‹ L'arsenal de la dévotion; notes pour servir a l'histoire des superstitionsChapitre 73 sur 145 · Id., p · texte numérisé non relu

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3. Ici encore, je dénonce saint Joseph comme un accapareur. C'était autrefois le bienheureux Thomas d'Orviéto, de l'ordre des servitcs, qu'imploraient les femmes enceintes. Voici la prière ad hoc : « Vous vous êtes toujours montré le protecteur spécial des femmes qui deviennent mères. Veuillez, ô glorieux saint, m'assister aussi en ce dangereux moment et m'ohtenirla grâce d'une heureuse délivrance... » Recueil des scapulaires^ p. 3oo.

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plus fortes, presque insupportables... Le quinzième jour ma cousine n'est point encore délivrée... Le vingtième jour arrive; la malade, dont l'état est des plus alarmants, exténuée, accablée par une souffrance continue et violente, peut respirer à peine. Elle est aux portes du tombeau...

» Une des personnes qui entouraient le lit de la malade songea au cordon bénit de saint Joseph et aux merveilles qu'il avait souvent opérées. Vite elle court le chercher. A sa vue, la figure de la malade parut changer. Quelle impression avait-elle donc éprouvée ? Nous l'ignorions alors; mais, depuis, la malade nous a dit qu'elle avait entendu une voix intérieure lui dire : « Aie confiance, ma fille; par ce cordon, tu seras heuy> reusement délivrée. »

» Son mari, tout en larmes, lui mit le cordon autour des reins, plein de confiance en saint Joseph, et n'attendant que de lui seul le salut de sa chère épouse^ Deux heures après, une délivrance des plus heureuses justifiait la confiance des assistants, du mari et de. la malade '. »

Quand j'aurai constaté encore que le cordon de saint Joseph guérit de l'ivrognerie aurai-je tout dit? J'en doute; je m'en tiendrai là toutefois:

« Par suite de discordes dans ma maison, je m'étais adonné à la boisson, et peu à peu cette habitude était devenue chez moi une forte passion, qui a duré, hélas! pendant cinq ans... Je prenais la résolution sincère de

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