PANTALON
DS CMBYAL.
CHAUSflUaS.
OBSBRVATIOHS.
Casque en ader.
Gaaqoede métal.
Gaaqoe l an cuir.
Sdiapska.
Toniqae sans bootoni (kollar) en drap blanc arec paremenU et collet ae conleara di-
Guirasslers prussiens
Blanc.
Bottes à hautes tiges.
La coirasaB n*Mt portée qii*eB tenue de pa« rade.
Lea «nlraMtere potsèdeot, ee outre, «ae te- Dique blene.
Reiter et oarabiiUers saxons.
Tmiqne bien clair avec collet et parements blancs ( reiter ) on noirs (carabiniers) et épanlettes de ulan.
Blanc.
Bottes k haotes liges.
Taniqne bien clair arec collet et parements ronge poncean.
Taniqne à plastron (nlanka). aTOc épanlettes sans frangeSp de ooolear bien foncé en Pmsso, Teri en Bavière, bhm clair en Saxe.
Gol et parements de conlenrs diverses.
Reiter lourds baTsrols
Gris noir.
Ulans.
Gru noir (Prosse), vert (Bavière ), bien clair (Saxe).
Bottes de cavalerie (montant JQsqa'aox genou).
Bottes de cavalerie.
Le panuloa de drap porté à pied eit en drap bleu eUir.
Bb tenue de parad«, le plastron de la tuniqae est recouvert d*nB rabat de couleur Yarleble.
Casque à pointe dn modèle général.
Taniqne bleue (verte pour les dragons hessois).
Dragonv.
Gris noir.
I Bottes de cavalerie.
GhoTau-léi^ers bavarois.
Clasqoe en cnir.
I Tunique verte (commet Vert, celle des ulans) avec!
pattes d'épaules. |
Talpack noir (bonnet de peau) avec flammes de couleurs diverses.
Casque de métal noirci (Prusse).
Casque ordinaire en cuir (saxe et Bavière).
Attila (dolman) de couleurs diverses avec brandebourgs et écharpe.
Hussards.
Gris noir.
Bottes de cavalerie.
Bottes de hussard (montant à mi-jambes).
Quelques n*(iflwnti it hussards , notammeal ceux de la Garde, eot la peliese.
Tunique de cuirassier ou de dragon en drap gris vert avec parements jjris l'iair.
En Bavière : tunique de cii'vau-légers en drap bleu avec parements blancs.
Chasseurs à ohOTal.
Blanc.
En Bavière gris bleu.
3otte8 à hautes tiges.
En Bavière :
bottes de cavalerie.
Ed tenue de parade les gardes du corps (1) et les cuirassiers de la Garde portent, sur le casque, un aigle en métal blanc aux ailes déployées; les hussards, sur le devant de la coiffure, une aigrette droite ou retombante ; les ulans, sur le côté de la coiffure, une aigrette retombante ; les dragons, un plumet en crins retombants, comme dans Tinfanterie.
En tenue de cour, les gardes du corps portent un plastron écarlate avec étoile d'argent ou la cuirasse noire.
En plus des effets mentionnés ci-dessus, toute la cavalerie a comme seconde coiffure la casquette (de la couleur de la lunique), avec turban de la couleur du col ou des parements, et comme vêtement de dessus, le manteau uniformément gris, avec pattes d'épaule (généralement de la couleur des pattes d'épaules de la tunique).
De plus, les cavaliers portent, à pied, un pantalon de drap gris noir, du modèle général ; et dans l'intérieur du quartier des bourgerons ou vêtements de coutil.
La nomenclature détaillée des effets d'habillement ou de linge emportés par le cavalier allemand en campagne, est donnée plus loin, à propos de l'équipement.
Équipement et harnachement. — Poids porté par le cheval. — Les cavaliers allemands sont tous munis d'un ceinturon et d'une giberne avec bandoulière (généralement en buffleterie blanche).
Les ulans et les hussards portent le ceinturon au-dessous de la tunique ou de l'attila; c'est pourquoi les premiers portent par-dessus leur vêtement une ceinture (en cuir, recouverte de drap de la couleur de la tunique), et les seconds l'écharpe de hussards, en laine blanche tressée.
Les autres effets particuliers aux ulans et aux hussards, outre leur coiffure spéciale, sont :
(1) Un peloton de ce régiment forme les Gardes du corps deTimpérairice : il se dUtingue par la couleur du col et des parements qui sont do couleur amarante au lieu de vermillon. En tenue de gala, ils portent un babit et un gilet blancs, et au lieu du casque des Gardes du corps, l'ancien chapeau des dragons de Bayreuth.
La fourragère et les épaulettes pour les ulaos ; La fourragère et la sabretache pour les hussards.
La cavalerie allemande est uniformément pourvue d*UDe $elle à troussequin d'un modèle dit « de Tarmée )> (ordres de Cabinet du 19 décembre 1889 et du li février 1892). La nomenclature des effets de harnachement du cavalier est donnée ci-après, sous forme de tableau ; il est à remarquer qu'en Allemagne, les sacoches font partie des effets d'équipement et non du harnachement.
La confection du paquetage comporte les opérations préliminaires suivantes, destinées à préparer les différents effets à placer sur la selle :
Mettre Tavoine, le seau, les vivres et le bourgeron dans
le sac à avoine ; Placer les fers dans la poche correspondante de la
sacoche gauche ; Placer la hache ou la bêche à la partie antérieure de la
sacoche gauche ; Garnir les sacoches (voir au tableau les objets contenus
dans les sacoches) ; Rouler le manteau (long. 0"*,7(l); Rouler la corde à fourrage ; Placer la marmite dans son enveloppe, préparer ses
courroies ; Placer le poitrail, les sangles, etc., à la selle. Le cheval est alors sellé ; la selle placée sur la couverture (pliée en 9), reçoit en avant les sacoches, puis en arrière ; la marmite à gauche, la corde à fourrage à droite, et enfin, le manteau et le sac à avoine maintenus par les courroies de paquetage.
