I. — Établlsseraents d'édaeatlon
1° Écoles préparatoires de sous-offieiers.
Ces écoles ont pour objet de favoriser le recrutement des écoles de sous-officiers.
Leur but est clairement défini dans Texposé des motifs mis à Tappui de la demande de crédits pour la construction, à Weilborg, en 1877, de la première école préparatoire.
« Il est d'usage dans celles des classes bourgeoises qui « fournissent au corps des sous-officiers ses meilleurs éléments, « de diriger les enfants après la confirmation, c'est-à-dire en « moyenne à 15 ans, dans leur carrière future ; il en résulte « que ceux qui ont un goût prononcé pour la carrière de « sous-officier, se trouvent dans une situation fâcheuse : ou « bien, sur les conseils de leurs parents, ils embrassent une (( autre profession qu'ils adoptent ensuite définitivement, ou « bien, ils passent avec déplaisir, dans une situation provi- « soire, les années qui les séparent de Tâge auquel com- R mencent les obligations militaires, ce qui ne manque pas K d'occasionner des dangers réels pour leur développement « futur, surtout au point de vue moral.
(( L'École préparatoire de sous-officiers aura pour but àe « recevoir ces jeunes gens dès l'âge de 4 S ans ; élevés milice tairement, ils y trouveront également les moyens de comff pléter leurs connaissances, non seulement en vue du <c métier militaire, mais encore en vue des emplois civils « auxquels ils pourront prétendre dans l'avenir.
« L'instruction sera faite par des professeurs civils, pour (( certaines parties par des officiers ; en plus on attachera une « importance toute particulière au développement physique
« et à rinstructioiî, de manière à les préparer aux exigences « de la carrière militaire. L'instruction militaire proprement « dite, sera cependant réservée à FÉcoIe de sous-officiers <( dans laquelle les élèves entreront après deux ans passés à « l'École préparatoire.
« Les élèves des écoles préparatoires ne sont pas des com- « battants, et par suite ne seront pas soumis k la discipline <t militaire ; l'entrée dans une école préparatoire implique « l'obligation de servir dans Tarmée active le double du a temps passé à l'école, mais les parents auront la liberté de « retirer leurs enfants à condition de payer les frais de pen- « sion. »
Les résultats donnés par l'École de Weîlburg furent satisfaisants, car d'autres écoles préparatoires furent établies successivement à Annabourg en 1881, à Neuf-Brisach en 1888,
En 1891, des crédits furent demandés pour la construction de deux nouvelles écoles préparatoires, et l'autorité militaire ne craignait pas, à ce propos, de montrer sous un jour peu favorable le recrutement direct des écoles de sous-officiers :
« Le système appliqué jusqu'à présent, de recruter les « élèves des écoles de sous-officiers, au moyen déjeunes gens « arrivant directement de leur famille n'a pas donné de bons « résultats,, On n'y présente que des jeunes gens qui après « avoir quitté l'école primaire ont essayé vainement d'ap- « prendre un métier ou qui, mal nourris, n'ont pas un déve- « loppement physique suffisant. Par contre, le recrutement « par les écoles préparatoires a donné des résultats excellents, « tant au point de vue de l'instruction que des aptitudes « physiques ; il présente toutes les conditions exigées pour la « carrière des armes.
« Il en résulte que les écoles de sous-officiers, alimentées « par les écoles préparatoires, n'ont besoin que de deux « années pour donner à leurs élèves l'instruction nécessaire, « et fournissent un contingent plus élevé de 1/3 que les écoles « se recrutant directement.
« A cette raison il faut ajouter le point suivant : c'est que
« le nombre des jeunes gens se présentant directement aux « écoles de sous-ofQciers n'augmente pas, tandis que pour les « écoles préparatoires il existe déjà actuellement un excédent i< de demandes qui ne fera que s'accroître dans l'avenir (1) ».
En résumé, les écoles préparatoires ont pour but de parfaire l'instruction des jeunes gens se destinant à la carrière de sous-officier pendant le temps qui s'écoule entre l'époque à laquelle ils quittent l'école primaire, et celle où ils atteignent l'âge des obligations militaires (17 ans) ; elles assurent un bon recrutement des écoles de sous -officiers.
La création de deux autres écoles en 1896 et 1897 porta à sept le nombre des écoles prussiennes, savoir :
Weilburg, créée en 1877 et pouvant contenir 250 élèves
— l'Se —
Dans chaque école, les élèves sont répartis en deux compagnies ; les cadres comprennent en général :
1 capitaine de 1'® classe, commandant l'école ,
1 capitaine de 2« classe, 3 lieutenants en l*"", 3 lieutenants:
officiers de compagnie; \ médecin aide-major, 1 comptable ; 4 professeurs, 1 surveillant ;
2 sergents-majors, 17 sergents ;
4 clairons, 8 ouvriers, 1 infirmier.
Admission. — Les pères ou tuteurs d'enfants ayant atteint
Annabourg —
Neuf-Brisach —
Juliers -
Wohlau
Bartenstein -
Greifenberg -
(I) D'après Poten le chiffre des demandes d'eolrdes en 1893 s'éleva à 3,421 ; sur ce nombre l,8â6 furent éliminées immédiatement pour divers motifs, sur les l,Sd5 restantes, 204 seulement furent acceptées, faute de places disponibles.
Tâge de 44 aas et demi, peuvent demander leur admission pour une école préparatoire. Le commandant du bureau de recrutement fait passer aux enfants un examen sur leurs connaissances générales, et si les résultats de la visite médicale sont satisfaisants, ils entrent dans une école à 4 5 ans révolus.
Le jeune homme, avec l'assentiment de son père ou de son tuteur, s'engage à entrer dans une école de sous-ofBciers, et à servir dans l'armée active au delà du temps légal, le double du temps (compté par mois) qu'il aura passé à l'école préparatoire.
L'enfant peut d'ailleurs être retiré de l'école moyennant le payement des frais d'instruction.
Nature et durée des cours. — La durée des cours est de deux ans. Les élèves des écoles préparatoires ne prêtent pas le serment de fidélité et ne font pas partie du personnel combattant; toutefois, ils portent l'uniforme de l'infanterie avec pattes d'épaule différentes, suivant les écoles.
L'instruction donnée dans les écoles a pour but de compléter l'instruction générale des élèves et en plus, de faire leducation des enfants. Elle incombe spécialement aux commandants de compagnie, secondés par les officiers, les professeurs et les sous-officiers.
Les cours embrassent :
L'instruction religieuse, l'allemand, le calcul, l'histoire, la géographie, les éléments de physique, la calligraphie, le dessin d'imitation et le chant.
L'instruction militaire proprement dite n'est donnée qu'à l'école de sous-officiers ; mais on apprend aux élèves avec un soin particulier, la gymnastique, la natation, l'escrime et les principes du service militaire.
Sortie. — En principe, après avoir suivi les cours pendant deux ans, les élèves passent dans une école de sous-officiers.
Si les enfants sont renvoyés de l'école, parce qu'on les juge incapables de devenir sous-officiers, leurs familles n'ont pas à rembourser les frais d'instruction ; il en est de même si les enfants sont retirés pendant les deux premiers mois de
leur séjour, mais, passé ce délai, si Tenfaut est retiré, les pareats ont à payer, pour le temps passé à Técole, les frais d'iDstroctioD évalués à S80 francs par an.
La Saxe possède, à Marienberg, une école préparatoire de sous-officiers annexée eu 1875 à l'école de sous-officiers de la même localité.
De même, la Bavière a créé en 4894, a Furstenfeldbrtlck, une école préparatoire de sous-officiers.
Z^ École de Jeunes garçons d'Axmabourg.
L'Institut d'Annabourg, fondé en 1763, est destiné à recevoir les fils de sous-officiers ou de soldats morts en activité de service, ou les fils de sous-officiers retraités comme invalides ou passant, après neuf ans de service actif, dans la gendarmerie, les forestiers, etc.
Les demandes d'admission doivent être produites au cours de la dixième année de l'intéressé ; les enfants entrent en principe à l'établissement entre 11 et i 2 ans ; toutefois, l'inspecteur des écoles d-infanterie dont dépend l'Institut, peut, par exception, recevoir des enfants en dehors de ces limites; il peut aussi ouvrir les portes de rétablissement à des fils d'officiers ou de médecins.
L'enseignement est celui des écoles primaires supérieures, il comprend en outre quelques notions de musique. Dans des ateliers installés à rétablissement, les enfants sont exercés aux professions que le soldat peut avoir l'occasion de pratiquer (menuisier, tailleur, etc.).
L'instruction militaire se borne à des exercices de marche, de gymnastique et de natation, à connaître les marques extérieures de respect, savoir faire un compte rendu. En résumé, les enfants doivent être en état de passer vers l'âge de 15 ans à l'école préparatoire de sous-<rfficiers annexée autrefois à l'établissement; cette école a cessé» depuis 1900, de relever du commandant de l'Institut pour rentrer dans le cas général des autres écoles préparatoires de sous-officiers.
LES ÉTABUSSEMEJTTS D'ÉDUOATION. 283
Les élèves sont au oombre de 500^ répartis en 4 compagnies de 125 eofants, dirigées chacune par un ofûcier assisté d'un sous-officier ; ils portent l'uniforme de l'infanterie sans parements, ni pattes d'épaule.
Le cadre militaire de l'établissement comprend :
1 officier supérieur commandant; 6 lieutenants;
2 médecins; i aumônier; i payeur.
LHnstttut d'Annabourg possède des annexes à Ërfurt (une vingtaine d'élèves)/ Bohle (en Westphalie), Griinhof (en Poméranie) et Breslau; ce sont des maisons d'éducation catholiques qui reçoivent les enfants dans les mêmes conditions qu'Annabourg.
La Saxe possède une école analogue à KLeinstruppen (près de Pima) ; elle reçoit une centaine d'enfants.
3<* Orphelinats militaires.
Les orphelinats militaires de Potsdam (pour les garçons) et du château de Pretsch (pour les filles) datent de 1724 et ont été créés par Frédéric-Guillaume IL Ds ont pour but de venir en aide aux orphelins, fils ou filles légitimes de soldats.
Ces enfants sont reçus de 6 à 12 ans ; ceux qui ne peuvent être admis faute de places, reçoivent des secours en argent jusqu'à leur entrée gratuite dans un établissement d'éducation.
Après leur confirmation, la plupart des enfants quittent les orphelinats pour entrer en apprentissage; une partie des garçons est reçue à l'École militaire de Potsdam, annexée i Torphelinat et analogue aux écoles préparatoires de sousofficiers.
L'orphelinat de Potsdam compte 800 enfants; celui de Pretsch environ 250.
Les orphelinats dépendent directement du ministère de la guerre et non de l'inspection des écoles d'infanterie.
L'existence des divers établissements mentionnés au cours de ce paragraphe montre la sollicitude de Tautorité militaire allemande pour l'éducation et l'instruction des fils de sousofBciers. Ceux qui ne peuvent entrer dans ces établisse nie nts sont élevés gratuitement dans les écoles primaires. Les sacrifices que l'Allemagne s'impose de ce chef ne doivent pas rester sans profits ; d'une part, la perspective de voir l'éducation de leurs enfants assurée doit décider une partie des sous-officiers à rester au service ; d'autre part, l'éducation donnée à ces enfants dans les établissements spéciaux développe leur vocation militaire et ouvre certainement à l'armée une source de recrutement pour les cadres inférieurs.
40 Les écoles de cadets.
Les écoles de cadets ont pour but d'assurer, au moins en partie, le recrutement du corps d'officiers en donnant à certains jeunes gens qui se destinent à la carrière des armes, une instruction et une éducation spécialement dirigées en vue de leur profession future.
L'ensemble des écoles de cadets forme le « Corps des Cadets » placé sous l'autorité d'un général-major et dépendant de l'inspection générale des établissements d'instruction et d'éducation.
Les premières compagnies de cadets créées en Prusse datent de 1686 et furent composées déjeunes Français possédant déjà une certaine culture militaire et qui avaient quitté leur pays à la révocation de TÉdit de Nantes (!)• Le nombre des compagnies (de 125 cadets) d'abord fixé à quatre par l'Électeur Frédéric-Guillaume, était tombé à deux en 1701, faute de candidats.
