‹ L'art à travers les mœursChapitre 23 sur 171 · Salon de l’année lySj · texte numérisé non relu

Salon de l’année lySj

Mais elle commet elle-même une injustice flagrante en flétrissant les contemporains des génies méconnus. Ceux-ci, en effet, n'ont été coupables que de ne pas comprendre ce qui dépassait les bornes de leur intelligence.

C’est là un crime dont assurément ils ne sauraient être rendus responsables.

Pour reconstituer l’histoire de la pensée humaine, il faut tenir compte des manifestations du Sublime; mais pour refaire celle des civilisations éteintes, cela n'est pas nécessaire, car le Sublime se produit en dehors des milieux.

C’est comme un trait de feu qui s’élève dans les airs et qui n’a qu’un point de départ sans avoir de point d’arrivée. Il n’en est pas de même du Beau. Les règles, auxquelles il se trouve soumis, variant suivant les époques, on peut déterminer par l’idée que l’artiste s’est faite de la Beauté, et par la façon dont il a entendu la représenter, le degré de perfection auquel était parvenu son entendement, et en groupant un certain nombre d’œuvres de la même époque, en en constatant les caractères communs, on peut arriver, de la même façon, à déterminer le degré de civilisation du peuple et le degré de culture de la race.

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