Depuis 1893, la carabine et le sabre sont Gxés à la soUe respectivement en arrière de la cuisse droite et de la cuisse gauche du cavalier; la corde à fourrage roulée entoure la •partie supérieure de Tétui de carabine.
Le paquetage de parade comprend la selle avec les sacoches remplies de paille, le manteau et suivant les armes des tapis de selle ou des couvre-selles en drap avec bordures et ornements.
Les outils emportés par la cavalerie pour les travaux de campagne comprennent ;
48 hachettes j P^^/*%*«^^^ portées par les chevaux. Pour les destructions, le régiment de cavalerie est pourvu de :
32 cartouches (1) réunies par quatre, dans huit sacoches
de cuir ; 40 cordeaux de mise de feu ; Et 40 capsules fulminantes, renfermées dans huit sacs. Ce matériel est porté sous le siège de la voiture régimentaire à bateaux pliants (2) ; il peut aussi être réparti entre les cavaliers.
En plus des approvisionnements particuliers des régiments, les divisions de cavalerie emportent : . .
112 cartouches; 100 cordeaux de mise de feu ; 100 capsules fulminantes ; »
2 jeux d'outils de destruction (masses, pieds de biche, clefs, ciseaux, pelles, poulie). • ■
Ces engins sont transportés par deux des voitures à cartouches (pour carabines) de la colonne légère de munitions. Enfin, les divisions de cavalerie disposent -encore du matériel transporté par la voiture d'outils du détachement, de pionniers (l officier 30 hommes) attaché à la division. (Voir pionniers.)
Le tableau ci-après indique les différents efl^ets emportés par le cavalier en campagne.
De l'examen de ce tableau, il résulte que le poids porté par
le cheval est d'environ :
1 30 kilos pour les cuirassiers ;
125 kilos pour les ulans ;
120 kilos pour les dragons et les hussards.
(1) La cartoache a la forme d'un prisme rectangulaire de 201 "^^ de long et de 53 ou 73*^"^ de large ; elle est chargée de i kiiog. d'explosif C. 8â.
(2) La description des bateaux pliants est donnée plus loin, à propos des travaux de campagne de la cavalerie.
Habillement, armement, équipement et harnachement de campagne du cavalier allemand.
DÉSIGNàTION DBS EFFETS.
OBSERVATIONS
A. — Effets portés par le cavalier.
Casque
Talpack
uhapska
Tunique
Attila
Tunique à plastron
Epauleltes (paire)
Pantalon de cheval
fourragère
jiberne arec bandoulière. . .
Ceinture
Ceinturon
Bcharpe
ïlabretsche
Dragonne
Plaque d'identité
Cravate
Chemise..
Caleçon..
Chaussettes de laine
Sants
Bottes (paire de)
laperons (paire d*)
Courroie de lance
Plamme de lance avec courroie..,
Lance
5abre droit
Cartouches (30)
B. — Effets portés par le choTal
Casquette
Manteau
Souliers (paire)
Semellesavec feuilles de talon
Sacoches
Bourgeron
Chemise
Caleçon
Ustensiles de propreté et de
couture. i
Livret de chant
Livret de solde
Vlarniitc avec courroies
Vivres de réserve
Boîte à café
Sachet à riz
Sachet à sel
1/3 de ration d'avoine
Dans la laeoche gavche.
Boolé, en arrière de la «elle.
Dans la aacoelie droite.
Dans la sacoche droite.
Sur le devant de la selle.
Dans le sac à tTolne.
Dans la sacocbe droite.
Dans la sacocHe gauche.
Dans la sacoche droite.
Dans la sacoche gauche.
Dans la sacoche gasche.
 la selle, en arrière et ) gasche.
Dans le sac A aTolae.
DÉSIGNATION DBS BFFET8.
OBSSaVATIONS.
B. — Bffets portés par le cheval (suite).
Paquet de pansemeot
Fers, cloos et clous à glace..
Botte i graisse..
Carabine,
Cartouches (15).
Haehe
Bêche
Trousse à ferrure.
Selle
Sangles '.
Etriers (paire)
EtrÎTières (paire)
Poitrail
Longe
Garnitore de tète et rênes. . .
Mors de filet
Mors de bride
Licol
Etui de carabine arec courroies
Courroie de earabioe
Sabot de lance
Sac è avoine
Seau
Brosse en crin
Couverture
Surfaix
Courroies de paquetage
Corde à fourrage
Poids du harnachement complet (objets du S C)
Poids du harnachement muni du paquetage de campagne.
Poid;» moyen du cavalier nu.
Poids moyen do cavalier habillé, armé et équipé
(1 f«n, 16 clou, S eloin à ffUce i ri») daai la poche i fers •itoée $«r U sacoche favche.
Dana la aaeocbe gaoche.
A la telle, en arrière i droite.
Dans la pochette située en avant de la saooche gaadie.
IS senlement dans l'oecadron, A la sacoche ganehe.
8 senlement dans Tesccdron, i la aaeoche ganehe.
S senlement dans l'escadron.
Hamaoliement.
HUog.
kllog.
kilog.
kllog.
Cette conrrole sert i flier Tétni , qnand 11 n'j a paa de sacoches.
Sert i fixer Tétnl de carabine an chapelet des sacochea.
Bonlé en arrière de la selle.
Dans le sao à avoine.
Dans la sacoche ganehe.
Ponr les fl/f de l'effeeUf sen-
Sans compter la haehe et la bêche.