(1) Polen, tome IV, loc. cit.
En 1717, Frédéric-Guillaume I«' réorganisa le corps des cadets en réunissant, à Berlin, les éléments disséminés à Kolberg, Magdebourg, Custrin et Berlin. Au début, Tinstitulion fat peu goûtée, et les parents hésitaient devant la rigueur toute Spartiate avec laquelle étaient traités les enfants ; c'est ainsi que, de 1717 à 1740, 1600 jeunes gens seulement passèrent par le corps des cadets.
Frédéric le Grand réforma les méthodes d'instruction et d'éducation et exigea que les supérieurs des cadets les traitassent c( comme des gens nobles et de futurs officiers et non comme des valets de ferme ». Le résultat de ces mesures se fit bientôt sentir et, d^ 17il à 1745, 543 cadets entrèrent dans l'armée. Leur instruction était telle que, durant la guerre de Sept-Ans, des cadets à peine âgés de 14 ans firent campagne comme officiers.
En 1769 une école de cadets fut créée à Stolp pour dégager l'établissement de Berlin et le débarrasser des jeunes gens n'ayant qu'une instruction rudimentaire ; une autre s'établit à Cul m en 1776, une autre encore à Kalisch en 1793 pour les jeunes nobles d'origine polonaise.
La tourmente de 1806 dispersa tous ces établissements, et dans son projet de réorganisation de l'armée, Scharnhorst proposa même de supprimer le corps des cadets « car avec l'argent qu'il coûte on pourrait faire davantage » . Cette mesure radicale ne fut pas appliquée, mais le corps des cadets fut réorganisé. Une école de deuxième degré, établie à Berlin, se recruta exclusivement au moyen des élèves des écoles préparatoires (ou provinciales) de Potsdam (1811), puis de Culm (1816). De nouvelles écoles provinciales furent créées à Wahlstadt (1838), à Bensberg (1840)-
Les accroissements du territoire de la Prusse après les événements de 1866 amenèrent la création de deux autres écoles préparatoires à Pion (Schleswig-Holstein) et à Oranienstein (Nassau).
L'augmentation du nombre des candidats après la guerre de 1870 entraîna le transfert de l'école de Berlin en un emplacement voisin à Gross-Lichterfelde (40 kilomètres S.-O.
de Berlin) ; elle prit dès lors le nom de : « Établissement principal de cadets », tandis qne les écoles préparatoires conservèrent le nom de <f Maisons de cadets » ; le nombre de ces dernières fut porté à hait par la création de celle de Carlsruhe (en 1892) et de Naumburg (en 1900). L'École de Culm, de dimensions trop restreintes, avait été transférée à Côslin en 1890.
Actuellement, le corps des cadets comprend donc, en Prusse^ huit écoles ou maisons de cadets à Bensberg, Côslin, Karlsrube, Naumburç, Oranienstein, Pion, Potsdam, Wahlstadt, et en plus l'établissement principal de Gross-Lichterfelde.
Admission. — Les enfants dont les parents demandent l'admission dans le corps des cadets doivent être issus d'une union légitime, et posséder une origine, une éducation, un développement physique et intellectuel permettant d'espérer qu'ils pourront entrer plus tard dans le corps d'officiers. Ils doivent avoir dix ans révolus et moins de 15 ans.
Le prix de la pension est de 1000 francs par an ; des réductions abaissant le prix de la pension jusqu*à l'entrée gratuite sont accordées aux fils d'officiers, et même aux fils de sous-officiers ou de civils dans certaines conditions (tués à l'ennemi ou morts dans un service public, etc.) Par contre, des places à un taux de pension plus élevé (1875 francs) peuvent être accordées à des fils d'étrangers, qui paraissent susceptibles d'entrer dans le corps d'ofGciers (1).
Les denjandes d'admission doivent être faites lorsque les
(1) D'après Poten (Jloc. ciQ^ en i894-95, la réparlilion dea places était la suivante :
ff. c.
67Î places à \ ,000 »
626 — il250
133 places gratuites.
enfants ont de 8 à 10 ans; elles sont adressées au commandant du corps des cadets ; un comité, présidé par l'Inspecteur général des établissements d'instruction et d'éducation, examine les demandes et leur donne la suite convenable.
La rentrée a lieu au commencement d'avril; l'affectation des enfants aux diverses écoles est réglée en tenant compte, dans la mesure du possible, du lieu de domicile des parents. A leur arrivée, les élèves passent une visite médicale, et subissent un examen correspondant à leur âge.
L'uniforme des cadets se rapproche de celui de l'infanterie de la garde ; dans les écoles provinciales ils ne portent que la casquette, ceux de l'établissement principal ont le casque avec plumet, enfin ceux de la classe selekta portent la dragonne d'argent comme les enseignes.
Nature et durée des cours. — Les cours enseignés dans les écoles (enfants de 19 à 15 ans) sont ceux des classes sexta, quinta, quarta, tertia inférieure, tertîa supérieure ; ces classes correspondent sensiblement à nos classes depuis la 8* à la 4* moderne, avec adjonction de quelques études latines.
A Gross-Lichterfelde (enfants au-dessus de 15 ans) les classes comprennent la sekunda inférieure, sekunda supérieure, prima inférieure, prima supérieure, et de plus la classe selekta. Les matières enseignées sont les mêmes que dans les gymnases royaux, ce qni donne aux cadets la possibilité de choisir une autre carrière que celle des armes et peut lever les hésitations de certaines familles ; seule la « selekta », toute spéciale, est une classe militaire ayant le même programme que celui des écoles de guerre.
Les conrs comprennent Finstniction religieuse, la langue allemande, le latin, les mathématiques, l'histoire, la géographie, l'histoire naturelle, le dessin. L'étude du français est commencée en quarta, celle de fanglais en tertia supérieure ; la physique remplace l'histoire naturelle à partir de la tertia supérieure, la chimie n'est enseignée qu'en prima.
Les exercices corporels comprennent la gymnastique^ l'escrime, la natation, la danse, et de plus, à Gross-Lichterfelde^ le maniement des armes, le tir à la cible, l'équitation.
Sortie. — Tous les cadets qui ont suivi avec fruit les cours de la sekunda supérieure passent Texamen d'enseigne. D'après les résultats de cet examen ils sont :
Ou affectés à la classe selekta, d'où ils sortiront lieutenants ;
Ou proposés pour aller au régiment comme enseigne caractérisé ;
Ou classés pour aller en prima inférieure, soit en raison d'un développement physique insuffisant, soit sur leur demande.
Les jeunes gens qui poursuivent jusqu'à la classe de prima supérieure passent l'examen d'abiturient, il entrent dans l'armée comme enseignes, et peuvent de suite être affectés à une école de guerre. On a vu, à propos du recrutement des officiers, qu'ils peuvent dans certains cas avoir les mêmes avantages que leurs anciens condisciples passés à la classe selecta. Aussi le nombre des cadets entrant en prima a-t-il augmenté dans ces dernières années, le budget, depuis 1904, prévoit en effet 200 places de sous-officiers pour les cadets des classes selekta et prima, au lieu de 120 admis jusqu'à cette époque.
Les jeunes gens qui ne satisfont pas à l'examen d'enseigne ou qui ont une mauvaise conduite, peuvent être envoyés au régiment comme sous-officiers et même comme soldats.
Au cours de leurs études, les cadets peuvent être rendus à leurs familles, sur Tordre du commandant du corps, soit pour maladie ou incapacité physique, soit pour défaut de développement intellectuel, soit pour inconduite.
Ils peuvent en tout temps quitter le corps, avec Tassentiment du commandant, sur la demande de leurs parents ou tuteurs.
Personnel du corps des cadets. — Le corps des cadets compte environ 2,7!$0 élèves (1), dont 1000 à l'établissement de Gross-Lichterfelde. Ces derniers sont répartis en 2 batail-
(1) D'après Polen, le nombre total des cadets doit être environ i5 0/0 de Tefifectif du corps d'officiers.
LES ÉTABLISSEMENTS d'ÉDUCATION. 289
Ions, commandés par un major, se subdivisant chacun en 5 compagnies de 400 cadets.
Les autres écoles comprennent chacune 2 compagnies de 110 cadets au maximum.
En plus du cadre destiné à assurer le commandement du oorps des cadets et de ses diverses' subdivisions, il existe un personnel enseignant composé d'instituteurs et de professeurs civils ou militaires.
D'après le budget pour l'exercice 1902, le personnel employé dans le corps des cadets prussiens est le suivant :
a) Commandement du corps des cadets :
1 général-major commandant ;
2 capitaines ou lieutenants, adjudants ;
1 directeur supérieur des études (1) ;
6 fonctionnaires civils (archivistes, secrétaires);
2 employés subalternes ;
b) Établissement principal et maisons de cadets :
1 lieutenant -colonel, commandant rétablissement
principal ;
4 1 majors, dont 8 commandant les écoles provinciales ;
49 capitaines, dont 2ti commandants de compagnies, et 23 professeurs ;
95 lieutenants en !«'' ou lieutenants, dont 9 professeurs, 24 adjudants ou officiers de compagnie, 65 instructeurs ;
20 médecins ;
72 sous-officiers ou soldats du cadre (feldwebel, sergents, tambours ou clairons) ;
2 directeurs des études à Gross-Lichterfelde ;
(1) La création de cet emploi est de date récente (1900). Le directeur supérieur des études est chart[é d'assister le commandant du corps des cadets dans les questions Importantes de renseignement ; il raccompagne dans ses Inspections. Celte dernière mission n'incombera plus au plus ancien des deux directeurs des études k Gross-Lichterfelde, dont l'absence pendant la période d'inspection nuisait au bon fonctionnement dn service dans celte école.
290 CHAP. VI. — LES CENTKES D'iNSTRUCTUttl : LES ÉCOLES.
8 ccasttHers des études; 92 professeurs, dont 3 pastenra (I); & paateora et 1 amnôaier calboliqae ; 10 instituteurs ;
39 «Bfiloyés dvila (biblioUiécaires, comptables, secrétaires, etc.); 2iS employés sobalteràes (garçons de horeau, de salie, portiers, lampistes, etc.) ;
D'après le budget pexirrexercîce 4992, le total des dépenses consacrées au corps des cadets, en PrussCj comprend :
Ftuacê.
Solde ou indemnités pour le personnel (moins
les médecins). 1,750,394
Matériel et dépenses diverses 2,092,367
Soit 5,842,761
De ce chiffre, il faut déduire les recettes normales et celles provenant du pafyement des pensions 994,035
Ce qui donne comme dépenses brutes 2,851,726
La Saxe possède,, à Dresde, une école de cadets qui relève du ministre de la guerre saxon.
Elle comprend deux compagnies; les élèves — âgés de 10 à 19 ans — sont répartis en six classes.
La Bavière possède également une école à Munich, comprenant six compagnies; les élèves sont répartis en six classes.
L'organisation et les conditions d'admission dans ces deux établissements ne sont pas exactement les mêmes qu'en Prusse, mais le but poursudvi et les méthodes, d'instruction sont semblables-..
(f) La-hiëraTThieet te trarCement des professem*» les phw anscièm àwm Iles écol«s de cadets ont été élevés en 1900* d« manière à faeiiîter lerBcratement des professeurs civils dans ces écoles.
LE» écOLE» l>'lNSTRBrCTION MILITAIRE. 291
If. — ÉcoFes cTInsf ructfoiT mllftofre.
Les établissements dont nous avons parlé jusqu'ici ne reçoivent que des enfants ou des jeunes gens non encore soumis légalement aux obligations militaires et libres d'adopter la carrière de leur choix, une fois leur éducation terminée.
Les écoles que nous désignerons sous le nom d'écoles d'instruction militaire, sont destinées, au contraire» à préparer aux fonctions de sous-officiers ou d'^officiers des jeunes gens faisant partie du personnel combattant.
Ce sont :
Les écoles de sous-officiers, pour les futurs sous-officiers ;
Les écoles de guerre, pour les futurs officiers.
1° Écoles de soue-oiSBciers.
