CORRESPONDANCES AVEC LES SAINTS
De l'usage d'adresser des lettres aux saints. — Antiquité de cette pratique. — Demandes de guérisons. — Sollicitations de secours. — Satisfecit délivré à saint Joseph. — Saint Joseph arrangeant les atfaires de famille ; — rétablissant la paix dans les ménages ; — favorisant, aux dépens d'une plus capable, une élève bornée. — Petitefille qui sollicite de saint Joseph des^ boutons sur la figure. — Une lettre à la Vierge, — Autre écrite avec le sang de la rédactrice. — Réponse de la Vierge en lettres d'or. — Lettre d'un adolescent à saint Joseph pour le prier de lui faire retrouver sa montre.
Ces promesses faites aux saints , ces conditions qui leur sont posées conduisent le dévot à vivre avec eux sur un pied de familiarité quelquefois singulier.
A un saint avec lequel on passe des contrats on peut bien adresser des correspondances. Le tidcle couche sur un papier sa requête au bienheureux,
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laissant â quelque céleste facteur le soin de la lui faire parvenir.
« Les personnes pieuses, animées d'un grand esprit de foi écrivent souvent, dit le père Huguet, des billets et des lettres à Marie, qu'elles déposent au pied d'une image vénérée ou qu'elles portent sur leur cœur dans une circonstance solennelle. Marie agrée ces saintes industries de la piété et exauce les vœux de ceux qui la prient avec cette touchante simplicité *. »
Il paraît que l'usage en est ancien.
« Cette pratique n'est pas nouvelle. Nous voyons dans les livres saints et dans l'histoire de l'Eglise les plus grands personnages s'en servir pour obtenir de Dieu les grâces les plus signalées *. »
Quoi qu'il en soit^ c'est par ce procédé, dont la simplicité ne constitue pas le moindre charme, que s'obtiennent encore à l'occasion des guérisons inespérées :
« Au mois de mars, je demandai par écrit à ce grand saint la guérison de trois personnes atteintes de maladies différentes et dont les médecins commençaient à désespérer. Je le suppliai instamment de les guérir pour le mois de mai. Ma demande fut exaucée et les trois malades, parfaitement rétablis, purent bientôt reprendre leurs occupations habituelles *. »