470 CHAPITRE Vin. — LES ARMES : CAVALERIE.
Équipages régimentaires. — Colonne légère cTune division de coDolerie. — L'escadroa de cavalerie ea campagne (170 officiers et hommes, 480 chevaux) emmèoe comme traio régîmentaire :
à c X ' \ attelés à deux chevaux.
1 fourgon à vivres. .. )
1 fourragère attelée à quatre chevaux.
Le train de combat est constitué par 12 chevaux de main. Le régiment de cavalerie, à 4 escadrons (705 officiers et hommes, 750 chevaux),, comprend :
56 chevaux de main.
Au train de combat. . . < 1 voiture médicale à deux chevaux.
\ i voiture à bateaux pliants à six chevaux.
5 voilures à vivres à deux chevaux (dont
une voiture de cantinière).
5 fourragères à 4 chevaux .
Soit au total 56 chevaux de main, 17 voitures.
Au train régimentaire.
Enfin, chaque division de cavalerie est suivie d'une colonne légère de munitions qui marche avec le train de combat de la division. Elle comprend :
9 caissons à munitions d'artillerie, attelés à 6 chevaux (i). 6 voitures à cartouches -- 6 . • —
1 fourragère — 4 —
Le tableau ci-après donne quelques renseignements numériques sur les diverses voitures en usage dans la cavalerie :
(1) Les caissons de munitions de la colonne légère contiennent chacun 88 projectiles, soit au tolal : 792 projectiles dont 528 schrapnels (6 caissons)> et 264 obus (3 caissons).
Voitures en usage dans la cavalerie.
Voiture à cartouches de caTalerie. C/74.
NOmKE
de chevaux d'atUUgft.
POIDI
de
U Toitare
irtdp.
LAIABOB
de la vole.
: ' i A.IV6LI
da • touriiADt.
Voiture à bagages d'étal-major,
C/59, C/67 et C/73.
Comme les voitures à bagages de bataillon du môme modèle.
Voiture à baguages d'd ta t-majoc. G/87.
Voilure à bagages d'eseadron.... C/72.
Voiture à bagages d'escadron.... C/87.
Voiture médicale C/70 .
Voiture à bateaux pliants C/92.
La voiture à bagages C-87 est du môme modèle que la voiture à vivres du train modèle C-87 qui sert de fourragère pour les troupes à cheval.
Instruction et Règlements.
Marche générale de rinstruction. — L'instruction ne saurait être poussée avec autant de hâte dans la cavalerie que dans l'infanterie, car avant de faire de Thomme de recrue un soldat, il faut tout d'abord en faire un cavalier; la durée du service dans la cavalerie — trois ans au lieu de deux ans — permet, d'ailleurs, de conduire Tinstruction avec plus de lenteur et plus de souci des détails que dans les autres armes.
Les programmes d'instruction varient suivant une progression constante, dans les i^, 2® et 3® années de service, c'est dire que le passage des recrues à Técole d'escadron ne signifie nullement qu'elles ont acquis le total de leurs connaissances en tant que cavaliers, mais simplement qu'elles peuvent à l'occasion marcher, manœuvrer et combattre ; leur entraînement, en ce qui concerne l'équitation, le maniement des armes, le tir, le service en campagne, etc., continuera les années suivantes.
A cet effet, pendant la période d'hiver, les cavaliers de l'escadron sont répartis en plusieurs classes suivant leur degré d'instruction et la qualité des chevaux qu'ils montent.
Le général von Pelet-Narbonne, dans son récent ouvrage Der Kavalleriediemtj propose la répartition suivante pour un escadron moyen de 136 hommes et 137 chevaux :
1® Groupe des jeunes chevaux de i""* année ou « jeunes remontes » :
15 chevaux à conGer seulement à des cavaliers de troisième année ou à des rengagés.
2® Groupe des jeunes chevaux de 2« année ou « vieilles remontes » :
18 chevaux à confier aux meilleurs cavaliers de l'escadron.
3<» Groupe II, classe a :
15 chevaux, provenant des « anciennes remontes », non encore confirmés dans leur dressage, montés par de bons cavaliers de 2« année.
4® Groupe II, classe b :
18 chevaux les mieux dressés, les plus Ans de l'escadron et âgés de moins de dix ans ; confiés aux cavaliers ayant des aptitudes spéciales pour Féquitation et qui passeront Tannée suivante au dressage des « jeunes remontes ».
8® Groupe II, classe c :
18 chevaux, difficiles au manège ou dans les carrières, non utilisables pour les recrues, à donner aux cavaliers de 2« année capables de les monter, vigoureux sans dispositions spéciales.
6° Groupe II, classe d :
18 chevaux, trop vieux ou trop lourds pour les recrues, montés par les moins bons cavaliers. 7® Groupe I (3 à 4 classes) ;
42 chevaux pris parmi les bons chevaux de l'escadron après élimination de la classe b et destinés aux hommes de recrue.
Soit, au total, 132 chevaux ; les 8 restant sont destinés
aux plantons, trompettes, ou détachés dans les écoles de guerre, etc.
D'après le général von Pelet-Narbonne, c'est au colonel qu'il appartient d'indiquer le nombre de groupes d'instruction que doit comprendre chaque escadron de son régiment ; le chef de corps paraît, d'ailleurs, dans la cavalerie allemande, s'immiscer davantage dans les détails d'instruction que dans l'infanterie, c'est ainsi qu'il fixe le minimum de temps à consacrer journellement à l'instruction à cheval dans les différents groupes (généralement une heure pour les anciens, une heure à une heure et demie pour les recrues, suivant l'époque de l'instruction).
Le commandant de l'escadron répartit les hommes et les chevaux de son escadron dans les différents groupes, il affecte à chaque cavalier la monture qu'il conservera, en principe, durant toute l'année d'instruction ; il désigne le lieutenant chargé des recrues et celui chargé du dressage des jeunes chevaux, en tenant compte de leurs aptitudes et nullement de leur ancienneté. Ces officiers ont sous leurs ordres 1 sousofficier par groupe, assisté. de sous-officiers moins anciens ou de rengagés.