Les écoles de sou^-ofRciers sont destinées à subvenir, en partie, au recrutement des cadres subalternes dans Farmée allemande ; leur raison d'être est clairement iiidiquée dans un mémoire présenté an Parlement en 1887-88, lors de la création de recelé préparatoire de Neuf-Brisach :
« Actuellement, disait l'exposé des motifs, Farmée ne « manque pas de rengagés qui sortent des rangs de la troupe, « Dorais on ne peut se passer des écoles de sous- officiers exis- « tantes. Celles-ci sont nécessaires pour combler les vides que a des motifs quefeçmques amènent toujours dans ceY^ins « corps, comme le montre l'expérience, et pour assurer un (€ rtserotement suffisant des emplois importants de sous-ofB- « eiers, tels que : sergent-major, aspirant-payeur, etc. »
L'institution date d'ailleurs de près d'un siècle, car la première école créée fat fondée à Potséam^ en 1834, pour rectieillir les jeiaQ«3 gens provenait die FInatitut d'Annabourg, ou de rorphelinal de Po^idam^ et propres à devenir sou9*officiers ; elle fut annexée au bataillon d'instruction de Potsdam.
Les résultats furent tout d'ikbord assez médiocres, et ce ne
292 CHAP. yi. — LES CENTRES d'iNSTRUCTION : LES ÉCOLES.
fut qu'en 1860 que fut ouverte la deuxième école à Juliers ; les autres suivirent à des intervalles plus rapprochés : Biebrich en 1867, Weissenfels en 1869, Ettlingen (école badoise) en 1871-
Les écoles existantes furent, en 1872, placées sous Tautorité de Tlnspecteur des écoles d'infanterie ; deux ont été créées depuis cette époque : Marienwerder en 1879, Treptow en 1901.
Actuellement le nombre des écoles de sous-officiers est donc , en Prusse, de 7 : Biebrich, Ettlingen, Juliers, Marienwerder, Potsdam, Treptow et Weissenfels.
Admission. — Les élèves proviennent :
a) Pour les élèves de sous-officiers de Potsdam, Juliers, Weissenfels, uniquement des écoles préparatoires.
b) Pour les autres écoles, soit de l'excédent des écoles préparatoires, soit d'engagés volontaires entrant directement.
L'admission à Une école de sous-officiers est subordonnée à l'engagement pris par le jeune homme de servir quatre années dans l'armée active, après l'époque où il aura été versé dans un corps de troupe.
L'élève doit avoir 17 ans et moins de 20 ans révolus, posséder un développement physique suffisant, justifier d'une conduite exemplaire, savoir lire et écrire correctement et avoir quelques notions de calcul algébrique. Un examen sur ces matières est passé au bureau de recrutement et décide de Tadmission.
Qu'ils proviennent de Tune ou l'autre source, les élèves des écoles de sous-officiers appartiennent, dès leur entrée, au personnel combattaut; ils touchent une solde, sont justiciables du code militaire et prêtent serment au drapeau. Ils portent la tenue de l'infanterie.
Nature et durée des cours. — Le séjour dans une école de sous-officiers dure de deux à trois ans; en principe, les élèves qui sortent d'une école préparatoire n'y passent que deux ans. L'entrée à Juliers, Ettlingen et Treptow, a lieu le 15 avril, dans les autres établissements le 15 octobre.
LES ÉCOLES d'instruction MILITAIRE, 293
L*inslruclion militaire compreod Tétude approfondie de toutes les connaissances théoriques et pratiques que doit posséder un sous-officier, mais on réserve au commandant de la compagnie dans laquelle sera versé le jeune homme à sa sortie de Técole, le soin de lui apprendre ses devoirs en tant que gradé.
L'instruction générale est donnée de manière à permettre à rélève d'arriver plus tard aux situations les plus avantageuses que peut procui^r la carrière de sous-officier (sergent-major, payeur, secrétaire d'intendance, emplois dans les magasins de subsistances, dans les hôpitaux militaires, dans l'administration de garnison, dans la vie civile, et, en plus, pour les sous-officiers d'artillerie, les emplois d'officiers d'arsenaux et officiers artificiers). Cette instruction générale comprend : la langue allemande, le calcul, l'histoire, des notions de physique, la calligraphie, la sténographie, le dessin à main levée et le dessin topographique, le chant.
Les cours d'histoire, de géographie et de dessin topographique sont faits par des officiers ; les autres cours sont faits par des professeurs civils et, en cas de besoin, par des sousofficiers ayant les connaissances suffisantes.
Sortie. — Le fait d'avoir suivi les cours d'une école de sous-officiers ne donne au jeune homme aucun droit à sa nomination au grade de sous-officier; celle-ci dépend uniquement de sa bonne conduite et de l'instruction militaire acquise (1).
Tous ceux qui ne possèdent pas les qualités requises pour être sous-officier soit au point de vue physique, soit au point de vue moral, sont renvoyés ; dans ce cas, le temps passé à l'école ne vient pas en déduction du temps de service exigé par la loi.
Les élèves auxquels on reconnaît les qualités nécessaires pour faire un bon sous-officier, sont versés dans les corps de
(1) D'après Poten, de 1880 à 1894, 92 0/0 des jeunes gens ont satisfait aux conditions de sortie.
SÊi CHAP. VL — LCS CEimUSS D'iNSfttUCTION : LES ÉCOLES.
troupes soit comme gefneite, soit comme simples fusiliers; les plus méritants peuveot ètne proposés, avaoi; de quitter Técole, pour le gracie de «Otus-officâer suraaœÈraiire. La Boinination 4e tous oes jeuioes ^ens au grade de AOtts-ofScier est faite j>ar les oorps d'après les vaeaiïceys, et au plus tard dans un délai d'un an après leur sortie de l'école.
Les jeunes gâns sortant des écoles de wtt&of&ciers doivent en l'aligne être affectés à Tinfanterie ; oe^o^iaEit, ceux qui demandent à passer dans l'artillerie de camfngne ou à pied, peuvent -être versés dans ces armes. D'ailleurs, le règlement prescrit de tenir compte, -dans la aiescure du possible, des demandes d'afEectation formulées par les élèVes.
L'autorité militaire se fait renseigner mir la situation particulière de chaqiiie «noîen éJève, grâce à ub rapport détaillé établi anav^eUemejcit par les corps. Ge n'eât pas là une précaution inutile, car le passage de l'école des âoosHsfficiers « véritable couvent militaire » à la vie plus libre du régiment conslitoe un écueil, où sombre parfois le caractère de ces jeudies gens.
Personnel des écoles de sot^s- officiers. — Les élèves sont, dans chaque école, répartis entre 4 compagnies (sauf à Juliers, où il n'y a que 2 compagnies).
En prenant pour exemple Treptow, les cadres comprennent pour ane école :
1 major eomflaaudant l'école ;
4 capitaines commandants de compagnies ; 13 lieute&aols, dont i adjudant ;
2 médecins, 1 payeur, 1 aspirant^ayieur ; 2 professeurs;
4 feldwebel, i vize-£e1dwebel, 42 sergents ; 1 caporal tambour, 16 tambours et clairons ; 1 sellier, 20 ouvrière, 4 infirmiers ; 500 élèves (dont 60 gefreite, 440 fusiliers)*
Le budget de 1M2 donne en bloc le personnel employé dans les 7 écoles de sous-officiers et les 7 écoles préparatoires de sous-officiers. Il comprend en Prusse :
LES icOLEB P'iNSTKQCnON MILITAIRE. 29S
6 ËeittBaanl6-cokmek, 8 m&jois, ^3 c&pitaiiie8, 21 iii
teimirt8 «SI 1^, 422 fieutenaïuts ; SM mâdecÎBfl^ 7 payears^ 7 eoBifiUUes; 45 profeaBBisrs (civils) ; 40 feld<mbel, 26 vii&4eààwekA, iM sergents, 7 aspi-
laiDÉs-^ayeiirs ;
7 Gsporaax tamboim, iS6 tamhoars et claÎTOsis ;
7 Mrmjkri&PB, i inécaaicien, 20 «aserniers^ 177 ouvriers, 33 lafinanBcs^ 3,499 élères flou-offîciecs (dont.3dê gefreite, 3^109 fiisilifirs).
Les dé^naes prévues pour ces deux groupes d'écoles cona- {upenaenl:
FnDcs.
Solde dii personnel (sauf les médecins) .... 1,209^297
IndeioBités de .service. • . 171.,875
Mailériel et dépenses diverses 1,250^432
La Saxe possède une école de sou^-officiers qui a été transférée de Struppen à Marienberg en 187S.
La Bavière a créé, en 1894, une école de sous-officiers à Fûrstenfeldbrûck .
2o Les Éoolas de ^exre.
Les écoles de guerre ont pour but de « perfectionner Tédu- « cation et l'instruction pratique des jeunes gens qui aspirent « au grade f officier dans l'armée active, et d^ amener leurs « connaissances spéciales jusqu'au degré nécessaire pour un « officier. » (Règlement <iu 3 août 1898.)
Elles oot remplacé en Prusse, en 1859, les anciennes écoles divisionnaires établies dans chaque commandement de division.
Ce fut le général von Peucker, placé en 18S4 i la tête de riospec^on des établissements d'instruction et d'éducation, qui réalisa cette réforme capitale dans le recrutement du
corps d'officiers. Il assura l'unité de direction dans les différentes écoles, en réduisant très sensiblement leur nombre, éleva le niveau des connaissances exigées pour l'admission, et fixa les méthodes d'enseignement. Les prescriptions qu'il rédigea à cet effet, en 1859, sous le tilre de « Instruction sur « la méthode, l'étendue et la division de renseignement dans « les écoles de guerre », à peine remaniées en 4884, sont encore en .'vigueur à l'heure actuelle; on les considère, en Allemagne, comme un chef-d'œuvre (Meisterwerk). . Les neuf écoles de division, disparues en 1859, furent remplacées par trois écoles de guerre : Neisse (pour les 1®*", 5* et 6* corps), Potsdam (pour la garde, les 2« et 3« corps), Erfurt (pour les 4®, 7« et 8* corps). Celles-ci furent placées soiis l'autorité immédiate de l'Inspecteur général, et dotées par lui de puissants moyens d'action. C'est ainsi que les officiers faisant partie du cadre des écoles, furent complètement détachés de leurs corps (pendant une période de trois ans au minimum et de 5 ans au maximum) ; ils dépendirent uniquement de l'Inspecteur, et leurs services furent récompensés par des décorations, des promotions, là remise de brevets antidatés, etc.
Le développement de l'institution, créé par le général von Peucker, suivit dès lors une progression toujours proissanle. Une quatrième école fut créée à Engers (près Coblentz), en 1863, et peu après, en 1863-66, les futurs officiers de l'artillerie et du génie, durent à leur tour passer par les écoles de guerre.
L'ouverture de nouvelles écoles à Cassel et à Hanovre en 4867, à Anclam en 1871, à Metz en 1872, fut la conséquence du développement de la puissance militaire de TAllemagne.
La difficulté d'assurer la surveillance et la direction de ces éôoles amena la création, en 1875, d'un organe subordonné à l'irtspection générale, et qui prit le nom ^'Inspection, des Écoles de guerre.
En 1885, l'école d'Erfurt, trop exiguë, fut transférée à Glogau ; le nombre toujours croissant des aspirante-officiers.
LES ÉCOLES d'instruction MILITAIRE. 297
à la suite des augmentations d'effectifs donnés à Tarraée (1), provoqua la création de nouvelles écoles à Hersfeld en 1891 , et àDantzig en 1893.
Actuellement, les écoles de guerre prussiennes sont au nombre de 10 : Anklam, Cassel, Danzig, Engers, Glogau, Hanovre, Hersfeld, Metz, Neisse et Potsdam. Un règlement approuvé par l'Empereur, le 3 août 1898, a flxé les conditions générales de leur fonctionnement. L'Inspecteur des écoles de guerre est chargé de surveiller l'ensemble du service, l'instruction et la discipline ; il est subordonné à l'Inspecteur général des établissements d'instruction et d'éducation qui a auprès de lui, comme organe consultatif, la Commission d'études des écoles de guerre. Les questions d'ordre administratif ressortissent soit à l'intendance du corps d'armée sur le territoire duquel se trouve l'établissement, soit, dans la plupart des cas, au ministère de la guerre; ce dernier communique avec l'Inspecteur des écoles de guerre, so.us le couvert de l'Inspecteur général.
