II. Obtisiers de- 10^ millimètres, à) Batterie
Les avant-trains (y compris celui du 1^' chariot de batterie), portent chacun 24 à 26 schrapnels ;
Les arrière-trains de caissons portent chacun 32 obus ;
Soit, au total, pour une batterie,, I 326 schrapnels. 518 projectiles ( 192 obus.
b) Colonne légère de munitions :
Chaque caisson contient 58 projectiles.
Trois caissons sont chargés en schrapnels, 18 en obus ; Soit, au total, pour la colonne légère ) 174 schrapnels. d'obusiers, 1218 projectiles ] 1044 obus.
c) Colonne de munitions.
Elle transporte 4270 projectiles • • • 1 JQ44 ^j^^g
Le tableau suivant résume Tapprovisionnement et le ravitaillement en munitions d'artillerie pour les batteries d'un corps d'armée à deux divisions.
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s colonnes légères se ra\itaillent aux colonnes do munitions par transbordement. En cas d'urgence, des fractions de colonnes de munitions sont poussées jusqu'aux batteries.
rojecliles sont tirés tou bord des caissons de 1 ttrie ; avant que ceux-c soient complètement vi , l'échelon se rapproch échange les arrière-lrain caissons.
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Les colonnes de munitions sont ravitaillées au moyen des colonnes de munitions d'étapes, comprenant des dépôts et des échelons sur roues, généralement stationnés à la tête d'étapes de guerre.
Enfin, les colonnes de munitions d'étapes sont approvisionnées par chemins de fer ou par convois, au moyen des dépôts principaux de munitions constitués dans les dépôts d'artillerie du territoire.
Les outils pour travaux de campagne emportés en campagne par une batterie, comprennent :
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Bèchos. Pics. HacbM. Cognées.
a) Batterie de combat (6 pièces
3 caissons) 24 18 3 18
b) Échelon (3 caissons, 1®' cha-
riot do batterie) 8 8 3 8
e) Train régi m en taire (2» chariot de batterie, fourgon à vivres et fourragère) 1 i i 4
Habillement et Équipement. — L'artillerie de campagne a comme coiffure le casque de l'infanterie, mais surmonté d'une boule au lieu d'une pointe; seuls, les artilleurs bavarois portent le casque à pointe ; en tenue de parade certains régiments, notamment ceux de la Garde, portent le plumet à crins retombants (blanc ou noir en Prusse, rouge en Bavière).
La tunique est bleu foncé, avec collets et parements noirs, pattes d'épaules rouges (en général); les Saxons ont la tunique vert foncé.
Le pantalon ou la culotte sont gris-bleu foncé, du modèle général ; les bottes sont du modèle de l'infanterie pour les servants, du modèle de la cavalerie pour les conducteurs. Le manteau est uniformément gris avec pattes d'épaules diverses.
Les hommes montés portent le ceinturon sur la tunique et la giberne avec bandoulière ; les servants ont le ceinturon, les buffleteries sont en général blanches, quelquefois noires.
Ed campagne, les servants portent: le manteau roulé autour de la poitrine (de Tépaule gauche i la hanche droite) et renfermant la casquette, une musette contenant les objets usuels et le déjeuner du jour, un bidon, le revolver (côté droit) et le sabre4)aïonnette. Un havresac contenant le linge, les effets de rechange, les ustensiles de propreté, les livrets, etc., est porté par les caissons de la batterie.
L'homme monté ne porte sur lui que la giberne (avec 12 cartouches de revolver). Le sabre est fixé à la selle du porteur (à gauche) et les différents effets d'habillement ou d'équipement sont placés sur la selle du sous-verge.
Harnachement, — La selle de l'artillerie allemande est à palette (1) ; elle est portée par le porteur et le sous-verge. On fixe sur la selle du sous-verge :
a) Une paire de sacoches contenant comme objets princi-
paux :
A gauche : une paire de brodequins, les gants, chaussettes et ustensiles de propreté, la , brosse en crin et les objets usuels;
A droite : le linge, un jour de vivres de réserve, le bourgeron, les livrets, la casquette, le déjeuner, du jour;
b) Dans les poches à fer : 2 fers avec 8 clous à glace,
!6 clous ordinaires ;
c) Le manteau roulé et placé en dessous de la palette ;
d) Le sac à avoine, en arrière et sur la selle, contenant
un jour d'avoine de réserve (6 kilos), un ou deux seaux et un jour de vivres de réserve.
