von Rheinbaben, en 1872, entraîna une diminution des prérogatives de l'inspecteur général. L'Académie de guerre et la commission supérieure
(1) Poten. — Geschkhte des Militdr-Erziehungs'und Bildungswesen in Prmsen (Berlin i896).
274 CHAP. VI. — LES CENTRES d'lNSTEUGTION : LES ÉCOLES.
des examens mililaires dirigées par des ofQders généraux plus aucieDS échappèrent à son autorité. Pour cette dernière commissioD, cette situalion ne fut que temporaire et prit 6d en i877. Mais, pour rAcadémie de guerre, la séparation a été maintenue et, depuis cette époque, elle relève du chef de rétat-^DMLJor de Tannée.
La création d'une « Inspection des écoles de guerre » vint interposer, en 1873, une nouvelle autorité entre l'inspection générale et les écoles de guerre.
Enfin, l'ordre de cabinet du 3 mai 1878 a réglé les attributions de l'inspecteur général. 11 possède, vis-à-vis des établissements placés sous ses ordres, les prérogatives d'un général commandant de corps d'armée, il a la haute direction et le contrôle des écoles de cadets et des écoles de guerre en oe qui concerne les cours, les examens, etc. II en passe l'inspection et adresse tous ks ans son rapport à l'Empereur. Les modifications aux programmes d'instruction lui sont soumises et les propositions concernant le personnel passent par son intermédiaire. Par contre, toutes les affaires administratives sont directement adressées par les.intéressés au ministère de la gaerre.
En 1882, l'Éoole mixte de l'artUlerie et du génie cessa d'être soumise à l'inspecteur général ; ce ne fut que la consécration d'un état de choses existant, car l'influence de l'inspecteur sur cette École toute particulière était asses faible.
L'inspecteur général est actuellement un général de Tinfanterie ; il a sous ses ordres immédiats :
2 capitaines de Tadjutantur, 1 archiviste,
1 secrétaire de chancellerie, 1 planton.
De rinspection générale des établissements d'instruction et d'éducation relèvent :
i^ La commission supérieure d'études militaires comprenant (d'après T Annuaire de 1902) :