Admission. — Tout aspirant-officier doit, en principe, passer par une école de guerre ; on a vu, à propos du recrutement des officiers, les exceptions à cette règle générale.
L'admission a lieu, sur la proposition du chef de corps, après six mois de service dans la troupe, et moyennant ToblentioD, par l'intéressé, d'un certificat constatant qu'il a l'instruction du soldat, et qu'il possède des connaissances suffisantes sur les principales fonctions réservées aux sous-officiers.
Les cadets de l'établissement principal de Gross-Lichterfelde qui satisfont aux examens de prima supérieure, passent directement dans une école de guerre.
Les jeunes gens qui auraient 25 ans révolus pendant la diu'ée des cours, ont besoin d'une dispense impériale pour pouvoir entrer dans une école de guerre.
Nature et durée des cours. — La durée des cours est de
0) Vers 1893, afin d'obtenir plus rapidement l'elfectif nécessaire en officiers, on diminua la durée des cours dans les écoles de guerre, en même temps qu'on adoucissait les conditions d'admission.
29S CHAP. VI, — ISS CENTREE u'iNBTRXKmON : LES ÉCOLES.
35 semaines ; ils sont snîvis d'une întemiption de quatre à cinq semaines, de manière à comprendre quatre périodes de cours en trois ans. Ils commencent, en principe, aux mois de janvier, avril, juillet et octobre, suivant les écoles et les besoins - les dates d'ouverture sont échelonnées par semaine et publiées au journal officiel-, de cette façon^ les aspirantsofficiers peuvent entrer dans une école peu après lemrs six mois de service.
Les élèves admis suKssent un examen d'entrée préliminaire, pris dans le programme de Texamen d'enseigne, et permettant de juger de leur instruction générale ' ils sont alors répartis en classes ou « inspections » d'élèves de même force, comprenant au plus 25 jeunes gens.
Les cours comprennent des conférences, des travaux d^application, des exercices pratiques. Des guides ou « Leitfaden », concernant chaque cours, sont distribués aux élèves; ils rappellent les matières traitées par les professeurs et évitent aux jeunes gens de se laisser trop absorber par la prise de notes durant les conférences.
Les matières enseignées comprennent :
La tactique, Tarmement, la forlîCcatîon, la topographie, l'organisation de l'armée, le style militaire dans la mesure où ces connaissances sont nécessaires pour satisfaire à l'examen d'officier.
Des voyages d'instruction permettant de visiter des champs de tir, des ateliers de construction, des ouvrages fortifiés, servent de complément aux cours professés à l'école.
Des conférences d'hygiène, d'hippologie, de langues étrangères (français et russe), de télégraphie, et .enfin des exercices physiques et militaires (manœuvre, tir, appréciation des distances, équitatîon, gymnastique, escrime, natation), complètent l'instruction des futurs officiers dans Tbs écoles de guerre. Des bicyclettes, au nombre de 30 par école, sont employées comme moyen de transport pour les exercices pratiques.
Sortie, — Les élèves peuvent être renvoyés, pendant le cours d'instruction^ pour faule grave, maaque die zèle ou
LES iCOLBS D'iKSTKUCncm MILITAIRE. 289
InsafGsance d'kistr action militaire. Dans oertaiQscfts, Flaspecteur des écoles de guerre peut pnmoiicer Ttijoiirûenient à un cours ultérieur^
Les jeunes gens qui ont terminé les ^xnrs, passent tous, à Técole mê»e, de<^ant la « CanEtmiBsion sapèneof^e d'exajnen » dont on a parlé au commencenaBût ée oc chapitre; dès l'examen passé, ils rejoignent leurs oorj» de tro«ipes respectifs.
Dans une délibémtion finale à laquelle prennent part les membres de la Cammission et ies professeurs de Téocuie, le président de b CommifiBion examine le oasde chaque éJ^ye, et décide :
a) De délivrer des certificats de matoriié «ux élèves reçus à Texamen ;
b) D'ajourner à un nouvel examen les élèves refusés; cet exajB>en est passé soit au bout d'un la^ de temps déienainé, soit après avoir suivi un nouveau cours.
c) De refuser définitivement ceux qui, -dé^ placés d&ns ce second cas, n'ont pas satisfait à l'examen.
De son côté l'école adresse an «corps d'origine un certificat de Sortie, relatif à toutes les parties «du service non examinées par la Commission.
Personne t des écoles de guerre. — Le nombre des élèves est variable suivant les écoles ; le règlement du 3 août 1898, fixe ainsi qu'il suit le nombre de places disponibles dans chaque étobhsfiemeat :
Anklam,
Hanovre,
Cassel,
Hersfftld,
Daozig,
Mfiz,
Exigera,
NeisBe^
Glogaa,
JOO
Potsdam,
SeH aa total 1023 places.
Les cadres de chaque école comprennent : i officier supérieur^ commandant l'école; Des capitaines professeurs (12 à Hanovre et Metz, 6 dans chacune des autres) ;
Des lieutenants détachés, dits « officiers d'inspection »
(9 à Hanovre et Metz, 7 dans les autres) ; 4 médecin, chargé d'assurer le service sanitaire et d'enseigner le cours d'hygiène ; > Des sous-officiers (garde-magasin* secrétaires), des ouvriers et ordonnances ; Une vingtaine de cavaliers et environ 40 chevaux. Les lieutenants détachés sont chargés de la surveillance des élèves et de leur instruction pratique ; ils sont en outre employés comme auxiliaires dans renseignement des sciences militaires. L'un d'eux, adjudant du commandant de l'école, est en même temps bibliothécaire et officier de police judiciaire ; un autre, sortant de la cavalerie, est chargé du cours d'équitation.
Les lieutenants détachés doivent être célibataires, ils logent en principe dans l'établissement même ; la durée du détachement est de trois à cinq ans.
La Saxe et le Wurtemberg n'ont pas d'école de guerre particulière, et envoient leurs futurs officiers dans les écoles prussiennes (à Neisse et Hersfeld).
La Bavière, seule, possède une école de guerre spéciale, à Munich.
Les aspirants-officiers possèdent, à leur sortie des écoles de guerre, les connaissances militaires générales nécessaires à tout officier. L'instruction technique — ou simplement le complément d'instruction professionnelle — nécessaire à chaque arme est donnée dans des écoles spéciales, généralement après un stage au régiment; quelques-unes de ces écoles reçoivent également des sous-officiers.
Le tableau ci-dessous donne la nomenclature de ces établissements et indique la catégorie d'officiers qu'ils reçoivent ainsi que l'autorité dont ils relèvent :
Reçoit : Relève de :
École de tir d'infanterie. Officiers et soiis-ofncicr.s Inspection des pcoles dindes armes à pied et de fanterio.
cavalerie.
Bataillon d'instruction. Officiers et sous-officiers Corps de la garde.
d'infanterie.
Établissement militaire de Ofticiers de toutes armes. Inspection des e'coies d'in-
gymnastique. fanterie.
Institut militaire d'équita- Officiers de cavalerie et de Directement du miuistôre
tion. l'artillerie de campaj^no. de la guerre.
École mixte de l'artillerie Officiers d'artillerie de corn- D'une commission compre-
et du génie. pagne, d'artillerie à pied, nant les inspecteurs des
du génie. trois armes.
Ecole de tir d'artillerie de Ofticiers d'artillerie dccam- Inspection de l'artillerie de
campagne. pague. campagne.
Ecole de tir d'artillerie à Officiers d'artillerie à pied. Inspection générale de l'ar-
pied. tillerie à pied.
École d'artiHciers. Sous-officiers d'artillerie de Inspection générale de l'ar-
campagne cl d'artillerie lillerie à pied, à pied.
École de télégraphie de ca- Ofticiers et sous-offîciers Inspection des troupes de
Valérie. de cavalerie. télégraphie.
École supérieure techni- Ofticiers de touVs armes. Ne dépend pas de l'auto-
que. rite militaire.
En outre, certaines écoles servent à fournir à Tarmée les spécialités qui lui sont nécessaires ; ce sont :
L'Académie de médecine Empereur-Guillaume ;
L'École vétérinaire;
Les Écoles de mar.échalerie ;
L'École de construction des fortifications.
Le fonctionnement de ces établissements a été donné chapitre V, en parlant du recrutement des médecins, des employés du service vétérinaire et de construction des fortifications.
1» École de tir d'infanterie de Spandau.
Aux termes du règlement du 2 février 1893, l'École de tir d'infanterie a pour but :
De développer dans l'armée les connaissances relatives au tir des armes portatives et de former des instructeurs de tir ;
De signaler les défectuosités que peut présenter le règlement sur le tir et d'en proposer la suppression ;
De se tenir au courant des règlements et des méthodes d'instruction concernant le tir à l'étranger ;
D'étudier les questions relatives au tir posées par le ministre, d'examiner les rapports de tir fournis par les corps et les projets d'organisation de stands.
A cet effet, des cours dits « d'information », d'une durée de 12 jours, sont faits à des officiers supérieurs des armes à pied (sauf de l'artillerie à pfed) ; l'un d'eux est réservé à des ofOciers supérieurs de cavalerie.
D'après une décision du 20 juin *900, l'un des cours d'information, spécialement réservé aux commandants de régiment, sera également suivi par sept officiers généraux.
Des cours dits « d'instruction », d'une durée de 35 jours, sont faits à des capitaines, lieutenants en !•' ou lieutenants des armes à pied.
Enfin des coors dits « d'exiSfcice » , d'une durée de 42jours, sont faits à des sous-ofiîciers des armes à pied ; leur durée est réduite à 12 jours pour les sous-ofûciers de cavalerie. De plus, dans deux camps d'instruction différents suivant les années, des cours d'exercice sont faits exactement dans les mômes conditions qu'à Spandau pour les soua-officiefs des armes à pied (1).
(1) Voici, à litre d'exemple, le nombre et la répartition des cours pour i9<a (Décision du 19 décembre 1901) :
!2 pour un total de 66 liea4eQants-colonfila et maiorsd^i armes à pied.
1 pour 30 lieutenants-colonels et commandants des régiments des armes à pied.
1 pour 43 chefs d'escadrons.
4 cours d'instruction .. pour un total de ilO capitaines et 120 lieutenants en 1*' ou lieutenants des armes à pied.
1 à Spandau pour 180 sous-officiers d^infan-
terie.
1 1 au camp d'instnictioa dTSIsenbompourfiO Des cours d'earereiee ) sooa-oûiciers d'inAinterie.
dont \1 au camp dioslruction de Looksledt. pour 120
T sous-ofSciers d*infanterie.
4 à Spandau pour un total de 120 sous-offîciers de cavalerie.
LE8 ÉCOLES W60FBS8IQNNELLES OU d' APPLICATION. 303
Le personnel de l'École de tir se divise en trois catégories :
a) Le commandement de TÉcole, comprenant :
Le colonel commandant Técole et son adjudant; f deuxième offieîef supérieur ; i médecin aôde-majior ; 1 payeur.
è') Le groupe- des of&ckfs détaehéa, placé sûu& les ordres du 2^ offîcier supérieur.
Il se divise en compagnies de capitoioei» ou lieutenfants, d'environ 30 officiers, comprenant chacune comme cadres : 1 capitaine^ phisieurs lieutenants instructeurs auxiliaires de tir, 1 sergeat-foajor, 2 trompettes, des sous-officiers et des homiaes de troupe.
Les sous-offlciers détachés sont également partagés en « compagnies d'exercice » de sous-offkiers.
c) La compagûiercadre, dont 1& missiofi consiste à dresser des hommes en vue des tirs d'instruction et des tira de combat.
Elle comprend des cadres (officiers et sous-officiers} permanents et un personnel composé de soldats et d'ouvriers fourniasmiueUemeat par les corps d'armée. Pèndaat la période d'été (février-août), où sont faits l^es cours, elle reçoit un sapplémeat d'eOecIdf d'environ 90 hommes*
Des hommes de service, dits travailleurs, sont égalem^ent envoyés à l'école pendant cette même période (i).
