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leur manquaient pour donner à leur fabrication toute la rigueur voulue.
6" Constructions. — La régularité des constructions laissait fort à désirer; elle variait d'un département* à Tautre, et chaque arsenal avait ses proportions particulières, que les officiers qui y étaient employés se transmettaient pour ainsi dire héréditairement. La voie, les essieux, les timons, les avant et les arrièretrains, tout était différent; chaque équipage avait ses rechanges particuliers, qui n'étaient même pas astreints à des dimensions précises, et qu'il fallait presque toujours retoucher.
D'où mille inconvénients pour toutes les réparations à faire dans les parcs et surtout dans les marches ou les retraites. Gribeauval abolit cette routine véritablement barbare. « Non seulement, dit un contemporain qui fut l'un
i . La France était divisée en plusieurs départements d'artillerie.
de see principaux collaborateurs ', il établit une seule voie pour tout le charroi de l'artillerie, non seulement il décida que toutes les constructions seraient uniformes, mais il porta la précision de l'uniformité au point qu'une partie quelconqu* d'un affût, d'un canon ou d'un chariot construit k Auxonne, par exemple, s'assemble à première présentation avec les parties correspondantes de l'attirail de même espèce construit à Strasbourg, à Douai ou à Metz. H
Mais ce n'est pas tout : le matériel ainsi renouvelé et perfectionné, il fallait songer à donner au personnel de l'arme une constitution {dus forte et plus en rapport avec celle des puissances étrangères. Songez qu'au commencement de la guerre de Sept ans, Royal- Artillerie ne comptait encore que 6 bataillons à 16 compagnies de 50 hommes, soit 96 com-