En général, on ne confie pas les recrues à l'officier le moins ancien, car il risque de manquer d'expérience vis-à-vis des hommes et des sous-officiers; il recevra, par exemple, les groupes II c et II rfavec mission d'assister aux séances d'un groupe de dressage.
Nous allons indiquer rapidement la progression suivie dans les différentes instructions, en commençant par la plus importante : l'instruction à cheval.
Instruction à cheval, — i« Recrues, — Toute la période d'hiver (du commencement d'octobre ou commencement d'avril) est consacrée à l'instruction individuelle. Celle-ci débute par le débourrage des recrues soit dans les cours du
quartier, soit au manège (1), au moyen du travail en couverte et en bridon. Ce travail dure généralement de six.semaines à deux mois, il sert à donner aux recrues la pratique des différentes allures ; à la fin de ce travail on peut leur faire franchir la barre et de petits obstacles.
Dès que les recrues ont pris un certain équilibre elles passent au travail en selle et en bridon d'abord sans étriers, puis avec étriers ; il dure environ un mois et demi et prend fin vers le 13 janvier.
Le travail en selle et en bride (un mois) sert à perfectionner l'instruction à cheval des recrues, de manière à les mettre en état d'exécuter au manège des départs au galop de pied ferme, des changements de pied, etc.; en terrain varié elles doivent pouvoir régler les allures aux vitesses réglementaires (2), soutenir le galop allongé, franchir les obstacles de toute nature, prendre rapidement une direction donnée et la conserver.
L'équitation en armes termine la période d'instruction des recrues. Celles-ci apprennent à exécuter à cheval les mouvements qu'elles ont appris à l'instruction à pied (voir plus loin) et en particulier à manier la lance « l'arme principale du cavalier » comme la désigne le Règlement. Elles ont, d'ailleurs, été habituées au port de la lance et du sabre à cheval, dès que leur assiette est un peu confirmée.
L'instruction individuelle prend fin vers le l**" avril; dès ce moment, les recrues prennent place à côté des anciens et l'escadron est constitué.
2® Anciens. — Dans les groupes d'anciens soldats, on reprend avec plus d'exigence les mouvements de manège déjà étudiés comme recrues, et on en ajoute de nouveaux tels
(1) En raison de la rigueur de la température, les manèges sont fort nombreux en Allemagne ; dans beaucoup de garnisons chaque escadron dispose d'un manège.
(2) 100 mètres au pas, 240 mètres au trot, 400 mètres au galop ordinaire, 560 mètres environ au galop allongé.
que : départs aux galop à faux, huit de chiffre, etc.: on perfectionoe le saut en augmentant l'importance des obstacles. Le maniement et l'emploi de la lance, à cheval, attirent tout spécialement l'attention des instructeurs.
Enfin, le dressage des jeunes chevaux constitue également une des occupations importantes des cavaliers anciens.
Les jeunes chevaux ou « remontes » arrivent des dépôts vers le \^^ juillet qui suit leur quatrième année ; ils restent en dressage pendant près de deux ans, jusqu'au l**" avril de Tannée où ils prennent six ans. Par suite, il existe dans chaque escadron deux classes de jeunes chevaux : les «jeunes remontes » (dans leur cinquième année) et les « vieilles remontes » (dans leur sixième année).
Le dressage des jeunes remontes ne commence sérieusement qu'en octobre, jusque-là, les chevaux sont simplement habitués à être pansés, promenés en main et à porter un cavalier. Pendant la période d'hiver on leur apprend progressivement au manège les différentes allures et la connaissance des aides ; ils ne commencent le galop qu'en mai. A partir du printemps ils sont habitués à la lance de manière à pouvoir supporter, en automne, les exercices de cette arme sur buts. Quelques séances de brides en été et le passage de légers obstacles complètent ce premier débourrage.
Le dressage réel commence au {«' octobre, alors que les jeunes chevaux sont déjà depuis trois mois « vieilles remontes». Ils refont en bridon et avec plus de régularité les mouvements ébauchés la première année ; ils prennent la bride comme embouchure normale vers la fin de janvier, ils sont habitués au galop allongé, ainsi qu'au port des armes, de façon à pouvoir entrer, au l**" avril, dans la composition de l'escadron:
Le général von Pelet-Narbonne recommande de les confier tout d'abord, à l'école d'escadron, aux sous-officiers chefs de peloton ou aux gradés d'ailes.
La période d'hiver — ou d'instruction — est ordinairement close le !«' avril et, quoique Tinstruction individuelle soit reprise de temps en temps, à partir de cette époque recrues et vieilles remontes passent dans le rang et les cavaliers exé-
cutenl successivement Técole d'escadron (pendant six semaines à deux mois), puis l'école de régiment et de brigade (jusque vers le 18 juin environ).
Les évolutions, destinées à mettre la troupe dans la main de son chef, sont complétées par des exercices et sauts d'obstacles du peloton et de l'escadron en terrain varié, le dressage des éclaireurs de terrain et des patrouilles de combat.
La période d'été est la véritable époque des exercices de service en campagne (généralement à double action), de passage de rivières, de travaux de campagne, de télégraphie. Toutefois, les premières notions du service en campagne (rôle de la pointe d'avant-garde, des flanqueurs, etc.) ont déjà été données aux recrues en utilisant, si possible, l'aller et le retour du quartier au terrain des manœuvres. Le général von Pelet- Narbonne recommande même de commencer les exercices d'orientation dans les environs de la garnison, après quelques semaines de présence au régiment, en envoyant isolément des groupes de 2 à 4 cavaliers remplir des missions très simples.