La Bavière possède une école de tir, à Augsbourg, qui relève directement du ministère de la guerre bavarois ; elle est commandée par un Keutenant-colonel.
(1) Les hommes détachés par les corps d'armée en i902 (Décision du 19 décembre 1901) comprennent :
r Du t«' février au 20 août l'902 : f trompette, 1 99 soldats, ût pour la compagnie- J Du 26 septembre f 912 an 28" septembre 1903 :
cadre J 2 trompeftes, 146 soldats, 30 ouvriers, plus
I IdJ hommes pour le service des mitrail- \ leuses.
b) Pour les tnrvanx de PÉcolev dtt f2 l'évrfer an 20 août f 902 : 3 trompettes, 120 travailleurs, 12 ouvriers.
2° Bataillon d'instruction de Potsdam.
La création du bataillon d'instruction remonte à 1820 ; son but est d'assurer l'uniformité dans l'instruction et le service des troupes d'infanterie.
Le bataillon est formé au moyen d'ofBciers, sous-ofBciers et soldats détachés de tous les régiments d'infanterie et des . bataillons de chasseurs.
Autrefois, pendant la période d'hiver, son effectif était réduit à une compagnie ; depuis le 4«' avril 4895. il est maintenu constamment à quatre compagnies ; de plus, pendant la période d'été, il reçoit encore un personnel de renfort (1).
Le cadre permanent ne comprend qu'un major commandant le bataillon, 1 payeur, 1 aspirant-payeur, 4 sergentsmajors.
Les capitaines détachés doivent, autant que possible, ne pas être dans les conditions pour être promus majors au cours de leur présence au bataillon ; les lieutenants doivent avoir an moins trois ans de grade d'officier et être célibataires. Les sous-officiçrs doivent être anciens, d'une excellente conduite et vigoureux ; les soldats doivent être de la classe la plus jeune, les rengagés peuvent rester une deuxième année au bataillon d'instruction, et y attendre leur nomination au grade de sous-officier.
Le bataillon d'instruction, stationné à Potsdam, est pour ordre rattaché à la première division d'infanterie de la garde.
(1) Les détachements prévus pour L'année i901-i902 comprennent: a) Du 4 octobre 1901 jusqu'après les manœuvres d'automne de i002 : 2 capitaines, 2 lieutenants en 1«', 8 lieutenants, 56 sous- officiers, 24 tambours ou trompettes, 640 soldats. h) Du 4 octobre 1901 jusqu'après les manœuvres d'automne
de 1903 : Tcapitaine, 1 lieutenant en 1*% 2 lieutenants. c) Pendant la période d'été de 1901 (avril à septembre) : 12 sousofficiers, 153 hommes.
LES ÉCOLES PROFESSIONNELLES OU D'aPPLïCATION. 305
3*^ Établissement militaire de gymnastique de Berlin.
L'enseignement de la gymnastique fut introduit dans l'armée prussienne par le général v. Boy en, alors ministre de la guerre. II envoya, en 1845, deux officiers suivre les cours des établissements de gymnastique, fondés à Stockholm en 1814, et à Copenhague en 1806.
Sur le rapport de ces officiers, un « Institut central de gymnastique » fut créé en Prusse ; il ne fut terminé qu'en 1851, mais dès le 4" octobre 1847, les cours théoriques et pratiques étaient commencés.
L'Institut central reçut d'abord des élèves civils en même temps que des officiers ; c'est ainsi qu'en 1851, 18 officiers et 9 professeurs civils, dépendant du ministre des cultes, en suivirent les cours; de 1859 à 1874 il reçut aussi des sous-officiers ; mais depuis 1877 il ne reçoit plus que des officiers et a pris, dès lors, le nom de « Établissement militaire de gymnastique ».
Son but est d'assurer, dans l'armée, un enseignement rationnel et uniforme de la gymnastique et de l'escrime par la formation d'officiers instructeurs venus de toutes les armes.
Les cours, au nombre de deux par an, ont une durée de cinq mois; ils commencent le l*^*" octobre pour le cours d'hiver, le l'"" mars pour le cours d'été.
Les officiers détachés pratiquent la gymnastique, l'escrime et, depuis peu, la bicyclette ; mais ils doivent avant tout être capables de former des instructeurs, aussi des cours théoriques ieur sont-ils professés sur le but de la gymnastique, la manière de l'enseigner, etc. Le médecin de l'école leur fait des conférences de physiologie, d'hygiène, de secours aux blessés.
L'école est commandée par un colonel; l'enseignement est donné par un capitaine et deux lieutenants en 1", instructeurs titulaires, assistés d'instructeurs auxiliaires.
Les officiers détachés (environ 130 pour chaque période d'instruction) sont partagés en cours de 36 à 40 élèves, dirigés par un instructeur, et se subdivisant en groupes instruits par
306 CHAP. VI. — LES CENTRES Dt'lNSTRUQXIQ^ - LES ÉCOLES.
des auxiliaires. Aux termes des instructions ministérielles, les officiers détachés doivent avoir au moins trais ans de grade d'officier, avoir du goût et des dispositions pour les exercices physiques, être doués d'une souplesse et d'upe vigueur corporelle leUiÇ permettant d'accomplir leur service à rétablissemept^
Les cadres de l'école, en plus du cojonel directeur et des instrudteurs, comprennent eacor^ ; 1 payeur, 1 aspirant-payeur ;
i médecin-major de l*"*^ classe, assisté d'un aide-major et d'un infirmier fournis par le corps de la Garde. Le personnel subalterue de l'école comprend ; i cojïicierge, 1 garçon de salle, des secrétaires, ouvriers, ordonnances détachés des corps de troupe.
4^ institut nûlitidre d'équi%»tiaR de Hsoioinre.
L'Institut militaire d'équitation a pour but principal « de former des cavaliers habiles et énergiques, des instructeurs expérimentés, et de répandre ainsi dans les corps de troupe les principes fermes d'une saine équîtation et le véritable esprit cavalier (Règlement du 15 août 1889) ».
Le tir,, l'escrime, la gymnastique, le service de îa télégraphie, les travaux de réfection ou de destruction de voies de communication font également partie de l'instruction donnée à l'établissement.
L^lnstitut est sous les ordres d'un colonel, directeur, qui adresse directement ses rapporte à l'empereur et au ministre de la guerre pour les questions importantes ou les affaires d*e personneh En ee qui concerne la discipline et Tadlministration, l'Institut dépend du X® corps, sur le territoire duquel il est stationnée
Il se divise en deu^ fracti^ong^ aettenjeut; §épiw?éesi, mêvofi e0 ce qui, concerne l'administration :
L'Épple d'équitatioiî d'offi<ïiers ; L'Éo^l^ de cavalerie de sotts-of&ciejes.
LES ÉeOLBS PROFESSIONNELLES OU D'APPLICATION. 307
a) Éco7e d'équitatton d'officiers.
Chaque régiment de cavalerie ou d'arlillepiedfe campagne des corps d'alrfflée pruësiertfe, saScons ou wuPtembeopgeois détache à Técole 1 lieutenant eh 1®' ou 1 lieutenant. La durée du détachement est en vprinci-pe de deux ^àns, mais un cei^tain nombre d'officiers peîViennerit à leUr corps au bout d'un an et, dans ce cas, sont remplacés par un autre officier du même régiment ; d'autres au contreiire restent ^ô l'écdle pondant trois ans (4).
Les officiers détachés doivent avoir, en. principe, trois ans de grade d'officier, être vigoureux, suffisamment légers, et posséder une constitution les iprédisposant à la pratique de Téquitation.
Les cavaliers et les artilleurs à cheval emmènent à l'école leur propre cheval et leur cheval d'armes (Chargej^pferd), les autres artilleurs emmènent le cheval de troupe qui leur est affecté [Dien$tpferd).
Les cours commencent «le 1^'ioctobre.
b) École de cavalerie de so(/s-6fflc/e/*s.
Les régiments de cavalerie détachent à l'École de cavalerie un sous -officier ou gefreite, qui doit s'engager à rester dans l'armée pendant au moins un an après avoir quitté l'école.
La durée du détachement est, en principe, dfe Un an, mais un certain nombre de sous-officiers (18 au maximum) peuvent rester une 2® ou une 3* année, s'ils veulent rengager pour deux ans à leur sortie de l'école-; dans ce «as, le régimerit auquel ils appartiennent ne détache pas d'autres sous-officiers (2).
(1) Le nombre d*officieps «avoués à l'école en 1901 a été de 63 ; ce nombre ne comprend pas les officiers détachés pendant les années 1900 et 1899.
(2) Le nambre d^ sous^ofiiciét^ou eavatiers détachés en 1901 à l^de de cavalerie de sous-ofiiciers s'est élevé à 65.
Les sous-officiers ou gefreile détachés doivent être bien notés, avoir au moins deux ans de service, et avoir du goût pour l'équitation.
Les cours commencent le l®*" octobre et durent 12 mois.
Personnel de f Institut militaire cTéquitation. — Le personnel du cadre de l'Institut militaire d'équitation comprend :
Le colonel directeur de l'Institut ; 2 officiers supérieurs, commandant respectivement
rÉcole d'officiers et l'École de sous-officiers ; ^ capitaine et i lieutenant en !«', adjudants; 14 instructeurs d'équitation, du grade de major ou de
capitaine; 2 médecins ;
1 payeur;
2 vétérinaires,
Et en plus les sous-officiers et hommes de cadre (maréchaux ferrants, palefreniers, ouvriers).
Les sous-officiers du cadre se recrutent au moyen des sous-officiers détachés à l'École de cavalerie ; les hommes de troupe sont fournis chaque année par les différents corps d'armée.
La Bavière possède, à Munich, une école d'équitation commandée par 1 major.
La Saxe possède également, à Dresde, une école d'équitation commandée par un major.
5^ École mixte de l'artillerie et du génie de Berlin.
L'École mixte de l'artillerie et du génie sert à donner aux officiers de l'artillerie à pied, des pionniers, et à une partie des officiers de l'artillerie de campagne, l'instruction te(!hnique qui leur est nécessaire pour être à hauteur de leurs fonctions.
La nécessité d'un pareil établissement s'est fait sentir de tout temps et déjà, au siècle dernier, l'Académie d'artillerie (1791), l'Académie du génie (1788) avaient été instituées dans le même but : toutes deux disparurent en 1806.
Bientôt une nouvelle école dut être créée, en 1816, pour instruire une partie des futurs officiers de Tartillerie et du génie ; elle fut profondément modifiée en 1832 : en particulier, le niveau des études fut fortement relevé, en même temps que l'établissement prenait un caractère plus militaire;
La réorganisation des écoles de guerre entraîna celle de TÉcole mixte et, en 1867, elle eut seulement pour but de donner aux élèves sortant des écoles de guerre ou du corps des cadets et se destinant à rarlillerie ou au génie, les connaissances techniques exigées par leur arme : le nombre des cours fut réduit à deux (un cours inférieur, un cours supérieur), leur durée totale était de 1 an 3/4, et ils n'étaient suivis par les futurs officiers qu'après un an de service pratique au régiment. Un ordre de Cabinet du 9 juillet 1868 spécifia même que le cours supérieur ne serait suivi que par la minorité des artilleurs.
La séparation de l'artillerie de campagne et de l'artillerie à pied amena, en 1873, la division des classes parallèles (1) du cours inférieur : cinq furent consacrée3 aux artilleurs de campagne, cinq aux artilleurs à pied.
L'augmentation du nombre des élèves entraîna, en 1876, le transfert de l'école à Charlotlenbourg (un des faubourgs de Berlin).
En 1882, l'école cessa de dépendre de l'Inspection générale des établissements d'instruction et d'éducation pour être placée sous l'autorité d'une commission mixte, comprenant les trois inspecteurs généraux de l'artillerie de campagne, de l'artillerie à pied et du génie.
Un ordre de Cabinet du 31 mars 1892 apporta une modi-
(1) Dans tous leurs établissements, civils ou militaires, les Allemands emploient le système des classes parallèles, ne comprenant qu'un petit nombre d'élèves (30 au maximum), de préférence à la classe unique comprenant tous les élèves suivant le cours.
