‹ L'Armistice et la CommuneChapitre 25 sur 52 · ORDRE DU JOUR · texte numérisé non relu

ORDRE DU JOUR

Soldats, marins et gardes mobiles,

Tant qu'une bouchée de pain a été assurée à Paris, vous avez défendu cette grande cité, qui a été pendant €inq mois le boulevard de la France; vous l'avez défendue au prix de votre sang, qui a coulé^à pleins bords.

Aujourd'imi que des malheurs inouïs, que votre courage et vos sacrifices n'ont pu conjurer, vous ramènent dans son enceinte, de nouveaux devoirs, non moins sacrés que ceux que vous avez accomplis déjà, vous sont imposés. A tout prix, vous devez donner à tous l'exemple delà discipline, delà bonne tenue, de l'obéissance. Vous le devez par respect de vous-mêmes, par respect pour notre patrie en deuil, dans l'intérêt de la sécurité publique.

V^ous ne faillirez pas, j'espère, à cette obligation sacrée ; y manquer serait plus qu'une faute, ce serait un crime.

Officiers, sous-officiers et soldats, restez unis dans un sentiment commun de patriotisme passionné; soutenezvous, fortifiez-vous les uns les autres, afin qu'après

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avoir versé tant de sang pour l'honneur de Paris et les plus grands intérêts de la patrie, vous méritiez qu'on dise de vous : Us ne sont pas seulement de braves soldats, ils sont aussi de bons citoyens.

Le ministre de la guerre ^

Signé : Général Le Flô.

Paris, le 30 janvier 1871 .

Xota. L'ordre dû jour du 30 janvier a été suiii de plusieurs autres du commandant en chef de l'armée de Paris, pour rappeler les troupes au sentiment de la tenue, de l'ordre et de la discipline. Nous donnons plus loin l'ordre du 9 février; il fut suivi d'un ordre analogue le 16 mars. Le résultat de ces ordres fut de rétablir pour quelque temps un peu de tenue dans les rangs.

État-major général.

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