Le porteur a une selle nue, à laquelle est simplement fixé le sabre. Le paquetage de parade comprend la selle avec sacoches bourrées de paille, le manteau et le couvre-selle, ce dernier pour tous les chevaux.
Les garnitures de tête, en service, sont de deux modèles :
(1) Chaque batterie possède en plus quelques selles du modèle dit de (( Tarmée » employées pour le dressage des jeunes chevaux.
la bride modèle 4888 ou modèle 1864. Chacune d'elles comprend comme parties essentielles :. un licoi^ un Glet avec rênes, une bride avec rênes.
Le porteur et le sous-verge portent le filet et la bride.
Le harnachement en usage dans Tartillerie allemande eet i collier ; les chevaux ne sont pas attelés traits sur traits, mais indépendamment les uns des autres : ceux de derrière directement à Tavant-train, ceux de devant et du milieu i un palonnier fixé à l'extrémité du timon.
Le harnachement comporte, comme parties essentielles :
a) Pour uu cheval de derrière :
Un collier (de grandeurs et de modèles variables);
Une courroie de poitrail, fixée de part et d'autre du collier, et permettant de le relier aux chaînes de bout de timon par l'intermédiaire d'une longe en cuir ;
Deux traits en corde avec extrémités garnies de cuir et portant à l'une un crochet, à l'autre une chaîne;
Une plate-longe (avec avaloire), terminée par deux anneaux permettant de la fixer au collier ; elle est munie à l'arrière d*un bras du haut rattaché par deux courroies à Tarrière de la selle ;
Deux courroies porte-traits, fixées a l'arrière de la selle et servant à supporter la plate-longe dans sa partie médiane.
b) Pour un cheval du milieu :
Un collier, deux traits, deux rallonges de trait, servant à relier au palonnier les traits du cheval de devant ; deux courroies porte-traits (à l'arrière de la selle), et deux autres (fixées au collier) soutiennent les rallonges de trait.
c) Pour un cheval de devant :
Un collier, deux traits, deux courroies porte-traits (fixées à r arrière de la selle).
Instruction et règlements.
Marche générale de rinstruction. — La marche de Tinstruction, dans rartillerie de campagne, a été sensiblement modifiée par l'introduction du service de deux ans ; les commandants de batterie ont dû renoncer à donner uniformément à tous les hommes de recrue la même instruction , celle des servants, pendant la première année pour entamer seulement, la deuxième année, l'instruction des conducteurs ; dès les premiers jours de l'incorporation, ils doivent se rendre compte rapidement de l'intelligence et de l'aptitude physique des jeunes soldats pour les séparer, au moins d'une manière approximative, en servants et en conducteurs. On choisit pour les premiers les ouvriers, les hommes doués d'une vue perçante, en classant comme conducteurs ceux qui par leur profession ont déjà l'habitude du cheval ou qui sont impropres aux fonctions de pointeurs.
Servants ou conducteurs sont divisés en groupes d'instruction (de 8 à iO hommes chacun), commandés par des sousofficiers assistés d'anciens soldats, et dirigés dans l'ensemble par l'officier chargé des recrues.
A l'inverse de ce qui se passe dans la cavalerie, la marche de l'instruction doit être réglée de manière que les recrues acquièrent, au cours de leur première année de service, la majeure partie des connaissances qui leur sont nécessaires, elle se divise en deux grandes périodes :
1® Période d'hiver (d'octobre à fin mars), ou de l'instruction individuelle ;
2* Période d'été, ou de l'instruction de la batterie soit isolée, soit en groupes.
L'instruction doit être donnée dans la batterie, non seulement aux hommes de première et de deuxième année, mais encore aux rengagés, aux gradés, aux hommes des réserves pendant leur convocation.