9fft CHAP. VI. — LES CENTRB8 D'INSTRUCTION : LES ÉCOLES.
flcatîbn sérieuse à rorçanisation de Técole : les officiers d'artillerie dfe campagoe ne passèrent plus par l'École mixte et le brevet définitif de- leur grade, qui* ne leur était octroyé qu'à la sortie de cet établissement, leur fut délivré dès leur arrivée au régiment, à leur sortie des écoles de guerrsv Une conséquence de cette mesure fut que les officiers d'artillerie ne reçurent plus aucune instruction technique en dehors du régiment et de l'École de tir (dont nous parlerons plus loin) ; par suite, tous les emplois qui exigent dfes connaissaqces étendues dians les commissions, Tes établisseaients , les écoles, etc., auraient fltii par être occupés exclusivement par les artilleurs à pied.
Aussi l'autorité militaire est-elle revenue sur ta mesure trop radicale de 1892 et, depuis t896^, un cqurs a été institué à ITÊcoIe mixte pour un certain nombre d'officiers d'&rtiHerie de campagne.
Admission. — Les conditions d'adtafeMonsoftttjfèsvapiaWes suivant les armes auxquelTes appartiennent tes officiers déh tachés.
Les lieutenants d'artillerie à pied suivent les anciennes trodrlîofïs : ils passent tous par un premier cours d%n^uction dît cours inférieur^ d'une durée de 8 mois t/î (d'octobre à mi-juillet); les meilleurs d'entre eux suivent. uo cours supérieur dit Selekta, jusqu'au mois de juin die Tannée siwvunte. A la fin du cours inférieur, tes oPRciers sont détachés pendant un mois (du 1«^ au 29 septembre) à l'École de tir de Tartilterie à pied.
Les conditions sont tout autres pour les ofRcîers d'artillerie de campagne. Au l^' octobre de chaque aimée commencent simultanément deux cours, d'une durée de 9 mois t/2; l'un, dit cours inférieur, est suivi par 30 officiers au plus; l'autre, dit cours supérieur, par 20 officiers au plus. On ne doit détacher au cours inférieur que les officiers ayant au minimum trois années de grade et qui ont déjà passé par l'École de. tir d'artillerie de campagne. D'après leur examen à la fin du cours inférieur, les officiers seront ultérieurement détachés au cours supérieur.
LES ÉCOLES PRt^lï'ÈSSIÔNNELLfeè OU D'APPLICATWm. 311
Lés oïliciers du génie suivent tou4 un ocurt inférieur (d'une durée de 11 mois) et un oôurâ «upôrfeui* (d*iiae durée de 9 mois !/2). Dans l*int^rvalle dëà deux cours, l^ officiers retournent à teuf torps de troupe.
Nature dé^ tmrs. **- Lu progWimiïie dèê •études comprend :
Pour les artilleurs : des cours de balistique^ construction de matériel, fabrication de k poudre^ ai^t inilitaire, in&.thématiques, physique, chimie, hippologie, iauguèê étrangères (français ou russe), pour les officiers du génie : artillerie, fortification (permanente et de Campagûe), rftâthèmatiques, physique, chimie, dessin linéaire, kngues étrangères.
Les heures consacrées aux différents cours et exercices (Inapplication subissent de notables différences, suivant le <( Plan d'enseignement (Lehrplan) », établi annuellelhetît par le directeur de l'école ; les programmés èux-ûiêtnes ne sont pas absolument invariables.
Les cours théoriques sont complétés par dés exercices pratiques consistant en visites des établissements de Tartillerie et du génie situés à Berlin ou environs (fonderie, champ de tir, collection des modèles) ou de certains établissements industriels, et en exercices de topographie, de fortification appliquée au terrain, de reconnaissances tactiques.
Tous les trimestres, les officiers détachés passent un examen, qui en cas d'échec peut motiver leur renvoi au régiment et leur rappel ultérieur pour suivre le cours (sauf cependant pour le cours Selekta des officiers de Tartillerie à pied). Les examens de fin de cours qui portent le nom d'examen de carrière (Berufsprûftmg) pour les artilleurs, d'examen final [Schlussprûfung) pour les pionniers, décidaient autrefois de l'admission définitive au grade d'officier; ils n'ont plus maintenant la même importance, ils servent seulement à constater le degré d'instruction des officiers et décident de leur maintien au cours inférieur, ou de leur passage au cours supérieur. Parfois, les officiers, de retour à leur corps, sont autorisés à passer, dans un délai fixé, l'examen total ou partiel auquel ils n'ont pas satisfait.
Direction et personnel de t École. — Une Commission comprenant rinspecteur général de rartillerie à pied, Tlnspecteur général des ingénieurs et pionniers, et l'Inspecteur de rartillerie de campagne, préside à la haute direction de l'École mixte et provoque toutes les mesures d'amélioration.
Elle communique avec le Directeur proprement dit, par l'intermédiaire d'un général-lieutenant portant le titre « d'Inspecteur de l'école », qui est d'ordinaire soit un inspecteur de l'artillerie à pied, soit un inspecteur des ingénieurs et pionniers résidant à Berlin.
Le commandement de l'école comprend :
1 lieutenant-colonel, directeur, assisté de 3 majors, membres de la direction, et d'un adjudant.
Le personnel du cadre comprend en plus (d'après le budget de 1902) :
6 capitaines professeurs militaires ;
1 officier retraité ;
4 professeurs civils (pour les mathématiques et les
sciences) ; 1 médecin, 1 comptable; {{ employés supérieurs et agents subalternes (portier, garçons de salle, etc.).
D'après le budget de 1902, les dépenses prévues au titre de l'École mixte, s'élèvent :
Solde du personne], faisant partie du cadre de l'école 102,17G
Indemnités au personnel et dépenses diverses pour l'instruction 97,377
Entretien des bâtiments et du matériel, chauffage, etc 48,769
Les officiers saxons et wurtembergeois sont détachés à l'École mixte de Berlin, au même titre et dans les mêmes conditions que les officiers prussiens.
La Bavière, possède à Munich, une École d'artillerie et du
génie, qui, conformément aux anciennes traditions, dépend de l'Inspection des établissements militaires d'éducation.
Le commandant de Técole est actuellement le colonel directeur de l'Académie de guerre de Munich. \
La Bavière est demeurée fidèle aux anciennes méthodes d'instruction. Tous les officiers de Tarlillerie et du génie entrent à l'École mixte dans l'année qui suit leur arrivée au régiment. La durée des cours est de un an pour les artilleurs de campagne, deux ans pour les artilleurs à pied et les pionniers.
6» École de tir de l'artillerie de campagne de Jûterbog.
Elle a pour mission de perfectionner l'instruction des officiers d'artillerie de campagne aux diverses périodes de leur carrière ; elle sert aussi pour les expériences et les études des questions concernant le tir (Règlement du ^l janvier 1901).
Il est fait, tous les ans :
a) Deux cours d'instruction pour les « officiers anciens » (officiers supérieurs, capitaines, lieutenants en !«'), portant sur l'emploi tactique de l'arme, les tirs de guerre, le maniement du matériel, Tétude des artilleries de campagne à lelranger.
Les cours ont une durée d'environ quatre mois (du 1®' octobre au 10 février, du \6 février au 31 mai), et sont suivis chacun par 36 capitaines et 46 lieutenants en 1®'.
Pendant les six dernières semaines des deux cours d'instruction, ceux-ci sont fréquentés par une dizaine d'officiers supérieurs (sauf des commandants de régiments); quelques officiers supérieurs de Tétat-major de l'armée sont également détachés pendant les quatre dernières semaines des mêmes cours.
Enfin, un ordre de Cabinet du 20 juin 1900, a décidé que 44 généraux, pris parmi ceux qui sortent de l'infanterie et de la cavalerie, assisteraient au deuxième cours d'officiers supérieurs ;
b) Deux cours d'instruction pour lieutenants, portant sur les connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour
314 CHAP. V!. — LES CENTRES D'îNSTÎ^UCTïON : LES ÉCOLES.
l'emploi du matériel, les fonctions de chef de section, la conduite du feu d'une batterie, et sur les artilleries de campagne étrangères.
Les cours ont une durée d'environ quatre mois (du l^ octobre au 31 janvier, du 10 février au 31 mai), et sont suivis chacun par 100 lieutenants au maximum;
c) Quatre cours pour officiers des réserves, portant sur les mêmes sujets que ci-dessus (sauf les artilleries étrangères).
Les cours ont une durée de quatre semaines, et sont suivis chacun par 6 capitaines, 32 lieutenants.
L'École de tir de Tartillerie de campagne est sous les ordres de l'Inspecteur de l'artillerie de campagne.
Elle est commandée par un général-major assisté de deux officiers supérieurs, de professeurs et d*un adjudant.
Les officiers détachés forment deux groupes, placés chacun sous les ordres d'^un des officiers supérieurs du cadre. Le groupe A comprend les « officiers anciens »; 2 officiers supérieurs et 2 capitaines lui sont affectés comme professeurs. Le groupe B comprend les lieutenants et les officiers des réserves ; 2 officiers supérieurs et 10 capitaines lui sont afTectés comme professeurs.
Un régiment dit « d'instruction », commandé par un colonel, est à la disposition du général commandant l'École de tir ; il comprend 3 groupes de 3 batteries, savoir :
2 groupes de canons de campagne de 77 millimètres, 1 groupe d'obusiers de campagne de 105 millimètres.
Le régiment d'instruction se recrute en sous-officiers, canonniers et conducteurs, au moyen d'hommes choisis avec soin dans les régiments d'artillerie de campagne, et qui arrivent en juin et à la fin des manœuvres. Les chevaux sont également prélevés sur les régiments de l'arme.
Les officiers saxons et witrtembergeois suivent tous les cours faits à Técole de Jûterbog; ils sont compris dans les chiffres mentionnés plus haut.
Les officiers bavarois n*assistent qu'aux cour» pour « offl-
LES ÉCOLES FROFESSiONNELLES OU D'APPUCATION. 315
ciers anciens », les jeunes officiers et les officiers des réserves reçoivent l'instruction théorique et pratique du tir au polygone bavarois de Lecfafeld pendant la saison des écoles à feu.
70 ifecole de tir de l'artillerie à pied de JQterbog.
L'École de tir de l'artillerie à pied est, comme celle de Tartillerie de campagne, installée à Jùterbog. Elle a pour mission principale de développer l'instruction des officiers et des sous-officiers de l'artillerie à pied ; de plus, elle sert à étudier les perfectionnements à introduire dans les méthodes de tir, à procéder aux essais et expériences concernant le maitériel, à suivre les progrès des artilleries étrangères. (Règlement du 6 septembre 1900.)
Il est fait, tous les ans :
a) Deux cours d'instruction pour « officiers anciens »> (officiers supérieurs, capitaines et lieutenants en premier).
Le premier cours dure du 1®' octobre au 18 décembre, le deuxième, du 4 janvier au 4 avril ; ils comportent environ 30 journées de tir, et sont suivis chacun par 27 à 28 capitaines ou lieutenants en l**".
De plus, le premier cours est fréquenté pendant quatre semaines (du 20 novembre au 18 décembre) par i5 officiers supérieurs ;
b) Un cours d'instruction pour jeunes officiers. Il est suivi par les lieutenants d'artillerie à pied à leur sortie du cours inférieur de l'École mixte de rartîllerie et du génie. Il dure quatre semaines (du l®*" au 29 septembre), et comporte généralement 23 journées de tir ;
c) Un cours d''instruction pour officiers des réserves ; ce cours d*une durée de deux mois environ (du 10 janvier au 6 mars), est suivi par 30 officiers et comporte généralement 23 journées de tir.
L'École de tir de Tartillerie à pied dépend de l'Inspection générale de l'artillerie à pied, et est placée sous l'autorité directe de la première inspection de l'artillerie à pied. Elle
est commandée par un colonel, assisté d'un adjudant, et de trois officiers professeurs.
Un bataillon d'instruction, à trois compagnies, est à la disposition du commandant de l'école pour les tirs et exercices.
Les sous-officiers et hommes nécessaires à l'écolei, sont tirés des bataillons d'artillerie à pied ; les quelques conducteurs nécessaires sont fournis par les corps d'armée désignés à cet effet.
