‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 42 sur 145 · Recueil des Scapulaires, p · texte numérisé non relu

Recueil des Scapulaires, p

i36 L'Arsenal de la Dévotion

Le scapulaire dont ils répandirent l'usage était de laine noire comme leur habit. Il doit sa valeur à l'efficacité reconnue de la dévotion aux douleurs de la Vierge,

« Les grâces signalées que la Sainte Vierge répand d'une main libérale sur ceux qui gardent dans leurs cœurs le fervent souvenir de ses peines, nous font connaître combien cette piété pour ses douleurs lui est agréable et chère... Jésus-Christ, lui-même, d'après sainte Brigitte, a, de sa bouche, appelé cette dévotion compendium salutis, le chemin abrégé du salut*. »

En mettant le scapulaire au cou du fidèle, le religieux servite qui le bénit demande au Seigneur qu'il fasse descendre sa grâce sur lui et le protège contre tout mal de l'esprit et du corps {et protegat illum ab omni malo mentis et eorporis). (P. 293,)

Enfin, quand les pèlerinages de Paray-le-Monial font au Sacré-Cœur un regain de succès, il ne pouvait manquer de se produire un scapulaire du Sacré- Cœur. Il s'en est même produit plusieurs. Ils sont de laine blanche. L'un d'eux, orné d'une vignette rouge, affiche des prétentions d'ancienneté :

Ce scapulaire, dit le prospectus, prit naissance en 1720, pendant la terrible peste qui désola la ville de Marseille. II fut révélé à une sainte religieuse du monastère de la Visitation établi dans cette ville « que tous ceux qui porteraient sur eux l'image du Sacré-Cœur de Jésus avec ces paroles : Arrête!... le Cœur de Jésus est avec moi, obtiendraient miséricorde. »

Page 1