‹ L'arrachement complet du cuir chevelu (scalp) et de son traitement par les greffes de ThierschChapitre 29 sur 45 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

(M. le professeur Quénu. — Revue de Chirurgie, Paris,

Un enfant ayant été littéralement scalpé par un gros chien, M. le professeur Quénu n’osa réimplanter la calotte cranienne, mais il demanda à M. Ribemont-Dessaigne de le prévenir, dès la mort d'un enfant nouveau-né. Deux jours après l'accident, il put ainsi, après avoir scalpé un nouveau-né une demi-heure après sa mort, appliquer le cuir chevelu sur le crâne du blessé. Pendant quelques jours il crut à un suc-

cès ; mais les cheveux s’effritèrent et le péricrâne se momifia,

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constituant une couche protectrice, qui tomba, non sans laisser quelques flots épidermiques, qui devinrent le centre de la cicatrisation. Aujourd’hui, l'enfant a dix ou douze ans, le crâne est recouvert par une cicatrice suflisante, mais com-

plètement glabre.

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