De plus, un peu avant les périodes du cours, une vingtaine de sous-officiers sont détachés à l'école et dressés aux fonctions d'observateurs, à tenir les carnets de tir et même au commandement d'une batterie; ils demeurent ensuite à l'école pendant toute la durée du cours suivi par les officiers et leur servent d'auxiliaires.
Les chevaux nécessaires à l'école proviennent en majeure partie des chevaux réformés par l'École de tir de l'artillerie de campagne et les groupes d'attelages des bataillons d'artillerie à pied.
Les officiers et sous-officiers saxons sont détachés à l'École de tir dans les mêmes conditions que leurs camarades prussiens.
Les officiers bavarois n'assistent qu'aux cours faits aux officiers anciens et aux officiers supérieurs.
S^ École d'artificiers de Berlin.
Elle a pour but de donner aux sous-officiers d'artillerie qui se destinent au corps des artificiers, les connaissances théoriques et pratiques nécessaires ; c'est à cette école que se passent les examens pour artificiers et lieutenants artificiers, elle prépare également les artificiers de la marine. (Instructions du l®*' avril 1897).
Les candidats à l'École d'artificiers doivent avoir une conduite exemplaire, avoir suivi avec succès les cours des écoles régimentaires (1), être au service depuis au moins trois ans,
(1) Cette condition n'est pas obli^çatoire.
et, en cas de réception, contracter un engagement d'au moins trois ans.
Les élèves, au nombre de 180, suivent tous le cours inférieur, qui dure douze mois; il débute le \^' septembre par un cours préparatoire et continue par des cours théoriques du i*' octobre au 30 juin; à partir du i®' juillet ont lieu, pendant deux mois, des exercices pratiques.
L'examen pour artiflcier a lieu fin septembre ; il comporte deux degrés (examen préparatoire, examen définitif) et ne comprend que des compositions écrites, il porte sur les matières enseignées à l'école, savoir : pyrotechnie, artillerie, administration, mathématiques, physique, chimie, langue allemande.
L'examen subi, les élèves sont généralement détachés dans les dépôts d'artillerie ; ils sont nommés artificiers au fur et à mesure des vacances.
Les sous-officiers classés dans la première moitié de la liste de sortie sont autorisés, sur leur demande, à suivre ultérieurement un cours supérieur ; mais il doivent auparavant servir pendant deux ans dans un dépôt d'artillerie, comme artificier, et être désignés comme aptes à suivre le cours supérieur par rofficier d'artillerie de place ou le commandant du dépôt d'artillerie.
Les cours supérieurs au nombre de deux, durent six mois chacun ; le premier, du 1" mars au 3i août, est suivi par 30 artificiers de l'armée de terre; le deuxième, du 1" septembre à fin février, est suivi par 20 artificiers de l'armée de terre et 10 de la marine. Le programme des études comprend les mêmes matières que pour le cours inférieur, mais à un degré plus élevé.
Un examen passé à la fin du cours confère le droit de concourir pour le brevet d'officier artificier.
L'École d'artificiers dépend de l'Inspection générale de l'artillerie à pied, par l'intermédiaire de la première inspection d'artillerie à pied.
Les cadres de l'école comprennent (d'après le budget de 1902):
1 officier supérieur commandaot l'école ;
2 capitaines (l'un de rartillerie de campagne, Tawtre de
de rartillerie à pied), qui sont à la fois eommandautâf de compagnie et professeurs ;.
i médecin, 1 payeur;
2 feldwebel, 2 viîe-fetdwebel instructeurs Mxiliïiires.
De plus, des chefs artificiers et des artificiers sont détachés provisoirement à l'école à l'époque' des exercices pratiques ; enfin, des professeûTs civils et des officiers (de l'artillerie de campagne, de l'artillerie à pied, de la marine) f<»t des cours à l'École d'artificiers en dehors de letirs occupations normales.
Les sows-offlciers saxons et wuriember^eois sont admis à l'École d'artificiers de Berliuy comme les sous-officiers prns-
siens.
La Bavière possède à Munich, une école d'artificiers analogue à celle de Berlin ; elle est commandée par un officier supérieur de l'artillerie â pied, assisté d'un lieutentot eh 4«' et d'un officier artificier.
9^* École de télégraphie de cavalerie de Berlin.
La création des troupes de communications, et notamment des bataillons de télégraphie, a entraîné la transformation de l'ancienne École de télégraphie militaire. Celle-ci a vu son rôle diminuer, elle no sert plus maintenant qu'à donner l'instruction de la télégraphie aux officiers et sous-offlciers de cavalerie. (Règlement du 11 mai 1901).
Le cours pour officiers dure cinq mois (du 4 janvier au 31 mai) ; il est suivi, chaque année, par 34 lieutenants de cavalerie prussiens, saxons où wiirtembèîgeoië, choisis parmi ceux qui manifestent quelque penchant pour la pfatiqu6 de la télégraphie.
Le cours pour sous-officiers dure neuf mois (du 1^' octobre
LES ÉCOLES PROFESSIONNELLES OU d' APPLICATION. 319
au 30 juin) ; il est suivi chaque année par 83 sous-officiers ou simples cavaliers (un par régiment de cskvaleria). Un cours supplémentaire est fait du t«' juillet au 21 août pour les retardataires. Les sous-offlciers détachés à Técole ne doivent pas avoir plus de 7 ans de service ; ils s'engagent à rester au service au moins un au après leur- sortie de l'école. Us sout choisis parmi les sous-officiers montrant des dispositions pour le service spécial de la télégraphie (mécaniciens, horlogers^ ouvriers en métaux, etc..,)*
L'École de télégraphie est subordonnée à Tlnspection générale des troupes de communications^ par Tintermédiaire de rinspectioû des troupes de télégraphie ; eu ce qui concerue la discipline, le service intérieur, etc., elle est rattachée au bataÛlou de télégraphie n® 1 (Berlin).
Le cadre permanent com^H^end : 1 capitaine ou lieutenant en !•' directeur, 6 lieutenants en i^^ ou heutenanta, professeurs, et 9 sous-offîciers.
10° Ëcple supérieure teclmique de Berlin.
Un certain nombre d'officiers de toutes armes sont détaches à cette écote — qui dépend exclusivement de l'administration civile — afin d'y développer leurs connaissances techniques.
Tout ce qui concerne l'envoi et les études des officiers est réglé, de concert avec: le recteur doat dépend l'établissement :
a) Pour les officiers d'infanterie ou d'artillerie, ei®ployés dans les établissameuts techuiques de leur arme, pajr l'inspection correspondante ;
h) Pour les officiers employés à la commission d'exaoiieQ des armes portatives, par la section de Tinfanterie du ministère de la guerre ;
e) Pour les officiers du génie, par le président du comité ;
d)^ Pour les officiers des troupes de communications,, par l'inspection de ces troupes.
L'année scolaire va du 1" oclobrc au 31 août ; tout officier nouvellement détaché à l'école, doit se présenter au recteur et aux professeurs dont il désire suivre les cours ; ceux-ci sont gratuits.
Le nombre des officiers détachés ne semble pas fixé d'une manière invariable ; d'après les circulaires de 4897 et 1898, il serait de 6 lieutenants d'infanterie pour deux ans, 20 lieutenants d'artillerie pour trois ans.
Un ordre de Cabinet de 1900 modifie ce dernier chiffre et fixe à 14 (dont 4 pour un an), le nombre d'officiers d'artillerie suivant les cours (\).
Notons en terminant, que dans les établissements techniques de l'artillerie, il est également fait des cours destinés à développer l'instruction des officiers de cette arme, savoir:
Un cours de quatre mois, pour les officiers de l'artillerie à pied ; deux cours de deux mois, pour 33 lieutenants d'artillerie de campagne.
Enfin, dans les manufactures d'armes, des lieutenants de toutes armes sont détachés pendant trois semaines environ, pour se familiariser avec les réparations et l'entretien des armes portatives. Le nombre des cours est de i 1 (dont 5 à Spandau, S à Erfurt, 1 à Dantzig), chacun d'eux est suivi par 15 à 20 lieutenants.
École militaire technique supérieure.
Le projet de budget de 1902 demandait la création d'une école militaire technique supérieure à Charlottenbourg, pour les raisons suivantes :
« Les exigences de la conduite de la guerre moderne, nécessitent la diffusion, dans le corps d'officiers, des connaissances techniques ayant une utilité pour l'armée; ce sont
([) D'après la lisle d'anciennelê de mai 1i)0i, le nombre dé iieulenanis détachés à l'École technique est de 3 pour les pionniers, et de 12 (dont 3 depuis trois ans et 3 depuis deux ans) pour les trouj)es de communications.
l'académie de guerre 321
celles qui concernent la vapeur, l'électricité, la mécanique, les constructions, rétablissement des routes et des ponts, les moyens de communications, les machines et Inorganisation des usines. II est impossible de faire entrer ces matières, dans une mesure suffisante, dans le programme de l'académie de guerre. C'est pourquoi la création d'une école militaire technique supérieure est indispensable. Elle assurera l'instruction scientifique générale de l'armée, et en plus l'instruction technique spéciale des officiers des troupes de communications, des établissements militaires techniques, elle servira à ^ former les officiers des corps des ingénieurs. L'école sera organisée pour 200 officiers : chaque année elle en recevra 100 qui y suivront un cours d'une année, 50 d'entre eux feront une deuxième et une troisième année d'études. »
La commission du budget puis le Parlement se sont opposés à la création de cette école, non pour des raisons militaires et par hostilité au principe de la réforme, mais parce qu'ils ont estimé que les écoles supérieures techniques civiles, déjà fréquentées actuellement par des officiers, sont suffisantes pour assurer leur instruction spéciale.
IY« — L'Académie de guerre de Berlin.
L'Académie de guerre mérite une mention spéciale parmi les établissements d'instruction militaire en Allemagne. Loin de chercher à développer les connaissances spéciales des officiers dans un but nettement déterminé, elle se propose seulement de « fortifier leur instruction générale, leur intelligence et leur jugement » (Règlement d'études de l'Académie de guerre). Sa mission est do « donner à un certain nombre « d'officiers de toutes armes ayant les aptitudes voulues une « instruction supérieure dans les sciences militaires, de per- « fectionner et étendre leurs connaissances, éclairer et affiner « leur jugement. A côté de cette instruction professionnelle, « elle leur permettra d'étudier plus à fond les sciences « exactes et leur donnera l'habitude de parler et d'écrire « couramment certaines langues étrangères modernes (Règle-
SSâ CHAP. VI. — LES CENTRES D'IKSTRUCTION : LES ÉCOLES.
« ïsteal de service de rAcadémie de gui&rre da i9 dé- « cambre lj^01)« »
Rema2X|a<vns de suite que la (^réparatioa d'uQ cerlain nombre d'ofBders au service d'État-Major n'est fiuUement indiquée comme ufi des buts poursuivis par TAcadémie de guerre ; celle-ci constitue, il est vrai, la pépinière des ofQ* ciers d'état-major en Allemagne, en ce sens qu'une £aible fiRBction des officiers qui la fréquentent (1/6 environ) entrent ensuite dans l'état-major, mais l'Académie de guerre remplit ce rôle par surcroît : elle est, suivant une expression souvent employée^ une école de « bautes étudfes militaires ».
L'École de guerre générale (Allgemetne Kriegsschulé), fondée à Berlin lors de la réorganisation de l'armée prussienne après 1806, peut être considérée comme Torigine de l'Académie de guerre actuelle. Le but de cet établissement, tel qu'il est fixé par un ordre de Cabinet du 11 janvier 1516, était « d'élever le niveau d'instruction des officiers et « de les préparer au service d'état-major, à celui de Tadju- « tantur et à l'enseignement. »
A cette époque, le plan d'études donnait une importance prépondérante aux connaissances scientifiques et générales, au détriment des connaissances purement professionnelles (1).
En 1818, Clausewitz, l'élève préféré de Scharnhorst, qui avait la haute surveillance des établissements d'instruction, fat nommé directeur militaire de Técole. Celte fonction ne
<1) A tilne d'exemple nous donnerons le programme des études de 1823 à i82(>, au moment où le fulur maréchal de Mellke suivait les cours de l'École de guerre générale, comme lieutenant :
i" année : Analyse des valeurs iinies, topographie, histoire générale, statistique, tactique, théorie des levés, hippologie.
