ÉPILOGUE
irrémédiablement devenu un “has been’’ et un “played out.”
Entretemps, une nouvelle à sensation, publiée dans tous les journaux de la ville, devait pendant quelques jours remettre en circulation son nom, ses aspirations, ses ev,loits, ses succès et son effondrement. L’ami, l'associé, l'adversaire de Félix Larive, ce Guignard, homme de grands talents et de mérites reconnus,
mais dont la vie par certains côtés est
restée quelque peu bizarre, a dépouillé la toge pour revêtir le froc du capucin.
Il emporte dans sa cellule, à défaut du mérite d’avoir renoncé à de grands biens terrestres, une conscience droite, un cœur honnêtement conservé et le sentiment très-net de n’avoir jamais su pactiser avec ses devoirs. Ces dix années de vie publique, écoulées depuis sa sortie de l’université, lui ont été bien des fois cruelles. Trop souvent, après ses succès comme ses revers, quand les amis ou les comparses aux bons ffices s'étaient reti-
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rés en lui laissant des félicitations ou de consolations, trop souvent n’a-t-il p s'empêcher de constater l’inutilité de se travaux; d’avoir l'intuition du caractèr transitoire de cette vie non orientée.
S'il avait bien voulu lutter, metton comme tout autre en poursuivant l’idé assez vague de son établissement dan le monde, mais principalement parc qu'on le Jui demandait, parce qu'on l’ forçait, il lui était cependant toujour resté à l'esprit, même dans les plus fort entraînements de la mêlée, quelque chos d’indécis, d’insincère ou d’incapable, qu lui faisait accepter avec tant de placidit le succès comme l’insuccès. Que lu importait-il, après tout, une fois les ami et les aides partis, d'accepter le mé compte là où il avait si peu compté Mais s’il en était venu comme à suspecte son droit aux biens et aux honneurs de c monde, par contre, les terribles revers di son ami devaient lui servir d’épreuve e suppléer à son expérience personnelle
: BPILOGUE 249 ——— rame — En voilà un, n’est-ce pas, qui, mieux que lui, pauvre Guignard, avait eu à sa disposition tous les moyens, et qui certes n'avait jamais négligé d’en user pour arriver à ses fins. Aussi l’épouvantable fail-
jouissances et les biens que peut donner l'ambition.
Il a suffi à Larive de dépasser la mesure, de n’avoir pas su reconnaître qu'aux ambitions des hommes de même qu’au développement des flots, Dieu a marqué une limite infranchissable —huc usque ventes ; —il lui a suffi de croire en une vie qui n’est qu’une comédie, pour compromettre toute sa destinée et finir dans un dénouement trompeur,comme à la comédie.
Sur un esprit comme celui de Guignard, l’enseignement déduit de cette catastrophe et l'exemple d’un moine entretenu sur une place publique pendant
un quart d'heure, devaient avoir un effet plus prompt et aussi radical que des semaines de retraite et de méditations.
C'est que jamais sa foi vive et son sens religieux scrupuleusement conservés ne l'avaient laissé s'éloigner des consolations mystiques suppléant aux honneurs refusés de la vie. Aussi, n’eut-il à faire qu’une évolution bien simple et toute prête pour rompre des attaches aussi lâches avec le monde.
Et maintenant l’oubli absorbera le souvenir de ces deux disparus dans des circonstances et pour des causes si différentes. L’un et l’autre, après avoir brillé dans la mesure de leur éclat personnel, vont s'éteindre, comme le météore sous l’ombre du soir, en laissant à leurs concitoyens une occasion de plus de philosopher sur l’inanité du bonheur humain qui
n'est qu'un ‘“ malheur plus ou moins
‘“Aspirons, nous dira l'énelon, à la ‘véritable grandeur ; elle ne se trouve
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‘qu’en s’abaissant sur la terre. Dieu ‘“ confond le superbe dès cette vie: il ‘€ lui attire l'envie, la critique et la calom- “nie ; il lui cause mille traverses et enfin “il l’humiliera éternellement.”
14 février 1918.
La fourmi ches les . 37 dé — FAIRE SON CHEMIN :
cigale prend son vol. ............. 58 V.—Læ veau D'or EST TOUJOURS DEBOUT :
La cigale devient fourmi... 71 VI.—Av senvice DE SON PAYS :
candidature... 88 VIL.—Av service DE SON PAYS :
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VIIT.—Av SERVICE DE SON PAYS :
M. le député à son D... 121 IX.—Av service DE SON PAYS :
Monsieur le député Larive s'engage à Br 134 X.—L'oPINtoN TT 148
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