Le commandant de l'escadron aura généralement préparé lui-même ses gradés aux exercices de service en campagne, en leur expliquant sur les cartes de Kriegspiel ou sur des * reliefs en plâtre la manière d'accomplir leurs principales missions (diriger une patrouille, faire une reconnaissance, etc.).
Concurremment avec l'instruction à cheval, les différentes classes de cavaliers exécutent les exercices du travail à pied, du maniement de la lance, de la gymnastique, etc.
Les exercices de gymnastique et d'escrime sont donnés d'après les mêmes principes que dans l'infanterie, mais cependant d'après un règlement spécial, applicable à toutes les troupes montées, et qui comporte de nombreux exercices sur le cheval de bois ; la voltige vient naturellement compléter, dans la cavalerie, la série des assouplissements.
Nous donnerons seulement quelques détails sur la façon dont sont compris :
L'instruction à pied (y compris le combat à pied) ; Le maniement de la lance ;
L'instruction du tir; Les travaux de campagne.
L'instruction à pied^ « limitée à ce qui est indispensable « pour l'instruction de l'homme isolé, l'affermissement de la « discipline, et pour l'emploi du cavalier à pied » commence dès l'arrivée des recrues en même temps que les premiers assouplissements.
L'instruction individuelle débute par le travail sans armes, comprenant les mouvements indispensables à l'homme pour marcher, s'arrêter, tourner ; elle continue par le maniement du sabre et celui de la carabine « borné à son emploi comme arme à feu».
Lorsque l'instruction individuelle est suffisamment avancée, on réunit les recrues sur un rang, puis en peloton de deux rangs, mais, comme pour l'instruction à cheval, il n'y a pour le peloton ni école, ni commandements spéciaux : on passe rapidement à l'école d'escadron d'abord à rangs serrés, puis au combat à pied.
L'instruction pour le combat à pied est longuement développée dans le Règlement. Elle comporte d'abord une instruction individuelle donnée en terrain varié dès que les recrues connaissent la position du tireur, puis elle continue par Tinstruction des cavaliers par groupe, par peloton et par escadron. Les règles du combat de l'escadron, considéré comme l'unité de combat, sont minutieusement indiquées ; elles fixent la marche de la ligne de tirailleurs en avant par bonds, la conduite du feu, le renforcement de la ligne, l'assaut et la poursuite par le feu. On voit que l'action de la cavalerie à pied peut passer par toutes les phases d'un combat d'infanterie et ne se borne nullement à la défense d'un point d'appui ou à l'occupation d'une localité.
L'importance du combat à pied, ainsi mise en évidence par les prescriptions du Règlement, a rencontré en Allemagne de chaudes approbations. Dans son dernier ouvrage sur la cavalerie allemande (1), le général von Bernhardi affirme que
(1) Unsere Kavallerie im nâchsten Kriege, Berlin, 1899,
dans la guerre future, la cavalerie fera journellement usage de sa carabine, même dans la bataille, comme le firent les cavaliers de Stuart à Fredericksburg dans la guerre de Sécession; se basant sur la composition des escadrons en cadres et hommes de l'armée active, il attribue même à la cavalerie à pied une valeur équivalente a celle de bonnes troupes d'infanterie. Sans aller aussi loin, le général von Pelet-Narbonne (i) considère que d'importants postes de cavalerie, soutenus par de Tartillerie à cheval, seront, en situation de livrer des combats comme des unités de toutes armes; il recommande toutefois de mettre en ligne les forces nécessaires M pour obtenir rapidement et sûrement la supériorité du feu, (( car la cavalerie n'est pas en état de soutenir des combats <c offensifs de longue durée ».
Le maniement des armes fait Tobjet d'un règlement particulier (du 5 mai 1891), consacré presque exclusivement à l'emploi de la lance. Le sabre n'est considéré que comme « un en-cas si, par malheur, la lance venait à se rompre ou à se perdre » aussi les mouvements avec le sabre ne sont-ils étudiés que d'une façon rudimentaire « de manière, dit le règlement, à ne pas nuire à l'instruction de la lance ».
Celle-ci constitue l'arme par excellence du cavalier ; son maniement est étudié à pied, dès l'arrivée des recrues et aux termes du règlement « il doit être continué, autant que possible, tous les jours pendant toute la durée du service du cavalier ».
L'homme débute par des exercices de la lance « sans but », de manière à assouplir et renforcer les muscles et à connaître le mécanisme des différents mouvements. Il continue par des exercices « sur but » destinés à lui permettre d'atteindre un point désigné, et à habituer les muscles et les tendons à supporter le choc d'un coup de lance contre un obstacle d'un certain poids; les hommes exécutent ces mouvements d'abord a Tarrêt, puis au pas, et enfin à la course. Quelques séances
(1) Der KavalUriediensi, Berlin, i90\.
de combat individuel (avec piastroos, masques et lances d'exercice) complètent Tinstruction à pied.
Les hommes de recrue sont habitués au port de la lance à cheval, dès qu'ils possèdent une assiette suffisante, mais, afin de ne pas nuire à Tinstruction à cheval, le maniement de rarme ne commence que vers la fin de la période d'instruction individuelle. Par contre, les classes d'anciens cavaliers (sauf celles des remontes), prennent chaque jour la lance à cheval et exécutent les mouvements ^< sur but » ; les exercices de combat individuel ne commencent généralement qu'avec l'école d'escadron.
Vinstruction du tir est donnée d'après un règlement spécial à la cavalerie, dont la dernière édition porte la date du 11 mai 1901 ; il traite du tir de la carabine modèle 1888 et du revolver.