1* Période d'hiver. — Dans l'intervalle de temps qui sépare le départ de la classe de l'arrivée des recrues, les
efforts du commandant de batterie visent principalement la préparation des cadres et des chevaux destinés à l'instruction des recrues. Les premiers se confirment par des exercices et des manœuvres dans tous les détails d'exécution des mouvements ; les seconds sont confiés aux meilleurs cavaliers de la. batterie pour être habitués de nouveau à obéir aux aides et au bridon ; en effet, la plupart des chevaux donnés aux recrues sont des chevaux de trait qui reviennent des manœuvres où ils ont sensiblement perdu de leur légèreté.
Cette préparation, indispensable à la bonne instruction des recrues, n'est pas facile à obtenir avec l'effectif restreint dont disposent les unités à ce moment : 25 (ou 30) hommes par batterie à effectif réduit (ou moyen), après déduction des détachés (une vingtaine d'hommes) (i) ; elle doit souvent être continuée après l'arrivée des recrues.
Les jeunes soldats arrivent vers le milieu d'octobre, au nombre de 48 (ou 40), dans les batteries montées à effectif moyen (ou faible) ; une batterie comprenant dans son effectif 30 (ou 22) conducteurs, il est nécessaire d'instruire chaque année 15 (ou H) conducteurs, c'est-à-dire de commencer
(i) D*après l'ouvrage du capilaioe Slrœbel {Der Ausbildungsgang eùxer fahrenden Batterie), le nombre approximatif des détachés dans une batterie montée serait de 2 sous-officiers, 16 hommes, savoir :
a) Sous- officiers :
Dans l'intérieur du régiment : un aux ordinaires, ou maréchal. En dehors du régiment : un dans une école de guerre, ou dans un établissement, ou à récole des artificiers, ou dans un camp d'instruction.
b) Hommes :
Dans l'intérieur du groupe ou du régiment : un comme ordonnance des officiers du groupe ou du régiment^ un comme secrétaire auxiliaire au bureau du groupe, un comme aide-forgeron, un comme cuisinier, un comme garçon de cantine, un comme élève trompette, un comme élèveinfirmier ;
Dans l'intérieur de la batterie : quatre comme ordonnances des officiers de la batterie, quatre comme ouvriers de batterie (tailleur, cordonnier, sellier, ouvrier en fer) ;
En dehors du régiment : un dans les camps d'instruction, ou les établissements.
rinstruction avec environ !8 (ou 13) recrues pour tenir compte des déchets.
Servants. — Les parties essentielles de l'instruction des 3ervants comprennent : la gymnastique, l'instruction sans pièce (ou manœuvre à pied), Tinstruction de la pièce non attelée et les théories.
Ces différentes parties sont abordées dès le début de l'instruction, et l'un des opuscules fixant la progression dçs matières à enseigner aux servants pour douze semaines d'instruction (i), recommande de leur consacrer journellement:
De la De U De la
inàlai' 5«àla8« 9«àUi2i
«emaiae.
Gymnastique 2 heures i h. i/2 i h. 1/2
Instruction sans pièce * 1 — 1 h. i/2 1-i h. i/i
Instruction de la pièce non
attelée i-i h. 1/2 2 heures 2 heures
Théories 1-1 h. 1,'2 i — Mh.l/i
Nous n'insisterons pas sur l'enseignement de la gymnastique (assouplissements et gymnastique aux agrès), donné d'après le môme règlement que dans l'infanterie, et suivant les mêmes principes ; remarquons toutefois quelle place importante tient cet enseignement dans l'instruction de l'homme de recrue, aussi bien dans l'artillerie que dans les autres armes.
La manœuvre à pied doit, comme dans la cavalerie, « être « bornée à ce qui est indispensable pour l'instruction indivi- « duelle de l'homme, pour raffermissement de la discipline, tt ainsi que pour satisfaire aux exigences du service de place « et des revues». Elle comprend l'instruction individuelle (marche, conversions individuelles) et l'école du peloton a pied, qui s'exécute d'après les mêmes commandements que l'école de la batterie à pied (ligne déployée, colonne par le
(1) Die Ausbildung der Rekruten der Feld-Ariitierie in Wochenxetteln, par HuHBRUCK, major commandant un groupe du régiment d'artillerie de campagne n^ 26 (Berlin 1895).
flanc, par pièce ou par section). Le maniement des armes (sabre-baïonnette et revolver) ne commence que vers la dixième semaine ; il ne comporte, pour le revolver, que les mouvements nécessaires à l'emploi de cette arme.