^ -année: Trigonométrie spbériqoe et notions de mécamqoc, analyse des valeurs infinies, géographie militaire, forlilication, littérature allemande, physique, tactique.
3" année ; Histoire de quelques campagnes, guerre de siège, littérature générale, service d''élat-major, optique et astronomie, géodésie, chicnic, géographie militaire.
LACADEMm DE GiJEEBE
permit guère au célèbre éoriFaiQ de faire profiter les officiers de sa profoode coDnaisBasce de Tart de la guarne, car elle le caotooBa daos les questioQS de disdpliœ etd'admiDistralion.
La méthode d'iDstruction dite « d'application » fat introduite dans reaseignemeat de Técole eo 4826 (1); ce fut ane DOUFeauté peu appiéciée par les professeurs et par les offi* ciers : les premiers la trouvait ixicomoiode et faligaote, les autres ooQSèdéraJeut comme iadigoes de leur situation d'officiers d'être ainsi constamment interrogés — et parfois cofir fondas — devant leurs camarades. Elle réiussit néanmoins à s*y maintenir, grâce à l'énergie de Radowitz, alors adjoint à la Direction des études, et, plus tard, du général yoid Peucker.
Les événements de 1848 an»enèreiit la fermeture de Técole ; les cours furent repris au bout de deux ans, le iS octobre 1830. Pendant la période qui suivit, une ferme direction dut être imposée à Técoie pour établir la discipline parmi les officiers détachés. Ceux-ci, au témoignage du général von Brandt, professeur à l'école, montraient fort peu d empressement pour assister aux conférences et leur préféraient les plaisirs de Berlin.
En 1859, l'établissement prit le nom de « Académie de guerre », pour se différencier des écoles de guerre qui venspent d'être créées sur l'initiative du général von Peucker;
(1) Celte méthode tient à la fois de nos conférences et de nos ialenrogâtions : Télève doit parler autant que le professenr. Celai-ci ne se cont<>nte pas de débiter une conférence rédigée à l'avance, mais, par exemple, pour le cours d*histoire il expose une situation militaire et interroge les officiers sur les conséquences d*un ordre donné, sur les causes d'un échec, etc., il reprend ensuite le développement de son sujet.
Il est curieux de signaler que cette méthode d'euseignemeDl dont les Allemands se montrent si enthousiastes et qui a trouvé depuis peu de nombreux partisans en France sous le nom de u méthode des cas concrets » avait été introduite à l'École de guerre générale par Rûhle, alors membre de la direction des études. D'après Poten {loc, cit., tome IV, page 264) ce dernier avait appris à la connaître dans un voyage en France entrepris qvelques aauées auparavant.
celui-ci, dont dépendait aussi l'Académie de guerre, s'efforça d'en rendre renseignement plus militaire ; il fixa les méthodes d'instruction et indiqua le but de chaque cours dans une instruction datée de 1868.
Une nouvelle orientation fut donnée à l'enseignement de l'Académie de guerre, en i 872, lorsqu'elle cessa de dépendre de l'inspecteur général des établissements d'instruction et d'éducation pour être placée sous l'autorité directe du chef de l'état-major de l'armée. Dès lors, les cours de mathématiques, de chimie, d'histoire, de littérature, furent réduits, les conférences sur l'histoire de la philosophie furent supprimées et le temps ainsi gagné fut consacré à des visites d'établissements militaires et à des voyages tactiques.
L'affectation au Grand État-Major, comme stagiaires, d'un certain nombre d'officiers sortant de l'Académie de guerre avait été mise en essai en 1866 ; cette mesure devint la règle à partir de 1872, elle constitue depuis cette époque le mode normal de recrutement des officiers d'état-major (1).
Conditions (T admission. — Le Règlement du 19 décembre 1901 fixe ainsi qu'il suit les conditions de service à remplir par les candidats à l'Académie de guerre :
« Avoir au moins trois ans de grade d'officier et cinq (( années à passer dans le grade de lieutenant après Tadmis- « sion à l'Académie de guerre. »
Cette dernière condition permet de favoriser, au point de vue de l'avancement, les officiers qui seront ultérieurement classés dans Tétat-major.
Les officiers allemands reçoivent leur brevet de lieutenant vers 20 ans, et passent capitaines en moyenne vers 35 ans : les conditions de service énoncées plus haut, donnent donc pour limites d'âge des candidats : 23 ans comme minimum, 30 ans comme maximum.
Les chefs de corps transmettent les demandes des officiers
(1) Voir chapitre VU, le Grand Ètat-Major et rétat-major.
l'académie de guerre 32S
candidats au commandant de corps d'armée ; ils y joignent une feuille de notes visant les points suivants :
a) Qualités pratiques montrées par Tofficier dans toutes les circonstances du service ;
b) L'ofBcier possède-t-il des connaissances sufBsantes pour suivre avec fruit de hautes études ;
c) Jouit-il d'une santé robuste, lui permettant de rester longtemps au service du roi ;
d) A-t-il une bonne conduite et un caractère ferme ;
e) Est-il sans dettes ; quels sont ses revenus personnels, dans le cas où il en posséderait.
De plus l'admission à l'Académie de guerre est subordonnée à un examen d'entrée, qui porte d'une part sur les sciences militaires (tactique, armement, fortification, topographie), d'autre part sur les connaissances générales de Tofficier (histoire, géographie, mathématiques ou langue française).
Les sujets proposés doivent exiger fort peu d'efforts de mémoire, mais permettre au candidat d'exprimer clairement et logiquement des idées personnelles* Us comportent au moins deux questions (sauf pour la tactique), entre lesquelles le candidat choisit celle qu'il veut traiter.
Les compositions sont exclusivement écrites ; elles sont faites au siège de chaque corps d'armée, sous la surveillance d'une commission présidée par le chef d'état-major du corps d'armée et adressées à la Direction de l'Académie de guerre. Elles sont accompagnées des travaux que l'officier a dû préalablement remettre au président de la commission, savoir :
a) Une autobiographie, en langue allemande et dans une langue étrangère, relatant principalement la suite des études faites par le candidat et la façon dont il a préparé les examens d'enseigne et d'officier ;
b) Une déclaration fixant le genre d'études que le candidat désire adopter s'il est admis (langues étrangères ou mathématiques) ;
c) Une note du chef de corps indiquant dans quelles conditions le candidat a préparé son examen (avec ou sans aides, fréquentation d'un établissement, lequel ? etc.).
CHAP. VI. — LES CiWTBES I> INSTRUCTION : LES ECOLES.
Le nombre de candidats adnis a se présenta annoellement était d'environ 300 de 18M à 1895; il varie aetneHement entre 400 à 500.
Le nombre des officiers admis aanneMetiient, qui ne poutFftit dépasser 100, d'après le Règlement sur T Académie de guerre de 4888, a été augmenté en 1895-96, de manière à porter à 400 le nombre total des officiers suivant les trois années de cours. Le chiffre annuel des admissions est donc compris entre 130 et 135- D'après Poten, la moitié des officters admis posséderaient le certificat d'aôitvrienf; la proportion des selektaner varierait entre 1/3 ei 1/4 des admis.
Nature ei durée des cours, — Exercices pratiques. — Siagres dans les corps de troupe, — La durée des études à rAeadémie de guerre est de trois ans. Les of&cîers de ciMMpie
promotion sont répartis pcvur les cours, en trois divisions (HOrs&te) comprenaisl chacnne 40 à 45 officiers.
Diaprés le Règlement d'étude de 18K, les heures consacrées chaque semaine auoL différents cours, seraient les suivalûtes :
Première année ;
Tactkfue 4 heires.
Histoire miliUîre % —
Fortificalion 3 —
Droit militaire 1 —
Histoire  —
MatbéioQLiqHes . 4\^ ..
Physiq-ae. .... 4 Géographie universelle.... 4\
Cosmoçrapkieet r^« ^7«"?*»«' ^^ ''««««•' ^^ \ géologie 2) P^^^°*^^ «'
2S heiues»
Deuxième année :
Tactique 4 heures.
Histoire militaire 4 —
AnncnwBl^ 2i —
MaycBs ëe eonMBaoicatktt S —
A nporfew.., f f kewesw
VACAD&mB DE OIJERHE 32??
Jtipori 19 heures.
TopQirraphia. :... * —
HiatCMre^* ..• 4 —
( Hygiène.» * -••• 11
*f?**f™^**l*®^' f|Ou Français, ou russe, ou J 7 - ^^'""''^ ^{ polonais B}
25 heures.
Troisième année :
Tactique 2 heures.
Histoire mîtitaîre 4 —
Serricc d*état-majér 4 —
&ierre de sîèf e 3 —
AAnhnsftrttlion, droit mil» droit iateriuitiQAaL .... 2 Mathématiques. aiOu Français, ou russe, au po^
Géodésie 3 f louais « —
Si heures.
Ainsi que le fait ressortir ce teblean^ un eettak nombre de cours se mpportanl plus spécialement aux questious militaires soQt cûoiiniins i tous les officiers* Ceux-ci ont en outre à suivre des cours concernant les connaissances générales : ib oot le choix entre une partie pureinenl scientifique, ou Tétude d'une langue étrangère ; qous avons vu qu'iU avaient à £aire Gonaaitre ce eboix en demandant à concounr pour F Académie degneffe.
Oit pourrait s^ étonner de trouver à l'Académie de guerre des cours de mathénuitiques^ physique, ehinûe^ etc. Mais il ne faut pas oublier que Finsbructiou des jeunes lieutenants allemands n'est pas toujours très étendue, eomoMi nous ravon» vu eu pariant du recrutement des officiers ; eUe a besoin d'être oomplétée au cours de leur carrière et^ en particulier^ à rAcadéoôe de guerre pour ceux qui passent par cet étahUsh semenL De là les épreuves de mathématiques, i l'examen d'entrée, la. durée et la variété des cours scientifiques à l' Acadéjoiift de guerre môme.
Le programme des cours aurait subi depuis peu quelqfues légères modifications ; le pok>nais serait supprimé et remplacé
par Tanglais. De plus, un cours de guerre maritime serait introduit dans l'enseignement de l'école ; enfin, a partir de 1902, tous les officiers de l^ année devront assister à une conférence hebdomadaire de deux heures sur la physique et ses applications militaires.
Les pages consacrées par le Règlement d'étude de l'Académie de guerre à Texamen détaillé de chaque cours, font ressortir nettement le caractère généralisateur de l'enseignement et le souci de lui enlever toute apparence technique. C'est ainsi que les détails de construction dans le cours d'armement, les dispositions surannées de la fortification, les considérations abstraites sur les formes du terrain doivent être limités autant que possible ; au contraire, le professeur s'efforcera de mettre en lumière les avantages et les inconvénients que peuvent offrir l'armement, la fortification, le terrain, pour la conduite des troupes.
Les cours théoriques commencent, pour les trois promotions, le l**" octobre et se termment fin juin.
Ils sont complétés par des visites d'établissements techniques à Berlin et à Spandau, et par des exercices pratiques de tactique, de fortification et de topographie.
Un exercice de levé de terrain, d'une durée de trois semaines, a lieu à la fin de la deuxième année.
Enfin, un voyage d'état-major, d'une durée de trois semaines, a lieu à la fin de la troisième année de cours. II offre l'occasion d'apprécier « la valeur, le savoir, les moyens et l'endurance de chaque officier détaché ». Ce voyage présente une importance particulière au point de vue de la carrière de l'officier, car le directeur du voyage, sans vouloir préjuger de l'emploi de l'officier dans l'avenir, doit indiquer si cet officier lui paraît susceptible de servir dans l'enseignement, dans la haute adjutantur ou dans l'état-major.
PendanL les périodes qui suivent les première et deuxième années de cours, les officiers de l'Académie de guerre accomplissent des stages dans les armes autres que la leur (Règlement de l'Académie, modifié par décision de décembre 1893 et avril 1895).
Ces stages durent chacun trois mois, du l*' juillet au