La partie du règlement concernant la cstrabine n'est qu'une reproduction des principales dispositions données pour le fusil dans le règlement similaire de Tinfanterie ; notons cependant que si le commandant de l'escadron est directement responsable de l'instruction du tir dans son escadron, le colonel doit s'assurer des résultats obtenus par deux inspections : l'une concernant les exercices de mise en joue, l'autre se rapportant à la préparation aux tirs de combat (appréciation des distances, emploi de l'arme, discipline du feu).
Les cavaliers sont divisés en trois classes, la troisième classe étant constituée par les recrues, les hommes à vue faible, et les cavaliers insuffisamment instruits de deuxième et troisième année.
Les tirs d'instruction comprennent pour chaque classe trois tirs préparatoires et quatre tirs principaux; les sousofficiers et officiers qui ont satisfait deux fois aux conditions de la première classe forment la classe spéciale.
Chaque escadron reçoit annuellement un insigne de tir pour chacune des classes de tireurs ; des prix d'honneur (quatre pour les officiers, cinq pour les sous-officiers) sont attribués chaque année à Tensemble des régiments de la cavalerie, y compris l'Institut militaire d'équitation. Enfin, une
somme de 62 fr. 50 est allouée à chaque régiment et sert à récompenser les meilleurs tireurs (12 fr. 50 sont destinés aux sous-officiers du régiment, iO francs aux cavaliers de chaque escadron) (1),
Les tirs de combat se font par groupes (8 à 10 hommes) on par jpelotoQs; ils ne comportent pas de tirs individuels.
Les exercices de tir au revolver, mentionnés par le règlement, sont au nombre de quatre, savoir :
1" tir, 5 cartouches, à 20 mètres, sur appui et contre uue cible. 2« — — 20 — tir coup pjir coup, à main libre,
contre une silhouette.
S*' ~ — 30 - tir coup par coup, à main libre,
contre une silhouette.
i« — ~ 30 — tir continu, à main libre, contre
une silhouetté.
Les travaux de campagne de la cavalerie font Tobjet d'une instruction portant la date du 6 avril 4893; celle-ci distingue parmi les travaux de campagne : 1® Les destructions ; 2^ Les passages de rivière.
Les destructions s'opèrent à Taide des explosifs ou des outils portés par les voitures régimentaires de bateaux, et, dans les divisions de cavalerie, par les voitures à cartouches de la colonne légère de munitions ; les objets à détruire, mentionnés par le règlement, comprennent les voies ferrées, les locomotives, les lignes télégraphiques (aériennes ou souterraines), les ouvrages d'art, les canons de campagne (ancien matériel français) ; les détails les plus minutieux sont donnés sur le nombre et l'emplacement des cartouches dans les divers cas visés.
En ce qui concerne les lignes télégraphiques, la cavalerie ne doit pas être seulement en mesure de détruire les communications ennemies, mais encore d'intercepter les communi-
(1) Les escadrons de chasseurs à cheval, qui sont armés du pistolet automatique, reçoivent 7 fr. 50 pour les sous-officiers, 10 francs pour les cavaliers.
cations existantes ou rétablir les lignes détruites provisoirement.
Les passages des cours d'eau s'effectuent soit à la nage, soit à l'aide des bateaux régimentaires, soit à l'aide d'un matériel réquisitionné ou improvisé. Les précautions à prendre pour la mise à la nage des hommes et des chevaux sont décrites en tous détails dans le règlement du 6 avril i893, et dans une instruction spéciale {Yorschrift fur dos Schwimmen der Kavallei*ie). Mais en principe, le passage des cours d'eau doit s'effectuer par un procédé mixte : les hommes avec le paquetage sont placés dans des embarcations, tandis que les chevaux sont mis à la nage à l'arrière ou sur les côtés. En cas d'absence ou d'insuffisance du matériel régiraentaire, la cavalerie emploiera des bateaux réquisitionnés ou improvisés: des expériences ont été faites récemment sur un bateau dont l'armature était constituée au moyen de lances ; enfin, la cavalerie pourra être amenée, dans certains cas, à construire des passerelles ou des ponts, avec' matériel improvisé : les prescriptions, à cet égard sont les mêmes que dans l'infanterie.
Le matériel régimentaire en usage dans la cavalerie allemande, mérite une description spéciale. Chaque régiment dispose de deux bateaux pliants en toile, transportés sur une voiture spéciale attelée à six chevaux, dite Faltbootwagen.
Le bateau ancien modèle se compose de trois parties : deux avant-becs et un corps ; ces trois parties peuvent être mises à flot séparément ou ajustées bout à bout. On forme ainsi soit un bateau complet, soit deux bateaux (l'un de deux avantbecs, l'autre d'un corps seul).
Longueur d*un avant-bec 1 ",68
— d'un corps de bateau 3m,l4
— d*un bateau complet 6",50
Largeur d*un bordage à l'autre 1°*,50
Chacune des parties possède une quille et des bordages munis de tolets, ainsi qu'un châssis mobile permettant de développer le bateau ou de le plier ; l'étoffe employée à la confection des bateaux (toile enduite, de céruse et recouverte
d'un vernis imperméable) est tendue en double épaisseur, de manière à former, en ouvrant le bateau, des chambres à air rendant Tembarcation insubmersible.
Des bateaux, nouveau modèle, ont été mis en service en 1897 ; ils se composent seulement de deux parties, avant-bec, de 3™, 25 de long, pouvant être mises à Teau séparément. Les dimensions et les conditions d'emploi sont les mêmes qu'avec les bateaux ancien modèle.
Le matériel de pontage se compose essentiellement de longrines, de poutrelles à griffe et de six travées toutes préparées (longues de 4 mètres et larges de 0"*,95).
