‹ L'Armistice et la CommuneChapitre 50 sur 52 · NO · texte numérisé non relu

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Pour Paris de Neuilly. N» 5314. — Mots 66.

Dépôt le 28 janvier, à 8 h. 16 m. du matin.

Général de Beaufort à M. Jules Favre, ministre des affaires étrangères, à Paris.

N'oubliez pas le trait qui circonscrit sur la carte de M. de Moltke la zone convenue. Il suit la Seine , du Point-du-Jour à Saint-Ouen. Il comprend ensuite Aubcrvilliers et tous les villages suburbains de la rive gauche, Vincennes et Charentou , bien entendu.

SLR LA AÎEGOCIATIOM DE L'ARMISTICE. 439

un ordre écrit, ,1a cessation des hostilités sur toute la ligne, qu'il a été question, pour la première fois, de la désignation d'un négociateur militaire. Or à ce moment, les principales conditions de l'armistice étaient arrêtées, puisque M. Jules Favre avait écrit le 26 janvier, à sept heures du soir, la lettre insérée plus haut et qui commence par ces mots :

« J'arrive à l'instant de Versailles; je suis tomhé d'aej) cord avec M. de Bismarck sur les principales questions » de l'armistice, etc. »

L'armistice, qui a mis fin au siège de Paris, était un acte nécessaire et que l'épuisement des vivres rendait inévitable. Le Gouvernement de la Défense nationale, qui se trouvait dans Paris, exerçant le pouvoir suprême, en a assumé l'initiative, dirigé les débats, signé la conclusion. Le commandement de l'armée n'y est intervenu que lorsque toutes les conditions principales étaient irrévocablement arrêtées, et seulement pour régler quelques détails secondaires. Cette note n'a pour but que d'établir d'une manière irréfutable ce fait positif, qui n'est pas d'ailleurs contesté parle vice-président du Gouvernement de la défense nationale.

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