‹ L'art à travers les moeursChapitre 13 sur 179 · I. Tsaie, c. m, v. i · texte numérisé non relu

I. Tsaie, c. m, v. i

Chez les Assyriens, peuple plus avancé, Fart de la parure atteint à des hauteurs vertigineuses, et qui font paraître singulièrement mesquins nos plus superbes ajustements. Il faut lire dans Hérodote ' ce qu'était le costume riche et flottant des seigneurs de ce pays, les soins excessifs qu'ils avaient de leurs cheveux, l'attention qu'ils prêtaient à leur barbe, la manière dont celle-ci était frisée, tuyautée, mirodée, parfumée et disposée par étages, l'habitude qu'ils avaient de se charger de boucles d'oreilles, d'agrafes, de bracelets, de colliers, de bagues et d'anneaux.

Les Grecs des temps héroïques n'étaient ni moins élégants, ni moins coquets, ni moins brillants. Agamemnon, pour paraître à la tête des siens, revêt une armure magnifique. « Des agrafes d'argent attachent autour de ses pieds des brodequins superbes. Son sein est recouvert de la magnifique cuirasse que Cinyas lui a donnée... dix lames serrées d'acier bruni, douze éclatantes d'or, vingt d'étain, y brillent distribuées en lignes parallèles. Làdessus trois dragons d'acier dressent leurs têtes menaçantes, et leurs corps tordus et recourbés reflètent les couleurs de l'iris. Un immense bouclier couvre le roi des rois de son orbe étincelant. Dix cercles d'airain en forment le contour; sur la surface s'élèvent vingt bossettes brillantes, et au centre Gorgone, pâle, échevelée, lance d'homicides regards et répand la terreur". »

Agamemnon n'était pas seul à posséder ce luxe d'ornements si pompeusement décrits par Homère, et dont des fouilles récentes sont venues confirmer les splendeurs. Le bouclier de Nestor était, lui aussi, formé de lames d"or% et VOdyssée ne laisse planer aucune obscurité sur l'artistique somptuosité des vêtements du sage Ulysse.

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