Le matériel d'un régiment permet d'établir :
a) Une passerelle de 20 mètres de longueur et 1 mètre de largeur (avec 10 hommes), pour le passage de cavaliers un à un, avec leurs armes et le paquetage, les chevaux à la nage.
b) Un pont de 8 mètres de long et 2™, 85 de large, permettant de faire passer de la cavalerie (les hommes marchant à la tête de leurs chevaux) ou des voitures traînées par des hommes, ou des attelages réduits à deux chevaux.
c) Une portière formant bac (avec 8 hommes d'équipage), pouvant transporter d'une rive à Taulre trois chevaux, ou une bouche à feu de campagne avec son avant-train et 4 servants, ou 23 fantassins avec équipements complets, ou enfin 45 harnachements complets.
En réunissant le matériel de plusieurs régiments, on peut établir des ponts de 2", 86 de largeur et allant de 16 mètres (2 régiments) à 48 mètres de long (6 régiments).
Le Règlement allemand fait remarquer que la cavalerie devra généralement exécuter ses travaux de campagne en présence ou à proximité de l'ennemi, d'où la nécessité d'une instruction préalable aussi complète que possible.
Un personnel spécial est chargé de donner cette instruction. Dans ce but, tous les ans, en juin ou en juillet, un officier (ou un sous-officier) de pionniers est détaché dans chaque régiment de cavalerie, pour une quinzaine de jours, comme instructeur de travaux de campagne. En même temps deux
cours pratiques de sept à huit jours ont lieu à l'Institut militaire d'équitation de Hanovre : Tun concernant la destruction est organisé par un capitaine des troupes de chemins de fer, assisté de 1 lieutenant, 4 sous-officiers, S hommes ; l'autre, relatif aux travaux de rétablissement des communications et à la manœuvre des embarcations, est fait par 1 capitaine du iO« bataillon de pionniers, secondé par 2 lieutenants, 8 sous-officiers, 8 pionniers.
Le matériel d'instruction mis à la disposition de chaque régiment de cavalerie, comprend :
2 bateaux pliants, 1 tronçon de voie (3 couples de rails), 1 tronçon de ligne télégraphique (avec 6 poteaux et 33 mètres de long), i approvisionnement d'explosifs (iS cartouches), 1 jeu d'outils de destruction.
Inspections. — La marche des différentes instructions est contrôlée au moyen d'inspections passées par le chef de corps, les commandants de brigade, le commandant de corps d'armée ; nous avons vu que les inspecteurs permanents doivent assister à certaines de ces inspections ; ils ont le droit de porter le résultat de leurs observations à la connaissance des commandants de régiments intéressés et des autorités supérieures du commandement.
Sans parler de certaines inspections qui sont réservées au colonel seul, les différentes autorités militaires se partagent en général la besogne. Le plus élevé en grade désigne l'escadron qu'il veut voir, le général de brigade inspecte un autre escadron, et le colonel voit le reste. Pour déranger le moins possible la marche de l'instruction, on suit en général le tableau de travail pour passer ces inspections.
La nature et la date de ces différentes inspections paraissent être :
1^ Inspection des recrues, en selle et en
bridon 1" quinzaine de janvier
^ Inspection des anciens cavaliers, en selle et bridon, et des reprises <ie jeunes chevaux fin janvier.
3« Inspection de Tescadroa à pied, avec
maniement de la lance commencement mars.
4^ Inspection des recrues et des anciens, en \
bride, maniement de la lance à cheval, [n ^ „
T *• j . -11 » f^^ mars.
Inspection des u vieilles remontes », en l
bride )
(C'est une des plus importantes, puisqu'elle fait « passer dans le rang »
recrues et jeunes chevaux.)
5» Inspection de Tescadron à cheval milieu de mai.
(Elle sert à constater l'aptitude de Tescadron à la manœuvre, au combat à cheval et à pied.)
Les dates d'inspections du réginoent et de la brigade varient en raison des exercices et des manœuvres particulières prévues chaque année pour la cavalerie .
Les règlements. — La nomenclature des principaux règlements ou instructions, destinés à la cavalerie, comprend :
Exerzir Règlement fur die Kavallerie (Règlement de manœuvres pour la cavalerie) du 16 septembre 1895 (a été traduit en français).
Instruktion zum Reilunterricht fût die Kavallerie (Instruction sur l'instruction à cheval dans la cavalerie) du 31 août 1882, avec annexes d'août 1896 (a été traduite en français).
Vorschrift fur die Waffenûhunyen der Kavallerie (Règlement sur les exercices avec armes de la cavalerie) du 5 novembre 1891.
Schiess 'Vorschrift fur die Kavallerie (Règlement sur le tir) du Il mai 1901.
Revolver Schiess-Instnikiion fur die Kavallerie und Feldartillerie (Règlement sur le tir du revolver) du 4 juillet 1884.
Tumvorschrift fur die berittenen Truppen (Règlement sur la gymnastique pour les troupes montées) du 16 no\embre 1898.
Anleitung fur Arbeiten der Kavallerie im Felde (Instruction sur les travaux de campagne de la cavalerie) du 6 avril 189.'), complétée par : Vorschrift fur das Schwitnmen der Kavallerie (Instruction pour les exercices à la nage dans la cavalerie).
Leitfaden betreffend die Seitengcwehre der Truppen zu Pferde und die Lanzen (Nomenclature des armes blanches et des lances, en usage danr. la cavalerie) du 5 mai 1891.
ORGANISATIOiN ET EFFECTIFS. 488
1"* Organisation et Effectifs.
Commandement. — Inspection de Vartillerie de campagne.— Le commandement de rartillerie ' a passé, depuis 1870, par une série de transformations qui ont chaque fois marqué une tendance à accentuer son caractère d'arme combattante, pour arriver à la placer aujourd'hui sur le même rang que l'infanterie ou la cavalerie. Ce fut tout d'abord la séparation de Tartillerie à pied et de l'artillerie de campagne, décrétée en novembre 1872, mais qui ne fut accomplie définitivement qu'en 1874 en Prusse, en 188i en Bavière, en 1894 en Saxe.
