‹ L'armée royale en 1789Chapitre 72 sur 136 · Id., Ibid · texte numérisé non relu

Id., Ibid

Prusse lui-même, les armées d'Elisabeth et de Catherine avaient eu de signalés avantages ^ ».

Ce n'était pas le nombre, en tous cas, qui leur faisait défaut. En 1772, lors du partage de la Pologne, l'ensemble des forces russes s'élevait déjà, milice et cosaques compris, à 350 000 hommes, dont la moitié, il est vrai, nécessaire atix lignes du Caucase, en Finlande et sur le Prulh*.

Comme la Russie, les Turcs manquaient surtout d'officiers instruits ; mais ils « avaient immensément de tout ce qui est nécessaire ppiir la guerre et pour la faire longtemps : hommes, argent, munitions, subsistance, artillerie ; et si la constance ne lés abandonne pas, écrivait

1. Favîer, Conjectures raisonnées sur la situation actuelle de la France.

2. C'est le chiffre de Grimoard. Celui de Favier s*en rapproche beaucoup. Ceux que donne Jomini,pourl792, sont beaucoup plus faibles : 200 000 combattants seulement, non compris les cosaques, et sans doute aussi la milice. Quant à Sybel, il porte à 300000 hommes la force active de la Russie sous Paul I®'.

Vergennes * au retour de son ambassade à Constantinople, il est vraisemblable que, même en essuyant des défaites, ils réussiraient à réduire Torgueil de la Russie »•

L'Espagne, toute dégénérée qu'elle fût, et bien qu'elle eût fait assez triste figure dans la récente guerre de Portugal, ne laissait pas d'avoir encore cent et quelques mille hommes sous les armes '.

Le corps germanique en avait toujours fourni de trente à quarante.

La Hollande en entretenait presque autant sur le pied de paix et pouvait en doubler le nombre; Texpériencé l'avait prouvé \

LaSardaigne n'avait pas moins de 22 000 hommes de troupes réglées pouvant être aisément

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