I. Imt»-omptu Je Versailles. — Remerciement au roi
de prodiguer l'or, l'argent, la soie, les riches dentelles pour
s'orner, prouvent assez que le luxe du costume était tout pareil
des deux côtés, et poussé dans le même sens que les autres arts.
Ces modes extravagantes durèrent autant que le faste royal
Lorsque l'astre brillant de Louis XIV commença de s'éclipser,
lorsque se levèrent les sombres jours
qui marquent la fin du règne, une
révolution se fit brusquement dans
l'habillement et notre accoutrement
moderne sortit tout entier de la
transformation. « Frac ou jaquette,
gilet et pantalon, écrit M. Quicherat,
continuèrent d'être, avec quelque
changement de forme, ce qu'il plut
en ce temps d'appeler justaucorps,
veste et culotte'. »
Dans l'armée, les mêmes modifications se produisirent presque à la même heure. Les rubans et les plumes bannis, le militaire apparut définitivement dépouillé de sa cuirasse, qui devint l'apanage et la marque distinctive de quelques régiments spéciaux. Uniformément habillé de drap, la taille serrée et le
fusil à baïonnette sur l'épaule, équipé pour se mouvoir, portant dans ses mains la mort à longue distance et sur sa personne l'empreinte de la règle et de la discipline, il offrait déjà le type du moderne combattant.
Ainsi le costume démocratique se dégageait brusquement
F 19. -m. — LE Uarqms.
D'après une ancienne gravure.