LIVRE VI. — CHAPITRE I
le transpose. Sur un réseau d’arabesques semblable à celui du dessus de la table, se développe tantôt une rosace à douze mailles inscrite dans un cercle, tantôt un entrelacs dodécagone, autour duquel pivotent vingtquatre hexagones à côtés égaux deux à deux. Au-dessus et au-dessous de ces deux polygones, trois médaillons s’enlacent reliés à la bordure; celui du milieu plus grand que les deux autres, tressé de feuillages, les deux autres timbrés de fleurons. Entre les pieds de la table enfin, s’ouvre une arcade tréflée, portant sur chacun de ses tympans un médaillon sur champ d’arabesques. Mais la maigreur des végétations, leurs dentelures inconnues au style de l’Égypte, trahissent une origine étrangère, et bien qu’exécutée au Caire, cette table dut l’être par des ouvriers persans. Une seule raison pourrait militer en faveur d’une facture égyptienne : la polygonie jetée sur chacun des panneaux.