La création, en 1887, d'une Inspection générale de l'artillerie a pied, à laquelle furent rattachés tous les services purement techniques, enleva encore à l'artillerie de campagne une partie de son caractère d'arme spéciale.
Toutefois, la création à la même date, d'un Inspecteur général de l'artillerie de campagne, ayant autorité sur quatre inspecteurs qui se partageaient les brigades, laissait l'artillerie complètement distincte des autres armes. Elle était répartie entre les grandes unités, sans dépendre du commandant de ces unités.
Cette organisation dura peu ; une décision du 14 mars 1889 supprima l'Inspection générale et les quatre inspecteurs, pour subordonner l'artillerie aux commandants de corps d'armée ; un seul inspecteur permanent fut maintenu pour assurer l'instruction spéciale de l'arme.
L'affectation d'une brigade d'artillerie à chaque division d'infanterie, résultant de l'application de la loi du 25 mars 1899, rendait inévitable la subordination de l'artillerie de campagne aux généraux commandant les divisions ;' elle fut définitivement consacrée par un ordre de Cabinet du 16 juin 1899, qui régla en même temps les rapports du commandement avec rinspecteur de l'artillerie de campagne.
Nous en reproduisons les principales dispositions :
((1° L'artillerie de campagne est placée sous les ordres des « généraux commandant les corps d'armée ou les divisions « pour toutes les questions de service. Ces officiers généraux « seront responsables de l'état de préparation à la guerre de « l'artillerie, comme ils le sont déjà pour l'infanterie et la « cavalerie ;
« 2® Les généraux commandant les corps d'armée et les (c divisions, inspecteront les corps de troupe de l'artillerie de « campagne lors de leur passage annuel dans les garnisons, « pendant les exercices de combat, pendant les écoles à feu « sur les champs de tir, ainsi que pendant les évolutions de « régiment. En principe, les inspections des généraux de « division doivent être passées en même temps que celles des « généraux commandant les corps d'armée ;
« 3^ L'Inspecteur de l'artillerie de campagne assure le « développement du tir par le perfectionnement des règle- « ments et par l'action qu'il peut exercer comme directeur « de l'École de tir de l'artillerie de campagne : il surveille « l'instruction du tir des corps de troupe, en ce sens qu'il « est chargé de veiller à Texacte interprétation et à Texécu- « tion des règlements. »
L'Inspecteur assiste chaque année aux inspections du plus grand nombre possible de régiments ; il assiste, en principe, aux manœuvres impériales.
Sa correspondance avec les corps de troupe passe par les commandants de corps d'armée ; il adresse à ces derniers un rapport sommaire sur les observations qu'il a faites au cours de ses inspections, leur expose son avis et ses propositions au sujet de toutes les particularités qu'il a remarquées dans les diverses branches du service qui ne relèvent pas de son autorité. Il y joint ses notes personnelles sur les officiers.
A la fin de l'année d'inspection, il adresse à l'Empereur un rapport d'ensemble ; des extraits de ce rapport concernant les troupes sont envoyés aux commandants de corps d'armée.
L'Inspecteur de l'artillerie de campagne est sous la dépen-
dance immédiate de l'Empereur; il a sous son autorité directe rÉcole de tir de l'artillerie de campagne, et fait partie du Conseil supérieur de TÉcole mixte de Tartillerie et du génie.
Le Wurtemberg, la Saxe et la Bavière ne possèdent pas d'inspection d'artillerie de campagne.
La plus forte unité d'artillerie est la brigade ; elle comprend en principe deux régiments et fait partie, organiquement, d'une division d'infanterie. Toutefois, les troisièmes divisions des deux corps d'armée à trois divisions (P** et XIV«) ne possèdent qu'un régiment d'artillerie, rattaché à Tune des brigades des autres divisions du corps d'armée.
Le nombre total des brigades est de 46, dont :
34 prussiennes; 2 wurlerabergeoises ; 4 saxonnes ; 6 bavaroises.
Nous renvoyons au tableau du Chapitre VII pour le numérotage des brigades et la répartition détaillée des brigades, régiments et batteries dans les 23 corps d'armée allemands.
Effectif budgétaire. — Les différentes lois militaires qui ont précédé celle du 25 mars 1899, avaient simplement augmenté le nombre des unités d'artillerie, tout en respectant l'organisation par brigade de corps d'armée ; le développement progressif de l'artillerie de campagne a été indiqué dans l'exposé des lois militaires fait au début de cet ouvrage.
La loi de 1899 eut pour conséquences, non seulement la création de nouvelles batteries, mais encore un changement radical dans le commandement de l'artillerie, dont les organes furent, pour ainsi dire, doublés.
Les chiffres suivants font ressortir les résultats de cette transformation.
MOMBBE DE
Brigades. RégimoDts.
Avant la loi de 1899.... 20 43
Après la loi de 1899. ... 46 95 (a)
Groupes.
Batteries.
Depuis le 1" octobre 1901, la loi de 1899 est complètement appliquée, en ce qui concerne Tartillerie de campagne, et le personnel aJBTecté à cette arme comprend :
3,060 officiers.
/»« a/» A u j * j » ( li,908 sous-officiers.
65,260 hommes de troupe, dont } ^^^^ j^^^^^^
33,383 chevaux de troupe.
La répartition par nationalité a été donnée au chapitre P' (1). Rappelons toutefois que le chiffre des hommes doit être augmenté des engagés volontaires, le chiffre des chevaux de ceux appartenant aux officiers, des chevaux de corvée, et de ceux des engagés volontaires d'un an.
Nombre des diverses unités, — L'artillerie de campagne allemande comprend, depuis le 1" octobre 1901 :
Prusse
HIOABKS.
aioiMKirn.
caooPBt.