‹ L'art à travers les moeursChapitre 169 sur 179 · Voir Baudrillart, Histoire du luxe · texte numérisé non relu

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l'astrologie, et l'aérostation lance vers les deux ses premières montgolfières.

Depuis le grand mouvement qui provoqua la Renaissance, on n"a pas vu d'effervescence pareille ; et le vieux génie gaulois, fidèle à son passé, à ses instincts, à ses principes, conséquent avec lui-même, tourne, une fois encore, les yeux vers l'Antiquité pour y puiser ses exemples.

Comment s'étonner après cela que les arts et les lettres fassent un naturel retour vers les traditions grecques ou latines?

Dès 1777, spectacle surprenant pour l'époque, on voit exposées au Salon quatre statues en marbre représentant des grands hommes : celle de Sully par Mouchy, celle du chancelier de Lhospital par Gois, celle de Descartes par Pajou, celle de Fénelon par Le Comte. Si ce choix de sujets tout nouveaux suffit à révéler les tendances élevées et philosophiques du moment, « des poses plus naturelles, plus de fermeté dans le dessin, plus de simplicité dans les draperies, plus de vérité dans la tête et les mains' », indiquent, de leur côté, un retour à des modèles bien différents de ceux en honneur pendant les années précédentes.

L'architecture, nous l'avons vu, n'avait point attendu jusque-là. Mais à mesure que les années s'écoulent ses tendances s'accentuent. Bientôt elle ne sera plus qu'une aimable réminiscence des formes antiques adaptées à nos besoins, puisant dans des ornements fins et fouillés un caractère d'intimité gracieuse et de simplicité riche. Les colonnes, les pilastres, les attiques reparaissent partout dans la décoration des édifices. Les courbes tortueuses font place à l'austère ligne droite. Le cintre lui-même devient rare, et n'apparaît que là où sa présence est justifiée.

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