XXIV INTRODUCTION
De retour à Paris, il reprit dans la rédaction du journal la Liberté la place qu'il avait quittée pour s'engager. L'effervescence était grande dans cette population toute vibrante encore du long siège qu'elle avait soutenu. Déjà, le parti dompté le 31 octobre commençait à relever la tête. Un Comité central, composé des pires ennemis de l'ordre public, mettait le «gouvernement légal en échec et exploitait perfidement, au profit des idées démagogiques, les cruelles déceptions infligées depuis six mois au patriotisme des Parisiens. Albert entrevit dans l'ombre, où elle se dissimulait encore, la hideuse CJommune qui se préparait, et, dès lors, il n'eût plus à cœur que de la démasquer et de la combattre. Il faut chercher, il faut lire dans la collection de la Liberté, cette série d'articles .enflammés, débordant d'éloquence, d'indignation, de dédain, d'ironie, d'audacieuses invectives, — véritables catiiinaires qu'il lance chaque jour contre la poignée de pitres et de gredins installés à l'Hôtel-de-Ville, — pages superbes, dont il serait malaisé de dire si elles font plus d'honneur au courage du bon citoyen, ou au talent de l'écrivain. Jamais il n'avait trouvé encore, et jamais il