Les théories portent sur les connaissances indispensables à tout homme sous les drapeaux, et en outre sur la description des armes et du matériel, de manière à préparer aux exercices pratiques.
On donnera plus loin la progression suivie pour Tinstruction de beaucoup la plus importante : la manœuvre de la bouche à feu et la formation des pointeurs.
Conducteurs. — L'instruction des conducteurs porte sur les mêmes matières que celle des servants ; elle comprend en plus les coups de sabre et Tinstruction à cheval.
L'instruction à pied et surtout celle d'artillerie sont naturellement poussées bien moins à fond que pour les servants, et le temps gagné sur ces deux parties de l'instruction est consacré au cheval. Après la quatrième semaine, les conducteurs n'apparaissent plus que rarement à la manœuvre d'artillerie ou répètent simplement, sous la direction de leurs instructeurs particuliers, les principaux mouvements.
Les théories, pour les conducteurs, portent en particulier sur les soins à donner aux chevaux et les fonctions de garde d'écurie.
L'instruction à cheval, à défaut de règlement spécial à l'artillerie, est donnée d'après le manuel d'équitation de la cavalerie.
Le petit manuel du major Humbruck, déjà cité, donne une progression pour amener les conducteurs à la fin du travail en bride et en armes en vingt semaines, soit vers le milieu de mars.
Les principales phases de l'instruction, fixées d'ordinaire par le commandant de batterie, comprennent : Le travail en couverte et en bridon, pendant cinq semaines ; Le travail en selle et en bridon, pendant sept semaines; Le travail en bride, pendant huit semaines.
Les séances durent de 3/4 d'heure à 1 h. 1/2, suivant les circonstances locales et les conditions atmosphériques.
Vers la troisième semaine, les conducteurs sont, à titre d'assouplissement, exercés au saut de la barre placée très basse, en abandonnant les rênes; vers la quatrième semaine, l'éperon est donné aux meilleurs cavaliers ; le galop commence avec la cinquième semaine.
Le travail avec la selle est fait pendant une semaine sans étriers ; le trot à l'anglaise ou trot enlevé, n'est enseigné que vers la onzième ou .douzième semaine. La fin du travail en bridon (dans le courant de février), fait d'habitude l'objet d'une inspection dans l'intérieur du corps.
A la fin du travail en bride, les hommes montent armés et équipés ; ils doivent être en mesure de conduire leurs chevaux aux trois allures réglementaires, ainsi qu'au trot et au galop allongés, d'exécuter des voltes, des demi-tours, des changements de pied en reprise ou isolément.
La fin de l'instruction à cheval est marquée par une inspection.
La répartition des chevaux et le dressage des remontes. —
Pendant la période d'hiver, l'instruction des anciens, des rengagés et des sous-officiers est continuée ; la batterie à pied, l'emploi des armes, le service des éclaireurs, l'estimation des distances sont, à côté des services journaliers, les principales matières à leur enseigner.
Le dressage des jeunes chevaux, ou remontes, ne peut être confié qu'à des cavaliers exercés ; il revient naturellement pour la plus grande part aux sous-officiers et aux rengagés, qui constituent pendant l'hiver des groupes de dressage pour les chevaux difficiles et les remontes (jeunes ou vieilles).
Nous donnerons, d'après l'ouvrage du capitaine Strœbel, un exemple de répartition des chevaux dans une batterie montée à effectif moyen ou faible.
Conducteurs de i'* année
Conducteurs de ^ année et élèves trompettes
Jeunes remontes (montées par des sous-officiers)
Vieilles remontes et eheraux difficiles (montés par le reste des sous-oflic", les trompettes et If s meilleurs caTaliers de 2« année).
Chevaux des lieutenants et cheval « de troupe » du capitaine. .