‹ L'armée royale en 1789Chapitre 116 sur 136 · Heydt, Recherches sur Vorganisation dû génie en Europe · texte numérisé non relu

Heydt, Recherches sur Vorganisation dû génie en Europe

que cette institution, qui ne faisait que de nfidtre, fût à la hauteur de notre école de Mézières.

De même en Autriche : Cette puissance possédait sans doute un plus grand nombre d'officiers instruits et qui avaient assez bien fait dans les dernières guerres; mais le corps était loin d'avoir à son actif des pages aussi glorieuses que la défense de Prague ou la prise de Berg-op-Zoom, pour ne citer, que ces deux traits entre tant d'autres. Et s'il avait eu quelques succès au cours de la guerre de Sept ans, c'était plus à la faiblesse de ses adversaires qu'à ses propres talents qu'il les avait dus.

Quant à la Russie, la plus jeune et la dernière venue des quatre grandes puissances continentales, elle était trop près de sa barbarie primitive pour avoir accompli de grands progrès dans un art qui exigeait de longues études théoriques. Elle demeurait encore, suivant

Texpression d'un contemporain*, à Técole, et son génie surtout avait grand besoin d'y faire un long stage, avant que de pouvoir entrer en ligne avec celui des autres nations.

En sommei rien de comparable en Europe au génie français, tel que Pavait constitué l'ancien régime, en un corps spécial, composé de SOO officiers d'élite, nommés au choix, sans aucune exception, ayant tous passé par une école spéciale où l'on n'entrait qu'au concours, après avoir subi de rigoureuses épreuves sur les mathématiques, l'algèbre, la mécanique, l'hydrodynamique et le dessin^; ayant tous, en outre, servi deux ans dans l'artillerie et deux autres années dans l'infanterie, afin de se mettre au courant des manœuvres de troupe.

Un corps pareil, disposant de l'admirable outillage défensif créé par Vauban, pouvait ins-

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